Telle une Tour Eiffel cachée
Les malheurs de Sophie

Et l'eau ferrugineuse, c'est permis ?

Parc de Bercy, aujourd'hui

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Un des avantages ou, pour tout avouer, le seul que j'ai trouvé à part de bons produits qu'on me fournit pour me soigner (1), de la disparition de  Wytejczk hors ma vie, ainsi que d'au moins un homme et une femme chabadabada (2), m'a été révélé en plein après-midi par une zélée gardienne ou policière (3) des parcs et jardins [de la ville de Paris].

En petits groupes éparpillés, nous devisions paisiblement à la fin d'un pique-nique fort bien organisé, quand en passant elle s'approcha de nous et nous enjoignit, comme l'alcool dans ce parc (sic) (4)

était interdit, de ranger ce que nous avions.

Au temps d'avant, quand je savais et me croyais aimée, il m'arrivait d'être fort caustique et saisie de répartie. A présent mes neurones tourmentés ou ramollis (5) s'ils fonctionnent encore le font en lent esprit. De l'escalier, s'entend.

Je peux donc en toute quiétude m'entendre reprocher ou remarquer les choses les plus absurdes, je reste sans répliquer. A peine un peu plus affligée qu'à l'ordinaire de ma vie de rechange, que je mène comme ça peut depuis 16 mois 3 semaines et 6 jours (6) et qui bien qu'intense et doucement entourée, n'en demeure pas moins vide, toute confiance brisée.

Je l'ai donc laissée dire, un peu surprise que désormais les pique-niques d'antan  (7) soient conçus comme dangereux et ne comprenant pas du tout pourquoi alors que nous étions entourés de jus de fruits et eaux minérales, on nous hélait de la sorte, avant d'apercevoir dans un coin un criminel quart de vin, d'autant plus mal dissimulé que qui l'avait apporté ignorait probablement son illégalité.

Mais j'ai songé très fort " Et l'eau ferrugineuse, est-ce qu'on doit la planquer ?" tandis qu'une autre personne dont je préserverais l'anonymat se demandait (8) sur le mode "Dis Tata, pourquoi tu tousses ?", si la drogue, au moins, on pouvait la garder. 

Quand je pense que parmi nous, d'inquiétants délinquants ont même osé fumer (9) !

Oserais-je à nouveau entraîner Stéphanot qui m'accompagnait, dans un tel lieu de perdition ?

 

(1) merci Fauvette, précieuse dealeuse, tu es certaine que je ne te dois rien ?

[là aussi, je vous rassure, il s'agit de chocolat (mais d'un taux de noirceur aussi fort que le désespoir qu'il est censé calmer) ]

(2) non, rien à voir en plus qu'ils ne se connaissent pas ou à peine

(3) en uniformes je suis d'une vaste nullité, et comme, moi je ne vais pas aux défilés du 14 juillet ;-) , je ne risque pas de jamais me rattraper

(4) Elle ignorait à mon avis quels étaient auparavant l'usage de ces lieux. S'ils sont encore hantés par les ombres de ceux qui y travaillaient, les paroles prononcées ont dû faire à ces dernières un affligeant effet.

(5) vingt ans d'usine, ça se paie.

(6) je n'ai toujours pas chroniqué sur Vacances et cinéma    le film au titre duquel je fais allusion, je sais.

(7) lien vers une photo de Cartier Bresson (plutôt que celle de Doisneau en bas des Champs Elysées), c'est juste pour faire plaisir à Emmanuelle qui l'adore ;-) (!)

(8) au second degré bien sûr  - précision destinée aux lecteurs non avertis -

(9) des cigarettes classiques et sur-taxées, je tiens à préciser.

[photo : in situ]

      

spéciale dédicace pour Samantdi et Kozlika. Elles savent pourquoi.

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