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Le salut à l'écran

         
Clichy la Garenne, mais vraiment peu importe, hier (dimanche) matin
      
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Une fois n'est pas coutume, je regardais la télévision. Une émission parlait de livres et de certains que j'aime.
   
Stéphanot avait fui dans une pièce plus sûre : en matière de programmes, sa confiance en mes goûts s'est trouvée par l'expérience extrêmement limitée. Il craint sans doute qu'une émission trop culturelle lui jette un sort et de se retrouver à son tour irrémédiablement "Intello".
Auprès de ses copains d'école, il y laisserait sans doute quelques plumes de réputation, qu'il tient très fort à préserver.
    
Cependant il réfléchit qu'à défaut de disposer du grand écran télévisuel pour assouvir ses jeux, il pourrait se rabattre sur celui de l'ordinateur que sa soeur et lui tout à côté se partagent. Il revient donc dans le salon, à l'instant même où intervient à l'image un auteur "de jeunesse" dont il connaît plutôt bien les bouquins.
    
- Oh !? Salut ! lui fait-il avec un large sourire surpris, comme si l'écrivain était réellement parmi nous et les retrouvailles un grand plaisir inattendu mais relativement fréquent.
    
Et sans attendre une hypothétique réponse, ni prendre ombrage de l'absence apparente de réaction de la personne ainsi honorée, l'enfant s'assied devant l'ordinateur, le met en fonctionnement puis se consacre avec lui à ses activités ludiques.
   
Je me prends à envier la proximité ressentie. En ces jours de peu de lumière et de faible ensoleillement, elle me ferait tant de bien.
   

Apparences trompeuses

      
En l'espace d'une minute ce matin sur mon chemin j'ai croisé
une jeune fille blonde et coquette qui déclarait d'une voix forte à l'amie qui l'accompagnait :
 
"Ah ben moi, je m'en bas les couilles !"
   
et un petit garçon aux cheveux noirs et très frisés qui arborait fièrement un sac orné d'un "Material Girl" brillant et très voyant.
      
Je me suis dit que décidément, les apparences étaient parfois trompeuses.
J'ai regretté l'absence de Stéphanot que ça aurait fait rire,
surtout pour la jeune fille.
 

Ecole et boules de neige

ce matin, pas bien loin de Paris

         

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Tant que les gosses joueront à la neige même s'il y en a si peu

Tant que les gosses joueront les uns avec les autres même sans se connaître

Tant que trois flocons à une sortie d'école leur feront oublier les repas et les écrans.

Tant qu'il y aura de la neige et des écoles et de quoi manger

Et des enfants pour apprendre et jouer

Je crois qu'on peut, un peu, espérer.

    

 

[billet écrit pour répondre à l'invitation d'Orpheus http://www.orpheusonline.com/blog/cgi/blog.cgi?article=10469

transmise par Samantdi :

http://www.samantdi.net/dotclear/index.php?2005/11/26/430-mes-raisons-d-esperer

c'est pourquoi il est différent d'à l'ordinaire, comme un mot de Noël mais un mois à l'avance]


Les lueurs de l'aube

Clichy la Garenne, samedi 26 novembre 2005, 7 heures 41
   
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Grâce à Roberto, Stéphanot, une contrainte spécifique de calendrier scolaire et Libé, je m'étais ce samedi-là levée un peu plus tôt qu'à l'ordinaire.
   
Le premier passait à la télé, le second allait à l'école en raison de la troisième alors qu'habituellement il n'y passe que 4 jours des semaines ouvrées, quant au dernier il paraissait enfin en kiosque après plusieurs jours de silence et mon soulagement n'avait d'égal que la hâte d'y lire ce qui s'était passé.
      
L'écart n'était guère que d'une demi-heure, pas davantage, j'aime tenter le matin les brèves heures où je peux croire avoir quelques forces après une courte mais profonde nuit, dégager dés que possible quelques corvées avant que la fatigue ne prenne à nouveau le dessus, et me connecter de bonne heure afin de guetter les messages au crépuscule du matin de mes quelques correspondants lointains qui à peine auparavant achevaient leur parfois longue journée. Depuis que la messagerie m'a affranchie des obligations d'horaires strictes liées au respect de leur sommeil, je suis de subissante, devenue une réjouie du décalage horaire.
      
Ce matin de novembre, mon lever anticipé m'offrit le bonheur d'un ciel de toute beauté comme on en admire parfois mais peu fréquemment en ville où d'ordinaire il se fait si discret. J'avais alors tenté d'en conserver quelques traces, failli oublier Roberto, je le confesse ici, et finalement confié à son père le soin d'accompagner Stéphanot à l'école et de quérir Libé à défaut de fleurs dont une fée avait la veille équipé notre cuisine.
      
Chez nous les fleurs, les ordinateurs, une part de musique, de lectures, de rêves et Eugène sont en effet habitants de cuisine plutôt que de salon.
      
Nous y avons une si belle vue, quand la planète le veut. 

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Arrêts aux stands

Pardon à ceux qui passent par ici de (pour ?) ce silence inhabituel, j'étais juste un peu malade, de ces affections de saisons qui quand on est malheureusement mou ont le don de vous mettre complètement à plat.

Je ne suis pas seule à n'aller pas fort bien. Un journal dont je fus longtemps lectrice occasionnelle, au gré d'articles que j'espérais y trouver (1), et dont j'étais depuis cette année devenue régulière, se trouve en crise et ces jours-ci ne paraît plus.

Pour ceux que ça pourrait intéresser je me permets de mettre le lien vers un site qui concerne et l'entreprise et ceux qui y travaillent ; les débats sont ouverts vous pouvez y participer :

http://www.libelutte.org/

à très bientôt, je voudrais bien.

(1) j'avoue que j'apprécie depuis longtemps les textes d'une personne en particulier dont j'aime la façon d'écrire et de voir les choses et de nous permettre de comprendre ce qui n'est pas toujours simple : http://gilda.typepad.com/traces_et_trajets/2005/10/visible.html

(et de quelques-uns de ses collègues également, faudrait pas croire)


Perplexité parisienne

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jeudi 17 novembre 2005, bien trop tard au matin
         
Elle y est peut-être depuis des mois et tout le monde en a déjà entendu parler,
pour ma part c'est seulement jeudi matin que, désespérant de trouver un moyen de transport jusqu'à mon lieu de travail (1)
j'ai levé les yeux à Satin Lazare sur le quai de la ligne 3 en direction de Gallieni ;
et découvert ainsi cette mystérieuse station de la ligne 14 "Olympiades".
 
         
J'hésite entre la glissade brève dans un monde parallèle, d'ailleurs la photo est un peu floue,
un micro-voyage vers le futur,
l'autre côté du miroir d'une très grande bibliothèque, ou Eugène le dragon domestique qui m'aurait fait une blague pour me consoler d'un début de journée chaotique ...
      
         
Toute explication est la bienvenue, poésie comprise.
    
(1) objet d'un billet ultérieur si ma vraie vie veut bien

Le phare au café

C'était un message amical, c'est devenu un texte ; je ne saurais pas bien expliquer.

Mais je crois désormais qu'il va bien au partage, alors j'ai finalement choisi de le publier.

Comme il ne se passe pas à Paris, en aucun cas puisque la mer y est qui par ici nous manque, et qu'il s'agit de La Rochelle, je l'ai publié  dans "Vacances et cinéma" :   

http://gilda.typepad.com/vacances_et_cinema/2005/11/le_phare_au_caf.html

(si vous avez peur de Virginia Woolf, n'y allez pas, c'est pas la peine, vous perdriez votre temps :-) )


Pourquoi Nicole a viré tante Suzanne

      
vendredi 11 novembre 2005, le soir où Roberto a changé de Clichy
       
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Le spectacle est fini et nous avons bien ri. Il s'agissait d'un one-woman show comique c'est donc très bien ainsi (1).
         
En plus que la one-woman avait un guest-starou qui est quelqu'un à qui je dois en d'autres lieux la plus belle émotion musicale de ma vie (2).
    
(Hélas aujourd'hui, il ne chantait pas).
    
A la fin de la soirée, je fais néanmoins partie du bon nombre de spectateurs qui attendent l'artiste principale là où une table est préparée.
Elle doit y autographier cartes et affiche. Nombreux sont les très jeunes et aussi les tout vieux, les périodes intermédiaires étant moins sensible à la trace signée, ou plus confiante en ses souvenirs qu'elle n'a pas le besoin de les attester.
    
J'espère juste pour ma part pouvoir la remercier. C'est quelque chose que Stéphanot m'a appris à faire quand il a entrepris courageusement de reprendre en main mon éducation jusqu'alors défectueuse : quand on est réellement heureux du travail de quelqu'un, il ne faut pas faire son timide, il faut le lui dire et sans hésitation.
   
Même s'il n'est pas là car il est un peu tard, et que le prix des places pourtant raisonnable en cumulé aurait fait trop cher [pour nous], j'obéis au conseil qu'il m'aurait donné. Je souhaite également une précision sur une date ultérieure que d'ailleurs j'obtiendrai.
      
La dame arrive, un peu épuisée mais la patience intacte, et enchaîne signatures sur cartons et sourires sur photos. Quelques uns, prévoyants, ont pris leur appareil mais la plupart s'entrephotographient auprès d'elle avec leur téléphone, je me demande comment ils feront si au même instant quelqu'un les appelle.
    
Par chance pour eux, le cas ne viendra pas. En revanche, une personne que ses vieilles amies ont hélée en Nicole, et qui s'apprête à les prendre en pose apprêtée auprès de la vedette, laisse de dépit soudain échapper un juron.
    
"Memory is full" commente-t-elle, reprenant sans conscience une bribe évocatrice d'un numéro de la soirée.
Elle lâche ensuite un lourd soupir, prélude à une grave décision :
- Attendez, je vais en effacer une !
annonce-t-elle aux poseuses d'occasion et de bonne volonté.
 
C'est ainsi que sa tante Suzanne, qu'elle avait vue dans la matinée à lors d'un hommage officiel au soldat inconnu qui fut son fiancée, et dont on avait si peu d'images car elle détestait qu'on la prenne en photo, fut effacée du téléphone où fragilement elle figurait.  
 
(1) ce n'est pas toujours le cas lors des spectacles comiques, comme l'atteste Olivier ici :
      
(2) probablement parce que je ne suis pas encore allée écouter Berlioz :

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