Absence de transports
Le retour du métro

Lecture au goût bulgare

aujourd'hui, cité universitaire internationale, Paris

Pb210057

Il s'appelle Alek Popov et avant qu'une âme bienveillante ne me signale le colloque de ce jour, j'ignorais son existence même, comme celle de son travail.

Il participe donc à une journée d'étude au motif littéraire quoiqu'un peu politique (il y sera beaucoup question de la rupture avant / après, essentiellement la chute du mur de Berlin, et de quelques autres sans doute). Il est Bulgare et écrit dans cette langue (à priori).

D'autres que lui l'ont précédé qui ont lu de leur plus récent livre quelques extraits ou sont intervenus pour en parler. Il y a un bon dispositif de traduction simultanée (et de remarquables traducteurs pour ce que de la part allemande j'ai pu juger). Par choix, pour les lectures, la langue d'origine n'est pas doublée aux casques des écoutants, mais l'extrait lu par après en français.

La personne qui anime la table ronde à laquelle il prend part, juge utile de bien nous le préciser.

- Nous lirons ensuite l'extrait dans sa traduction française, mais pour commencer Alek Popov va nous en faire une lecture en Bulgare.

A son casque il a dû entendre que c'était à lui, il prend sa respiration et entame sa lecture :

"Nice to meet you [...]". (sic) (1)

Ce n'est pas très malin, je sais, mais j'en rigole encore (intérieurement)

[photo : les lieux-mêmes, extérieur jour]

(1) en même temps normal puisqu'il s'agissait d'un extrait de "Mission Londres"

 

Il est très réducteur de ne parler que de cette micro anecdote pour évoquer une journée qui ne manquait pas d'intérêts pour qui aime les livres, et m'a offert tant de délassement tonique à la cervelle. J'en ai vraiment assez d'être obligée d'être bête afin de survivre (peut-être qu'à force je le suis complètement devenue et n'ai plus qu'une illusion d'un peu d'intelligence).

Il est très injuste de ne pas parler des autres, des autres livres, de la lumière d'une journée d'encore automne, et si belle et assez douce. Il n'est pas très cohérent d'omettre une rencontre due à l'un des lecteurs d'ici, à moins qu'une esquisse de retrouvailles, un retour en voiture, une descente en vélib, des gosses qui ont oublié le foot pour jouer au rugby, du fait qu'étant une des rares personne de l'assistance sans lien professionnel avéré avec aucun des concernés, je n'étais pour une fois pas de trop, tout en m'y sentant quand même, mais en même temps pas.

Et c'est un peu dommage de n'avoir pas eu la force de raconter qu'une des traductrices aurait dû être hier soir avec nous à Tosca mais que pour cause d'absence de décors et de présence d'une fatigue lourde (8 jours de levers tôt, retours tardifs, marches, pédalages éventuels, entassements (im)probables ont bien fatigué tout franciliens (y compris intra-muréins et petite-couronniques)) elle s'était fait rembourser sa place au lieu que d'y aller.

Oui c'est dommage. Et mon silence sans doute aussi. Quand apprendrais-je à dire ? A discerner ce qui fait du bien de ce qui n'en fait guère ou peu même blesser ? N'est-il pas trop tard ?

alternate title : Le Bulgare sans peine

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