Le retour du métro
Beigbeder le Bénéfique

Refuge 1 : Folies d'Encre

Ce vendredi soir, mais tant d'autres aussi avant

billet en construction

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[photo : Folies d'Encre ce soir même]

la suite au matin

La suite ce soir si rien de surprenant ou contrariant entre temps n'advient

(parfois je me demande si je vais y arriver ...)

C'est grâce au Méliès que j'ai connu les Folies et peut-être aussi par une de mes mauvaises fréquentations (1), et qui m'avait parlé d'un libraire passionné de la proche banlieue est, mais je n'ai fait le lien que bien après qu'on se soit rencontrés. Je suis en effet du genre à qui il ne faut pas raconter de blague le vendredi sinon je risque d'éclater de rire à la messe piscine le dimanche.

C'était donc un soir de cinéma, mais pour lequel craignant de n'avoir pas de billet (quelqu'un, une réalisatrice je crois était invité et dans ce cas la salle est souvent pleine) j'étais arrivée en avance.

Il me restait donc du temps après avoir acheté mon entrée. Alors j'ai pris un des escalators qui à Croix de Chavaux permet de monter à l'intérieur du centre commercial entre le niveau du métro, quelques restos et du ciné, et celui d'autres commerces et de la rue.

En fait d'autres commerces et après un second escalier, car j'ai la foi des grands explorateurs, j'étais tombée ... sur une librairie, une comme j'aime, une vraie.

Je n'ai pas conservé le souvenir sans doute cuisant pour mes finances de cette première rencontre, en revanche celui, très précis d'une lecture du Ravel d'Echenoz accompagnée au piano par monsieur Florestan (2) un soir de fête de la musique, de Pascal Garnier que je découvrais, de Sanseverino qui dédicaçait "U" et m'avait bien fait rigoler alors que j'étais dans un jour où le chagrin m'avait prise en tenaille et me serrait à en étouffer, d'un auteur ami aussi, et de tant d'autres moments et jolies retrouvailles (3).

C'est hélas un refuge que je dois pratiquer avec modération, mes finances sont trop serrées et trop de livres dont certains rares (je me souviens en particulier d'un livre de poésies arméniennes) me font craquer ou bien rêver trop fort. Je modère donc mes passages aux soirées animées, quand vient un invité, quand les Fabulous lecteurs of Montreuil se déchaînent, quand la musique les accompagne, et qu'on nous offre une soupe bien chaude. Et toujours délicieuse.

En fait ce billet, j'aurais dû l'écrire avant, car il tient en une phrase : je connais à Montreuil une librairie où la soupe est fameuse. Passez donc y manger un soir.

   

(1) pour les passants non habitués : j'emploie quasiment toujours cette expression au second degré. Elle désigne généralement ceux qui m'ont fait tomber dans l'écriture (et avoir des tas d'ennuis qu'avec ma petite vie métro-boulot-marmots-dodo j'avais su éviter)

(2) Je m'aperçois en écrivant ce billet que j'ignore son nom complet.

(3) belle soirée que celle où en allant écouter quelqu'un dont j'aimais bien les bouquins je retrouve un de ses amis venu l'écouter et qui est également un mien copain.

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