Salon du bricolage
Le chagrin des Français

Quatre énigmes

Au salon du livre, mais ailleurs aussi

1. Pour moi c'est de l'hébreux ; si un passant comprenant et compréhensif pouvait m'indiquer le sens de ce mot, qui clôt une belle dédicace écrite dans l'alphabet d'ici, je ne serais pas contre :

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2. Comment peut-on faire pour clore par deux cadenas différents une issue et que chaque propriétaire des cadenas puisse entrer et fermer ?
Eléments de réponse dans "Le cadenas du marché Yehouda" de Michaël Sebban

3. Quel film ai-je donc vu lundi soir ?

Je ne suis pas oublieuse au point d'avoir effacé le titre de ma mémoire, c'est un peu plus subtil :
il s'agissait d'une soirée de type "carte blanche à Edgar Keret" présentée par Laure Adler et avec la contribution sensible et émouvante de Keren Ann ; un film choisi par lui était à un moment projeté. Il avait élu un finalement long métrage non pas des siens mais d'un certain Goran xxx (je n'ai pas su noter son nom ni le mémoriser) d'après une des nouvelles du recueil "L'Homme sans tête" à moins qu'il ne s'agisse de "La colo de Kneller".

Le film était presque formidable à quelques lourdeurs finales près de type "On raccroche les wagons pour que les non-cinéphiles un peu patauds ne soient pas perdus".

Seulement voilà, à l'issue de la projection la soirée était finie et je n'ai pas été assez attentive au générique. Il se peut que nous l'ayons vu en avant première.

4. Pourquoi, mais pourquoi Wytejczk a-t-il disparu ?  Des amis communs croisés au salon et qui l'appréciaient pour ses qualités de coursier cultivé et d'une ponctualité hors pairs,  l'ont également perdu.  Eux aussi par son silence. Et dans l'absence absolue d'explications.  Malgré, pour certains, des propositions précises et rémunératrices de travail qu'ils avaient pour lui.

- Habite-t-il encore Paris,  se demande-t-on ?

Plus que jamais je pense qu'a dû survenir quelque chose que j'ignore. Et si je ne suis plus inquiète pour son sort physique (d'autres l'ont vu passer récemment vers la cité de La Musique), je reste soucieuse.

Et triste.

PS : pour ceux pour qui l'énoncé même de cette énigme en serait une, lire ce blog depuis ses débuts, par exemple ici, quand mon coursier polonais semi-fictif préféré (1) faisait encore partie

(1) pour les nouveaux venus je précise qu'il ne s'agit en vrai ni d'un coursier, ni d'un polonais, ni d'une seule et même personne ; il devait être mon guide amical pour des balades dans un Paris peu connu qu'on aurait découvert ensemble sur Traces et trajets. Les tempêtes de ma vie l'ont transformé en une sorte de quintessence des ami(e)s effrayés ou lassés qu'elles ont éloigné(e)s. Il a au fil du temps acquis sa vie virtuelle propre et son absence habite malgré moi mes mots ; peut-être parce que je ne suis pas capable de faire frontalement face à celle des absences réelles dont je ne parviens pas à guérir, quand j'ai déjà en fait bouclé mon deuil des autres.
Peut-être.

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