Sérénité saturée

(mercoledi)

J'ai été saisie par une sorte de double saturation, de travail (salarié) et d'informations (la situation en Ukraine disent les médias mainstream, singeant le mot anglais emprunté au français, mais dans l'acception anglo-saxonne). Alors j'ai fini la journée dans une absolue sérénité puisque d'être certaine malgré tous les efforts que je pourrais faire de ne pouvoir assumer la charge de travail qui se présentait, et d'être lucide sur mon absolue impuissance quant aux velléités guerrières des grands de ce monde, m'a ôté toute pression. 

N'y pouvant rien, me restait pour seule option de conserver mon calme et tant que possible ma santé.

Capture d’écran 2022-02-23 à 21.48.11   Alors je suis rentrée à Vélib au gré d'une belle balade dans Paris, des rues inhabituelles, un bout de Champs (Élysées), un moment de récréation utile puisqu'au bout du compte j'étais chez moi.

En vitesse, constate mon Fiston, auquel je relatais ma séance de la veille, petits sprints en côtes, je vaux 1/30 ème d'Ingebrigtsen (Jakob). Ce fut mon sourire dans un jour si sérieux.

 

La pandémie se calme même si dans ma TL (mais plus tellement dans ma vie) je vois passer de nouveaux cas. Des enfants, en particuliers, tombent malades et certains violemment. En revanche des profs constatent, stupéfaits, qu'iels se retrouvent à nouveau avec des classes en entiers.

Je lis grâce à Erika un bon roman historique sur la nuit du 4 août. Un tantinet trop bien troussé, et benoîtement lyrique mais c'est rafraîchissant. 


S'entraîner malgré tout

(sabato e domenica)

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Pas facile quand on n'a pas vraiment de week-end de pouvoir s'entraîner les deux jours.

D'autant plus que ma séance du jeudi soir avait été reportée pour cause de soirée à l'Attrape-Cœurs. 

Alors j'ai trouvé comme solution de rentrer du bureau samedi soir en courant, par un trajet qui voisinait les 20 km (1) en passant par l'ouest parisien.

Et de reporter la séance brève d'endurance fondamentale au dimanche. Ce qui n'était pas idéal mais la seule façon de la caser dans la semaine. 

Au bout du compte un seul jour libre mais au moins 25 km de courus sur l'ensemble du week-end, à un rythme pour moi décent (2).
Et l'impression en courant presque un semi marathon après une journée de 7h30 de travail - même s'il n'est pas physique il requiert concentration et tension -, d'avoir réalisé à mon échelle un exploit.

 

 

(1) Je me prépare à des trails d'environ 25 km
(2) Pour les coureuses et coureurs normaux, ce serait un rythme très lent.


Fascination des tutos

(venerdi)

 

 

Je m'étais promis d'utiliser cette journée de récupération du samedi précédent travaillé afin d'aller nager (il y a un entraînement possible le vendredi matin) puis de me reposer.

Le réveil fut raté, par épuisement, et au bout du compte je n'ai pas su rester sans rien faire, alors je suis allée remplacer le diable que le joueur de pétanque, impatient, avait, après des années de bons et loyaux services, dans un accès de rage de ne pas arriver à le replier ou déplier démantelé. Je me suis fait plaisir, pour une fois, d'acheter sans barguigner un modèle un peu luxueux mais pile conforme à mon usage de trimballeuse de cartons de bouquins.

Mes gestes de libraire me sont revenus en automatisme, des années des mêmes gestes ne se perdent pas si vite, c'est réconfortant. En revanche j'ai du faire un effort pour le replier, encouragée par une réponse en commentaire d'un article et que je me permets de reproduire ci-dessous parce que je sens que régulièrement je me reposerai la question.

Bonjour,

Je n’arrive pas à replier mon ts 850, bien que je fasse comme sur les vidéos

Luke B.(Auteur de l'article)

Bonjour,

Pour replier votre diable, appuyez sur le bouton vert afin d’abaisser la poignée, puis remonter d’un coup sec la barre transversale qui se situe entre les roues.

 
Je note également un point qui me sera sans doute utile quand je me (re)poserai la question de la capacité de l'appareil :
Le Wolfcraft TS 850 est un diable pliant robuste qui peut parfaitement convenir dans le cadre d’un déménagement. Par contre il est important de ne pas dépasser la charge maximale : 100 kg sur sol plat et 50 kg dans les escaliers.
 
 
Et je ris une de ces vidéos Youtube dans lesquels des êtres humains effectuent avec une aisance confondante des manipulations pour lesquelles on a soi-même peiné. Je serai capable d'en regarder pendant des heures (si je disposais d'heures libres) tant est grande ma fascination.
Celles de mécanique vélo sont particulièrement redoutables. 

Je suis revenue à pied, diable déplié, du lieu dans Paris où je l'avais acquis, constatant une fois de plus, toujours aussi espantée alors que j'en suis conscience depuis plusieurs années, d'à quel point nous avions déménagé sur place tant les environs, les proches quartiers et le nôtre ont changé. La densification est impressionnante. Le ciel s'est rétréci. 
Des installations collectives se sont améliorées. Et de vieux bâtiments ont disparu, ce qui n'est pas un mal quand ils étaient dégradés.
 
M'épate aussi le fait que durant mes jeunes années puis les années de jeunes parents, à part certains circuits habituels, nous explorions peu les environs, malgré que parfois je calais des chasses-photos et que nous aimons marcher. Je déniche encore parfois une ou deux rues jamais arpentées. Charme des grandes villes.
 
 
PS : Je ne suis pas sponsorisée pour écrire ce billet, j'ai acheté le bidule qui convenait à mon usage et qui était disponible au jour que j'avais de liberté. Et s'il est OK pour moi, il ne le sera pas forcément pour quelqu'un d'autre qui aura une autre nécessité.
 
 
 
 
 
 

Hugues et Philip, une grande amitié (imaginée)

 

    À part un vague doute en parcourant ma messagerie, un titre entrevu et compris seulement après coup, je n'ai découvert la nouvelle du décès du Prince Philip que vers la fin de Tout le sport, voire pendant la météo qui suivait, quand une annonce a été faite d'un documentaire diffusé en hommage.
C'est assez surprenant pour être noté, en 2021, ce décalage entre l'annonce à un moment dans la journée et le moment où je l'ai appris. Un délai à l'ancienne, comme du temps où l'on ne savait trop rien de ce qui se passait dans le monde avant un flash d'info à la radio ou le prochain journal télévisé, souvent celui du soir.

Sur l'élan, et parce que j'étais trop épuisée pour faire quoi que ce soit d'autre, je me suis laissée embarquer dans le documentaire, finalement pas intéressant, tant cette vie aura été traversée de près par les tournants historiques de l'Histoire récente.
Mais le sommeil est toujours le plus fort qui m'a saisie vers les 2/3 du film sans que je m'en rende compte. 
L'ordi est resté bien calé sur mes genoux.
Je me suis réveillée probablement 20 minutes plus tard, sans me rendre compte que je me réveillais - ce qui est plutôt logique puisque je n'avais pas senti le sommeil me saisir -.

Et voilà que c'était l'émission d'après, seulement je n'en savais rien. 

J'y voyais Hugues Auffray, âgé, chantant Céline avec émotion, accompagné par un pianiste bienveillant. 

Un instant j'ai vraiment cru qu'il y avait eu une amitié entre Hugues Aufray et le Prince Philip, cet homme spécialiste des sorties à l'emporte-pièce, ah la complicité prend parfois des chemins étonnants, détournés, et que Céline avait peut-être quelque chose à voir avec l'existence du Royals' Anglais.

Puis j'ai regardé l'heure et constaté qu'il y avait une fois de plus un trou dans mon tissu de temps que le sommeil avait croqué.
J'ai ri de bon cœur. 

 


C'est ma première surprise partie

(CR sportif, pour mon club à l'origine, et non relu)

Fullsizeoutput_1bd0    Le titre du billet est dû à Juke, le #JukeBoxFou de dedans ma tête, qui m'a passé cette chanson sur tout le chemin du retour. En vrai, c'était simplement ma première course connectée ; plus précisément notre puisque nous étions inscrits à deux avec Le Joueur de Pétanque, qui est aussi coureur à pied à ses heures, et bon cycliste tant qu'il ne s'agit pas de mettre des cales. Mais il refuse hélas d'apprendre vraiment à nager.

Échaudés par nos projets familiaux tombés à l'eau cette année (l'écotrail d'Oslo, dont je rêve à cause de Lucas et de ses photos d'une année passée où il l'avait couru, et le trail de La Chouffe qui est un vrai bonheur (1)), nous nous étions inscrits aux 20 km de Paris qui tentaient de sauver la mise en se la jouant connectés, ce qu'on trouvait pas bête : chacun court où il veut du moment que ça fait 20 km sans interrompre le tracker (par exemple notre montre de sport) et que ça a lieu entre deux dates précises, en l'occurrence pour cette édition entre le 8 et le 11 octobre.

Cette option nous plaisait, qui nous faisait courir moins de risques, et par ricochet à notre fille aussi. Nous estimons que nos vies quotidiennes avec la foule que nous croisons pour faire les courses et aller au travail et le risque que constitue le travail lui-même en bureaux collectifs comportent suffisamment de risques pour ne pas en rajouter en dehors de ce que nous estimons indispensable (la pétanque pour lui, les entraînements pour moi). Alors nous allons éviter les départs entassés pendant encore quelques temps.
L'inscription permettait au passage de filer quelque argent à l'Institut Pasteur, ce qui nous avait paru plutôt utile en cette période particulière.

La course connectée comporte cet avantage - inconvénient qui est que nous devons nous même trouver le lieu pour la courir. 
Des raisons pratiques (une boucle que nous connaissons bien, et sur laquelle nous pourrions nous retrouver facilement) et sentimentales (c'est le lieu où étudiants nous courions, enfin où lui et quelques camarades couraient tandis que j'essayais en vain - une boucle de 5 ou 6 km et j'étais au bout de ma vie, persuadée que la course à pied n'était pas pour moi, que je n'y arriverais jamais) et sentimentales bêtasses (c'est le lieu où nous assistâmes à un mémorable concert de Madonna le 29 août 1987) et sentimentales pas nostalgiques du tout (en septembre 1986 ce fut notre dernière balade avant le départ de monsieur en tant que coopérant au Burkina Faso, ce truc que les gars qui ne souhaitaient pas faire le troufion armé entreprenaient à la place d'un service militaire alors obligatoire ; lui flippait de ce grand inconnu vers lequel il allait, et moi contrainte de rester bosser à Paris pour cause de prêts étudiants à rembourser sans tarder, j'avais le cœur en verre fissuré) et super sentimentales (c'est aussi le lieu où j'ai ressenti le premier malaise dû aux prémisses de fabrication du Fiston, j'ignorais mon état et j'ai cru que j'étais en train de mourir d'une faiblesse cardiaque soudaine) nous ont fait choisir le Parc de Sceaux. 
Pas trop de dénivelé, non plus et moi je pouvais en empruntant le parcours sportif jouer à me faire croire que c'était un trail en fait (2).

L'enjeu était déjà de parvenir à terminer : le confinement ne nous a pas empêché de nous entraîner en course à pied mais nous a contraint aux courtes distances et de fait aux séances spécifiques. Nous n'avions pas couru plus de 14 km d'affilée depuis le Maxitrail de Bouffémont en février. 

Le premier défi était de parvenir à faire reconnaître notre outil personnel de tracking sur le site des 20 km connectés afin de pouvoir y télécharger notre course, une fois celle-ci accomplie. Pour le plaisir, je vous glisse ici le lien vers le tutoriel. Un tee-shirt Finisher aurait dû être décerné pour toute inscription réussie. En plus j'en avais deux à effectuer, jonglant entre les adresses mails et les mots de passe et Garmin qui avec une obligeance sans faille me ramenait toujours à mon compte personnel - mais non pour une fois je ne veux pas -.

Ensuite il fallait s'organiser : pas de ravito officiel, à nous de jouer. Notre équipement de trail nous a bien servi : sacs à dos léger avec boisson et gels et barres.

Le deuxième obstacle fut de trouver où garer la voiture qui nous avait permis d'aller jusqu'au parc. Notre petit parking discret sis près d'une entrée secondaire n'existait plus, sans doute depuis peu : opération immobilière avec démolition d'un immeuble bas de bureaux et construction d'un nouvel ensemble à la place de celui-ci et du parking qui le complétait.

Le troisième obstacle fut la montre du Joueur de pétanque, que j'avais pourtant réglée la veille - il courait en miles avec un programme par défaut qui s'arrêtait à chaque mile et le félicitait du mile vite galopé -, et dûment testée, se la jouait brexiteuse et refusait le système métrique, à moins que ce ne fussent des miles US et qu'elle voulût continuer à suivre le feuilleton flippant de ses élections. Bref, frozen ou peu s'en fallait. J'ai dû la réinitialiser et reparamétrer l'indispensable : cinq minutes (ou plutôt 5'16'') de perdues alors que mon propre chrono tournait que je ne n'osais interrompre sous peine de tracas ultérieur de téléchargement. 

La course elle-même ? Aucun problème. 

À peine un souci d'un peu trop de monde dans ce Parc par moment et donc être ralentis (oui, même moi je peux l'être), devoir combiner des évitements et sinon : un temps parfait, frais et ensoleillé, zéro souci physiques pour ma part, pas même une pause pipi intempestive, rien, trois petits ravitos effectués en marchant, et découvrir que c'est plus pratique comme ça que de dépendre de stations officielles, de petites accélérations de bon aloi dans les descentes, des petites foulées dans les montées, quelques instants à tenter de suivre un temps des coureurs plus rapides, quatre tours à effectuer pour le parcours que je m'étais fixée, le quatrième avec les jambes qui commençaient à protester mais vaille que vaille tranquillement continuaient. 
Ma seule halte avait été au début, afin d'enlever une veste manches longues qui s'avérait trop chaude pour passer sur mon tee-shirt un coupe vent sans manche léger, ce qui rendait l'équipement parfait pour ma petite vitesse et la petite brise qui soufflait.

Soudain, il a fallu faire gaffe à bien faire 20 km sans trop dépasser, sinon le téléchargement risquait d'être rejeté. Entre le 10ème km, auquel j'avais prêté volontairement attention, et le 17 ou 18 ème je n'avais pas vu le temps filer.

Mon co-équipier conjugal avait fini depuis un moment et qui m'attendait. Plutôt content de son temps (2h12). Le mien était comme dab un record de lenteur qui m'a un peu déçue car j'avais l'impression d'avoir mis un peu de cadence, notamment lors du 3ème tour où je m'étais sentie vraiment bien.

J'ai l'habitude de courir seule, parmi les derniers, ce qui fait que la formule "Chacun court dans son coin" ne m'a pas gênée le moins du monde. En revanche il avait trouvé difficile de courir seul, sans repère de meneur d'allure ou petit peloton constitué de gens de même niveau. 

Reste un peu étrange l'après-course : bon, voilà, c'est fait, retour maison. Personne avec qui boire un coup, personne avec qui échanger quelques impressions, pas de services particuliers (ça fait du bien quand à la fin des courses on peut bénéficier des massages de kiné, ça permet ensuite de plus vite récupérer), nous étions tous les deux et seules nos montres savaient que nous avions terminé.

Curieusement le téléchargement des courses s'est fait tout seul - via Garmin pour nous puisque nos montres en sont -, alors que je m'attendais vu la subtilité de la mise en relation, à quelques autres complications. En fait presque trop tout seul : l'impression d'avoir été pas à pas suivie.
Au classement provisoire nous étions respectivement 3305 ème et 4131 ème sur environ 5800 participants ayant téléchargé leur parcours. Je ne sais pas si la formule est satisfaisante pour les très bons, qui peuvent prétendre à un podium, un temps digne d'être homologué, un classement. 

Enfin, nous avons trouvé l'organisation vraiment top, surtout celle du jour de la course et les ravitos qui étaient parfaits ;-) . 

Si d'autres courses se présentent sous cette forme, du moins tant qu'il n'est pas tout à fait raisonnable de faire autrement, nous y repiquerons volontiers.  

 

(1) Quelque chose en moi est persuadé que les Ardennes Belges sont mon pas plat pays
(2) Je cours beaucoup plus loin et longtemps sans trop de problèmes en trail qu'en ville ; effet dopant des sentiers forestiers ? 

 


Cahier du jour, déconfinement jour 37 : avec ma sœur à Carteret

Déconfinement officiel 1 jour 64

Ça devient désormais su que l'épidémie repart, une pétition (que je ne suis pas parvenue à signer pour une stupide question de AdBlock) circule demandant que le masque soit rendu obligatoire en lieux collectifs clos. Des unités "Covid" rouvrent dans certains hôpitaux - notamment à Marseille (source : quelqu'un qui y bosse) -. 

Monday morning run de 12 km vers Lessay. Sur le moment je me sens super bien, j'ai un temps de me dire Finalement nos petits entraînements du confinement auront porté leurs fruits, nous n'avons pas trop perdu. Et puis voilà qu'ensuite après le retour, 
une petite série abdos - squats - pompes (30 - 20 - 12) comme au bon vieux temps du confinement, la douche et petit-déjeuner avec une délicieux croissant de la pâtisserie, j'ai dû aller me reposer avec des moments de sommeil alors que j'attendais la venue de ma sœur tout en regardant des documentaires de la série Understanding Lennon / McCartney sur youtube. 

belle après-midi en sa compagnie : thé et brioche puis tour au cimetière tandis que JF s'arrêtait au club de pétanque, puis elle et moi à Carteret puis aux box pour récupérer son vélo (à elle, le rouge). Nous sommes restées un moment, calmes, sur l'un des bancs de la corniche, au point qu'un passant avec sa petite famille, nous a salué en mode léger "Elles sont pas bien, là, les p'tites dames ?" (c'était vraiment de la gentillesse, de partager qu'on allait tous bien).
petit dîner impromptu en sa compagnie, JF étant rentré avant nous (Réo et plat traiteur partagé)
encore une douche, par précaution (croisé beaucoup de monde à Carteret)
soirée relax (quand même tenté d'écrire les petites blogueries du quotidien comme ici)
 
 
Capture d’écran 2020-07-13 à 22.05.50
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PS : Aucune des quatres vaches actuelles n'était parmi les six du confinement. J'ai regardé leur numéro d'écrou.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
13 213 674 cas (dont : 574 707 morts (138 165 morts aux USA) et 7 682 597 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 27 : Macallan's day

Déconfinement officiel 1 jour 54

Clichy, Montrouge

Partir au boulot en RER, bosser toute la journée (avec l'un de mes collègues qui explique particulièrement bien ; ce fut un plaisir).
un déjeuner en pizzeria entre collègues. Je redécouvre une activité qui peut être fort plaisante (c'est ici le cas) et que ma vie de libraire avait quasiment fait disparaître puisque souvent nous nous relayons en boutique ce qui implique un déjeuner seule et en coup de vent. Je remarque que les doggie bags vont désormais de soi. Ce qui m'arrange fort : je ne suis plus capable de manger une pizza en entier.
RER B (à Gentilly, parce que finalement c'est plus agréable comme marche et pas tant plus loin) puis RER D pour aller à Créteil déguster des whiskies dont un Macallan 18 ans distillé en 1984 (1). Covid-19 oblige et notre vieillissement, sans renouvellement des générations : nous sommes beaucoup moins qu'autrefois. 

La conversation, en dehors de ce que nous dégustons, vole sur le confinement que dans l'ensemble nous avons apprécié, y compris un jeune couple avec enfants petits qui est à notre table et a été malade (du moins les adultes), sans certitude absolue puisqu'il n'y avait en France que peu de cas testés, mais ça y ressemblait fort. Elle dit du bien de la façon humaine et intelligente dont la crise dans l'entreprise où elle travaille, a été prise en compte. Un détail plus tard, je me retrouve émue et pourvue d'une forme d'étrange fierté par procuration.
Un des plus jeune vient d'être papa pour la seconde fois : une petite Agathe d'un mois et demi. Malgré qu'elle est née pendant l'épidémie, il a pu être présent lors de l'accouchement et ils n'ont pas trop soufferts de complications dues à l'épidémie.

Retour en voiture avec Marie-Hélène et une personne du Clan : nous avons pas mal discuté des vélos et leur place grandissante et des difficultés pour les automobilistes désormais et voilà : j'ai beau faire partie du mouvement qui voudrait que seules les circulations douces aient leur place dans la très grande ville, je dois reconnaître que je suis bien contente d'avoir une amie automobiliste pour me permettre de rentrer en fin de soirée. C'est le problème général avec l'écologie : nous sommes nombreuses à vouloir tenter de sauver ce qui peut l'être mais dans le cadre de la vie quotidienne bon nombre de nos actions sont néfastes pour l'environnement. 

Quelques petites écritures vite avant d'aller dormir. Je voulais envoyer un message précis à une amie mais tombe tant de sommeil que je me contente d'un mot pour lui dire que je lui enverrai un message.

 

(1) tandis qu'un Macallan 12 ans d'âge était offert par ses collègues à l'un des colocs du fiston. 
Non, ce touite n'est pas sponsorisé. 

 

 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
11 170 010 cas (dont : 528 228 morts (132 043 morts aux USA) et 6 232 789 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 20 : des retrouvailles minutées et de longs trajets en transports [en commun]

Déconfinement officiel 1 jour 47

Tout de suite moins à dire lorsqu'une journée de boulot n'est pas encadrée par deux moment de #Vélotaf. La météo prévue (par Météo France) pour le soir indiquait pluie d'orages, vents et peut-être grêle. Alors par précautions je suis partie au boulot en transport, dans l'idée d'une tentative RER C + RER B (mais ce dernier ne fonctionnait pas - rétrospectivement j'ai compris tous les bus de la veille vers Laplace et l'ambiance "incident" -) alors Ligne 4. Grâce à mon quart d'heure de précaution, je ne suis pas arrivée en retard. Il faut dire aussi que j'ai attrapé le RER C Porte de Clichy au sprint quasiment depuis la maison.
Journée de taf très intense pour tout le service. Mon travail en cours pour une librairie précise s'est donc retrouvé mis de côté et je suis restée auprès d'un collègue qui travaillait sur des préparations d'inventaires. 
Comme il était particulièrement pédagogue c'était intéressant malgré le côté répétitif des manipulations. 
J'ai pris mon premier ticket, pendant la pause déjeuner des autres, en faisant office de standardiste.

Le midi, moment sympathique de déjeuner (et retrouvailles) entre ami·e·s. Un bref pique-nique au square du coin. J'étais très minutée mais c'était infiniment mieux que rien. D'autant plus que leur vacances se rapprochant, c'était un peu se voir à présent ou possiblement dans vraiment longtemps. 
Une dame venue s'asseoir sur le banc où j'étais nous a demandé si nous travaillions aux Impôts (bâtiment voisin). 

Je suis restée aussi tard que mon "professeur" d'un jour. Ça me semblait aller de soi.
L'orage qui avait menacé n'avait pas vraiment eu lieu, j'ai pu effectuer un retour à pied + ligne 13 en toute tranquillité. J'ai revu l'immeuble dans lequel nous avions visité un appartement si étrange (et non sans beauté) en 1991.

Une soirée trop courte tandis qu'Ad fêtait avec son ami la thèse passée de ce dernier.

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Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
9 877 547 cas (dont : 495 430 morts (127 361 morts aux USA) et 5 318 111 guéris

 

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Chroniques du déconfinement jour 13 : des retrouvailles qui m'ont fait plaisir

Déconfinement officiel 1 jour 40

 

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Vélotaf avec le VTT jaune, dont la remise en état me déçoit un brin, mais qui a cessé d'avoir la roue arrière avec du jeu. Je le confierais hors période de rush à un atelier ami, lequel n'a pas de place en ce moment.

Je m'accorde enfin la rue de Rivoli offerte aux vélos. Ça fait rêver, on aimerait toute la ville ainsi et les véhicules à moteurs uniquement lorsqu'ils sont indispensables. 

Le hic c'est qu'ensuite le parcours le plus direct n'est vraiment pas vélo-friendly : remonter Saint-Michel en jouant avec les bus au chat et à la souris ; passer par plusieurs carrefours bien costauds, où la piste cyclable s'efface ou bien prend un tour si bizarre et impraticable qu'il semble plus sage de rester parmi les voitures. 

Il faudra que je trouve une suite possible à ce bout merveilleux.

Retour par le Bois de Boulogne, en affinant. L'idée est de trouver un itinéraire qui survivra aux premières nuits longues. Les petits chemins marrants à faire à la saison ne le seront à la rentrée plus guère.

Chouette journée de boulot en formation auprès de mon collègue Romain. J'aime bien la partie "sites" et ai assisté à une réunion fort intéressante en terme d'étape nécessaire pour transformer les demande de clients en points de développements concrets. J'ai beaucoup appris.

Le déjeuner collectif du midi a été pour moi l'occasion de retrouver quelqu'un avec qui j'avais taffé en tant que libraire volante et même si nous n'avons rien pu nous dire de personnel, j'étais si heureuse de la retrouver ainsi, et en plus heureuse dans son nouveau poste et avec un employeur hyper respectueux, payant les heures supplémentaires, accordant d'emblée toutes les absences nécessaires pour un deuil, bref, le rêve (1).

Toujours aussi étrange pour moi de sortir du taf en me sentant physiquement si légère. J'avais vraiment intégré le mal de jambes, genoux douloureux de fin de journée comme un état normal. Là, je suis super heureuse de retrouver mon biclou pour ENFIN bouger un peu.

Notre fille sortait mais n'est pas rentrée si tard même si elle ne s'est pas attardée. Nous étions donc les deux petits vieux - en pratique, rentrant chacun vers 20h30 nous avons dîné en même temps puis vaqué chacun à notre "restant à faire" de la semaine, moi l'écriture, les messages à répondre ..., lui ses obligations de président de club sportif. Et soudain il est fort tard.

Mini LT des infos italiennes. L'épidémie avait la veille connu une remontée mais est à nouveau à la baisse (ouf !). Et l'événement du jour ne concernait pas le #Covid_19 mais Alex Zanardi, un ancien champion de sport automobile reconverti en handisport après un accident qui avait failli lui coûter la vie en 2001 et qui venait, alors qu'il participait en handibike à un événement sportif, d'avoir eu un grave accident de la circulation.  

 

(1) C'était pour moi le cas au Connétable ; mais c'était moi qui ne voulait pas m'absenter sachant que si je ne venais pas c'était Leslie qui devait s'y coller. Alors je mettais un point d'honneur à m'absenter le moins possible. Dans la librairie dont je parle ils sont trois à l'effectif, si j'ai bien compris, donc si une personne a un lourd souci familial le boulot se répartit sur deux. 

Lien vers le site de la santé publique en France 
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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
8 746 703 cas (dont : 461 778 morts (121 402 morts aux USA) et 4 619 651 guéris)

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