Les pères (Noël) (sus)pendus
Doublage dissuasif

Fumetti

Ici et ce matin

Cimg1374 Je lis ces mots ce matin

"Bon. Noël était passé"

dans le livre que j'ai en main (1).

A mon réveil je le pensais. Je me sens soudain à nouveau accompagnée. Je sais pertinemment que ça ne saurait durer.

Il me faut accomplir aujourd'hui quelques corvées pas seulement ménagères, un trajet un peu long mais nécessaire, ranger malgré l'appréhension que j'en ai, rien n'est plus douloureux que de retomber sur les traces hasardeuses (2) d'un bonheur perdu.

Je cherche courage sur l'internet. Déjà hier l'annonce d'une naissance m'avait apporté son rayon de soleil. Peut-être qu'aujourd'hui aussi, une bonne nouvelle m'attend.

Las, en cette période de fête où peu d'amis sont chez eux, ma messagerie pour une fois ne comporte que des missives impersonnelles ou purement pratiques. Je parcours distraitement la "check-list" du Monde quand je tombe sur un petit lien qui promet bien 

et, peu après, son cousin (plus guerrier mais la seconde partie est somptueuse).

Ce sont deux animations à l'idée de départ si belle pour qui pense souvent à l'âme des ordi[nateurs]. Elles ont semble-t-il été conçues par un certains Alan Becker.

Je doute fort qu'il s'agisse de celui-ci, même si les êtres humains sont fort imprévisibles et que je suis bien placée pour savoir que personne ne connaît jamais vraiment qui que se soit.

En revanche, je veux bien croire qu'il s'agisse de celui-là, auquel je prédis un grand avenir si la vie ne l'accidente pas.

Pour faire bonne mesure, j'ai complété ma vision de fumetti, par le père, l'ancêtre, celui de ma jeunesse (c'est dire s'il date) :

LA LINEA

d'Osvaldo Cavandoli.

(1) "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda. Un excellent livre de convalescence.

(2) un message imprimé juste avant de quitter la maison et glissé dans une poche, un début de réponse édité par précaution lors d'une interruption exogène mais qui conserve le texte du premier envoi et tant de choses personnelles de tout ce qu'on peut se passer et s'échanger quand on est en amitié (et qu'on fait la même taille ;-)

   

[photo : le gris et les lumières ; Clichy la Garenne, this very morning]

      

En parlant de réconfort gagné via l'internet et ceux qui le rendent vivant, merci ce soir à Matoo pour ce billet-là ; pour des raisons trop longues et personnelles à expliquer ici, il m'a fait du bien.

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