En voiture Simone
Merci Louis

"Carla sur le rivage" ...

mardi 1er avril 2008, à l'Astrée, au bord du soir et puis après

 

Notez, je vous prie, que j’aurais résisté longtemps avant de finalement céder sur un malheureux coup de tête hier soir dimanche, aux alentours de minuit.

Pict0018

Je ne voulais rien lire, rien du tout sur Carla, ça ne m'intéressait pas.

Seulement l'attachée de presse avait dit, Vous verrez, ne partez pas avec tant de préjugés, lisez donc au moins la scène où hébergée par Johnny H, elle croise le fantôme de Pierre B, comme c'est émouvant, vous en serez poignée.

Je préfère être émue et que ce soit poignant, seulement voilà dimanche soir,  au plus fort du blues récurrent, j'ai finalement cédé à sa vile tentation.

De Carla même après lecture, je n'ai pas d'opinion arrêtée, et j'aimerais bien n'en avoir aucune et qu'on me fiche enfin la paix au sujet de quelqu'un dont je préfèrerais ne pas me soucier.

En revanche, je suis aussitôt tombée sous le charme du style fluide et tendre de Veronica Trapez.

Je me suis empressée de chercher  par  g**gle  où elle  dédicaçait.  Je n'avais  qu'une envie, c'était la rencontrer.

Ce fut fait hier soir,  le livre à peine sorti,  et c'était à l'Astrée.

Une formidable et belle soirée.

Avec Veronica je n'ai pas trop parlé, que voulez-vous elle m'intimidait, et je ne suis pas à hauteur d'auteur. J'ai pu lui dire, cependant combien j'avais aimé son traitement sensible du sujet.

Surprise un peu d'apprendre qu'elle n'aimait pas le chou, même parfumé au hibou de girofle. Et qu'aux lecteurs de Montreuil (Seine Saint Denis) elle préférait ceux de Longjumeau (Essonne).  Enfin, chacun ses choix.

Heureuse grâce à elle de faire également connaissance d'Euken Zuzutola poète basque un peu leste si l'on en croît son traducteur du moins ce qu'il en fait en fin français, et en compagnie duquel, ce soir-là elle signait.

Un de ses fans de la première heure, plutôt que d'attendre en vain qu'elle lui accorde le temps privé d'un café (1), eut l'intelligence d'exprimer sa gratitude en lisant passionnément l'extrait dont je parlais. Il est au coeur du livre et en fait tout le charme. "Il" valant tant pour l'homme que pour le séduisant passage.

Enfin elle m'a signé son ouvrage pour moi toute seule et personne d'autre pareil, j'en demeure persuadée, et d'ailleurs voici ce qu'elle m'a confié : Pict0064

(1) Ça s'est vu récemment. Le blondinet plutôt pitoyable dont j'ai déjà parlé.

[photo : les deux auteurs, l'éditrice et les libraires de l'Astrée, hier soir au commencement]

          

   


Ceci est ma participation au nouveau sablier, amorce 9, celui du printemps vous savez

et en même temps un billet de 1er avril (vous vous en doutiez).

L'histoire de la dédicace est, vous l'aurez compris, une légère moquerie quant à une pratique en vogue sur certains blogs de qui aiment les bouquins et les écrivains, hélas souvent davantage les seconds que les premiers, partant sans doute d'un bon sentiment (regardez comme c'est beau ce qu'Il ou Elle m'a écrit)  et qui peut parfois se révéler redoutable quand s'effondre l'illusion d'unicité sous les indications précises de réactions entraînées.

Pour ma part je considère les vraies dédicaces personnelles et non standardisées comme précisément personnelles, mais je (= moi pour de vrai) suis vieux-jeu je le sais.

Commentaires