Cahier du jour, déconfinement jour 37 : avec ma sœur à Carteret

Déconfinement officiel 1 jour 64

Ça devient désormais su que l'épidémie repart, une pétition (que je ne suis pas parvenue à signer pour une stupide question de AdBlock) circule demandant que le masque soit rendu obligatoire en lieux collectifs clos. Des unités "Covid" rouvrent dans certains hôpitaux - notamment à Marseille (source : quelqu'un qui y bosse) -. 

Monday morning run de 12 km vers Lessay. Sur le moment je me sens super bien, j'ai un temps de me dire Finalement nos petits entraînements du confinement auront porté leurs fruits, nous n'avons pas trop perdu. Et puis voilà qu'ensuite après le retour, 
une petite série abdos - squats - pompes (30 - 20 - 12) comme au bon vieux temps du confinement, la douche et petit-déjeuner avec une délicieux croissant de la pâtisserie, j'ai dû aller me reposer avec des moments de sommeil alors que j'attendais la venue de ma sœur tout en regardant des documentaires de la série Understanding Lennon / McCartney sur youtube. 

belle après-midi en sa compagnie : thé et brioche puis tour au cimetière tandis que JF s'arrêtait au club de pétanque, puis elle et moi à Carteret puis aux box pour récupérer son vélo (à elle, le rouge). Nous sommes restées un moment, calmes, sur l'un des bancs de la corniche, au point qu'un passant avec sa petite famille, nous a salué en mode léger "Elles sont pas bien, là, les p'tites dames ?" (c'était vraiment de la gentillesse, de partager qu'on allait tous bien).
petit dîner impromptu en sa compagnie, JF étant rentré avant nous (Réo et plat traiteur partagé)
encore une douche, par précaution (croisé beaucoup de monde à Carteret)
soirée relax (quand même tenté d'écrire les petites blogueries du quotidien comme ici)
 
 
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PS : Aucune des quatres vaches actuelles n'était parmi les six du confinement. J'ai regardé leur numéro d'écrou.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
13 213 674 cas (dont : 574 707 morts (138 165 morts aux USA) et 7 682 597 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 27 : Macallan's day

Déconfinement officiel 1 jour 54

Clichy, Montrouge

Partir au boulot en RER, bosser toute la journée (avec l'un de mes collègues qui explique particulièrement bien ; ce fut un plaisir).
un déjeuner en pizzeria entre collègues. Je redécouvre une activité qui peut être fort plaisante (c'est ici le cas) et que ma vie de libraire avait quasiment fait disparaître puisque souvent nous nous relayons en boutique ce qui implique un déjeuner seule et en coup de vent. Je remarque que les doggie bags vont désormais de soi. Ce qui m'arrange fort : je ne suis plus capable de manger une pizza en entier.
RER B (à Gentilly, parce que finalement c'est plus agréable comme marche et pas tant plus loin) puis RER D pour aller à Créteil déguster des whiskies dont un Macallan 18 ans distillé en 1984 (1). Covid-19 oblige et notre vieillissement, sans renouvellement des générations : nous sommes beaucoup moins qu'autrefois. 

La conversation, en dehors de ce que nous dégustons, vole sur le confinement que dans l'ensemble nous avons apprécié, y compris un jeune couple avec enfants petits qui est à notre table et a été malade (du moins les adultes), sans certitude absolue puisqu'il n'y avait en France que peu de cas testés, mais ça y ressemblait fort. Elle dit du bien de la façon humaine et intelligente dont la crise dans l'entreprise où elle travaille, a été prise en compte. Un détail plus tard, je me retrouve émue et pourvue d'une forme d'étrange fierté par procuration.
Un des plus jeune vient d'être papa pour la seconde fois : une petite Agathe d'un mois et demi. Malgré qu'elle est née pendant l'épidémie, il a pu être présent lors de l'accouchement et ils n'ont pas trop soufferts de complications dues à l'épidémie.

Retour en voiture avec Marie-Hélène et une personne du Clan : nous avons pas mal discuté des vélos et leur place grandissante et des difficultés pour les automobilistes désormais et voilà : j'ai beau faire partie du mouvement qui voudrait que seules les circulations douces aient leur place dans la très grande ville, je dois reconnaître que je suis bien contente d'avoir une amie automobiliste pour me permettre de rentrer en fin de soirée. C'est le problème général avec l'écologie : nous sommes nombreuses à vouloir tenter de sauver ce qui peut l'être mais dans le cadre de la vie quotidienne bon nombre de nos actions sont néfastes pour l'environnement. 

Quelques petites écritures vite avant d'aller dormir. Je voulais envoyer un message précis à une amie mais tombe tant de sommeil que je me contente d'un mot pour lui dire que je lui enverrai un message.

 

(1) tandis qu'un Macallan 12 ans d'âge était offert par ses collègues à l'un des colocs du fiston. 
Non, ce touite n'est pas sponsorisé. 

 

 

 

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
11 170 010 cas (dont : 528 228 morts (132 043 morts aux USA) et 6 232 789 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 20 : des retrouvailles minutées et de longs trajets en transports [en commun]

Déconfinement officiel 1 jour 47

Tout de suite moins à dire lorsqu'une journée de boulot n'est pas encadrée par deux moment de #Vélotaf. La météo prévue (par Météo France) pour le soir indiquait pluie d'orages, vents et peut-être grêle. Alors par précautions je suis partie au boulot en transport, dans l'idée d'une tentative RER C + RER B (mais ce dernier ne fonctionnait pas - rétrospectivement j'ai compris tous les bus de la veille vers Laplace et l'ambiance "incident" -) alors Ligne 4. Grâce à mon quart d'heure de précaution, je ne suis pas arrivée en retard. Il faut dire aussi que j'ai attrapé le RER C Porte de Clichy au sprint quasiment depuis la maison.
Journée de taf très intense pour tout le service. Mon travail en cours pour une librairie précise s'est donc retrouvé mis de côté et je suis restée auprès d'un collègue qui travaillait sur des préparations d'inventaires. 
Comme il était particulièrement pédagogue c'était intéressant malgré le côté répétitif des manipulations. 
J'ai pris mon premier ticket, pendant la pause déjeuner des autres, en faisant office de standardiste.

Le midi, moment sympathique de déjeuner (et retrouvailles) entre ami·e·s. Un bref pique-nique au square du coin. J'étais très minutée mais c'était infiniment mieux que rien. D'autant plus que leur vacances se rapprochant, c'était un peu se voir à présent ou possiblement dans vraiment longtemps. 
Une dame venue s'asseoir sur le banc où j'étais nous a demandé si nous travaillions aux Impôts (bâtiment voisin). 

Je suis restée aussi tard que mon "professeur" d'un jour. Ça me semblait aller de soi.
L'orage qui avait menacé n'avait pas vraiment eu lieu, j'ai pu effectuer un retour à pied + ligne 13 en toute tranquillité. J'ai revu l'immeuble dans lequel nous avions visité un appartement si étrange (et non sans beauté) en 1991.

Une soirée trop courte tandis qu'Ad fêtait avec son ami la thèse passée de ce dernier.

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9 877 547 cas (dont : 495 430 morts (127 361 morts aux USA) et 5 318 111 guéris

 

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Chroniques du déconfinement jour 13 : des retrouvailles qui m'ont fait plaisir

Déconfinement officiel 1 jour 40

 

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Vélotaf avec le VTT jaune, dont la remise en état me déçoit un brin, mais qui a cessé d'avoir la roue arrière avec du jeu. Je le confierais hors période de rush à un atelier ami, lequel n'a pas de place en ce moment.

Je m'accorde enfin la rue de Rivoli offerte aux vélos. Ça fait rêver, on aimerait toute la ville ainsi et les véhicules à moteurs uniquement lorsqu'ils sont indispensables. 

Le hic c'est qu'ensuite le parcours le plus direct n'est vraiment pas vélo-friendly : remonter Saint-Michel en jouant avec les bus au chat et à la souris ; passer par plusieurs carrefours bien costauds, où la piste cyclable s'efface ou bien prend un tour si bizarre et impraticable qu'il semble plus sage de rester parmi les voitures. 

Il faudra que je trouve une suite possible à ce bout merveilleux.

Retour par le Bois de Boulogne, en affinant. L'idée est de trouver un itinéraire qui survivra aux premières nuits longues. Les petits chemins marrants à faire à la saison ne le seront à la rentrée plus guère.

Chouette journée de boulot en formation auprès de mon collègue Romain. J'aime bien la partie "sites" et ai assisté à une réunion fort intéressante en terme d'étape nécessaire pour transformer les demande de clients en points de développements concrets. J'ai beaucoup appris.

Le déjeuner collectif du midi a été pour moi l'occasion de retrouver quelqu'un avec qui j'avais taffé en tant que libraire volante et même si nous n'avons rien pu nous dire de personnel, j'étais si heureuse de la retrouver ainsi, et en plus heureuse dans son nouveau poste et avec un employeur hyper respectueux, payant les heures supplémentaires, accordant d'emblée toutes les absences nécessaires pour un deuil, bref, le rêve (1).

Toujours aussi étrange pour moi de sortir du taf en me sentant physiquement si légère. J'avais vraiment intégré le mal de jambes, genoux douloureux de fin de journée comme un état normal. Là, je suis super heureuse de retrouver mon biclou pour ENFIN bouger un peu.

Notre fille sortait mais n'est pas rentrée si tard même si elle ne s'est pas attardée. Nous étions donc les deux petits vieux - en pratique, rentrant chacun vers 20h30 nous avons dîné en même temps puis vaqué chacun à notre "restant à faire" de la semaine, moi l'écriture, les messages à répondre ..., lui ses obligations de président de club sportif. Et soudain il est fort tard.

Mini LT des infos italiennes. L'épidémie avait la veille connu une remontée mais est à nouveau à la baisse (ouf !). Et l'événement du jour ne concernait pas le #Covid_19 mais Alex Zanardi, un ancien champion de sport automobile reconverti en handisport après un accident qui avait failli lui coûter la vie en 2001 et qui venait, alors qu'il participait en handibike à un événement sportif, d'avoir eu un grave accident de la circulation.  

 

(1) C'était pour moi le cas au Connétable ; mais c'était moi qui ne voulait pas m'absenter sachant que si je ne venais pas c'était Leslie qui devait s'y coller. Alors je mettais un point d'honneur à m'absenter le moins possible. Dans la librairie dont je parle ils sont trois à l'effectif, si j'ai bien compris, donc si une personne a un lourd souci familial le boulot se répartit sur deux. 

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8 746 703 cas (dont : 461 778 morts (121 402 morts aux USA) et 4 619 651 guéris)

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Chroniques du confinement jour 75 : Enfin des rideaux à la fenêtre du bas !

Déconfinement officiel 1 jour 20

 

 Pour démarrer la journée un rêve bien curieux avec une histoire de boîtes à lettres postales et qui s'ouvraient des deux côtés,
JF est allé chercher des croissants de la pâtisserie et plus tard chez le coiffeur, masqué.
Après les abdos - squats - pompes j'ai donc pris un petit-déjeuner avec le bon croissant.

Ensuite, grande journée de bricolage : fenêtre arrière de l'étage peinture intérieure et mise en place de la tringle à rideaux du rez-de-chaussé devant, JF ayant insisté pour effectuer le perçage - ce qui a rendu les choses pour moi moins dures musculairement pour moi, mais peut-être plus compliquées -.
Avec vers 13h15 une pause pour déjeuner à base de plat traiteur qu'il était allé chercher le matin même.
J'ai pris le temps d'écrire un peu tandis qu'il faisait la poussière après le gros du boulot effectué. S'il ne tenait qu'à moi, je ne ferai le ménage qu'une fois toutes les activités salissantes achevées, seulement il y tient et je tiens à ne surtout pas décourager les bonnes volontés ménagères, d'où qu'elles viennent.

Je n'ai pas le courage de tout détailler, la journée a été si intense. La liste des menus travaux est donc ci-dessous, en photos.


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Le mur de devant est en ceci (vu au niveau du regard pour l'accès au robinet d'eau). L'homme dit, ce n'est pas du parpaing c'est beaucoup moins creux. On ne dirait cependant pas de la pierre.

Je suis déçue du résultat final de la fenêtre. D'autant plus qu'une des vitres est légèrement fendillée, je n'ai pas su à la suite de quelle étape. 
Il restera à bien nettoyer. 

Bon, au moins l'extérieur de la fenêtre est désormais protégé des intempéries. 

La planchette blanche était pour recréer une sorte de faux plafond du regard de l'arrivée d'eau. Je l'ai sciée à la bonne taille. Et peinte.
Le tabouret a servi de cobaye pour l'utilisation du baume des antiquaires. C'est top ! (du moins sur ce bois-là, dont j'ignore la nature). 
Comme il me restait du blanc, j'ai repeint l'encadrement de la porte de la cuisine. 

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La balade à pied de la soirée nous a ramenés vers où nous avions vu des chevaux et un peu plus loin (vers la route de contournement) il y en avait encore d'autres et d'autres champs. 

Ce qui était joli c'est qu'ils sont venus au devant de nous, espérant certes sans doute quelque nourriture mais très demandeurs de contacts et de voix. Effets du confinement qui leur ont rendu les humains plus rares ? 
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J'ai fait un bref LT des infos italiennes, mais ce n'est plus aussi indispensable qu'auparavant : l'épidémie décroît sans partir et avec l'actualité dure aux USA (des émeutes donc, à la suite de l'étouffement d'un homme par un policier lors de son arrestation pour un délit mineur), les TG italiens deviennent moins porteurs d'une particularité nationale. Restait les batailles État - régions au sujet des modalités du déconfinement en cours, le premier voulant au 2 juin redonner l'entière liberté de circulation au sein du pays, et celles des secondes qui n'ont plus ni morts ni nouveaux cas, n'ayant envie d'accueillir personne avec le risque de relance épidémique que cela peut comporter.

La fusée Space X a réussi son décollage avec à bord deux astronautes dont les combinaisons rappellent celles des vieilles séries de SF. Je ne parvenais pas à m'intéresser vraiment, alors qu'à l'ordinaire, depuis les premiers pas sur la lune, je suis friande de ce type d'exploits, du moins au moins la part enfantine qui est toujours en moi. Et puis un touite de Padawan m'a fait piger pourquoi (en mettant les mots sur ce que sans avoir toutes les billes je présentais). Capture d’écran 2020-05-31 à 01.01.36

Je me suis en revanche fait grand plaisir en observant à nouveau le passage de l'ISS. Cette station me fait rêver, avec ses équipages internationaux, et ce que, grâce à Thomas Pesquet, je sais de leur boulot.

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

6 115 280 cas (dont : 369 567 morts (dont 105 514 morts aux USA) et 2 712 818 guéris) 


Chroniques du confinement jour 74 : peinture, principalement

Déconfinement officiel 1 jour 19

 

C'était une journée sans sport mais cependant abdos - squats - pompes, tout le travail sur la fenêtre arrière du premier étage, qui était passablement physique, et puis au soir la petite balade vespérale post-prandiale qui est devenue une belle grande boucle jusqu'à Saint-Symphorien et retour par la voie verte (4 km, je dirais). À part un truc très déplacé qu'a dit JF alors que je prenais une photo d'un volet (pour avoir un exemple pour quand j'aurais les moyens des travaux), ce fut une belle promenade sous un ciel de crépuscule bleu sans nuages comme ils sont rarement.

Un temps si radieux que celui des deux derniers mois est globalement affolant. 

 
Après le petit-déjeuner et le scroll des infos vite fait, nous sommes allés, en voiture, avec JF au magasin de bricolage (manquait un ustensile pour les joints, et deux ou trois petits trucs). Il m'a déposé devant chez le bijoutier où j'ai pu récupérer les deux bracelets que j'y avais laissés en février à réparer, c'était joyeux, j'ai fait une course au passage et puis je suis rentrée rapidement 
m'attaquer au retravail des joints de la fenêtre arrière du premier étage - dûment munie du nouvel outil - puis la deuxième couche de peinture sur son extérieur et sur le chambranle. 
Déjeuner, suite de la peinture, sieste tardive (vers 16h) avec un peu de lecture ("The Beatles Tune In") et quelques peu de petites écritures, l'après-midi, comme dab a filé en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.
L'Homme jouait les Drama Queen pour le remplacement du pare-brise, ce que si j'avais été en charge de la question aurait été résolu depuis bientôt un an et sans peser sur mon conjoint, ni lui faire des reproches (?!). Je l'ai laissé prendre sa décision tout seul, selon le principe de capitulation qu'au moins quoiqu'il advienne il ne pourra s'en prendre qu'à lui même. J'avais un peu oublié à quelle catastrophe cette attitude démissionnaire nous avait conduit dans l'affaire de la fuite d'eau invisible il y a quelques années. Il faut convenir que devoir se battre sans arrêt, négocier, discutailler, pour tout, est une perte immense de temps et d'énergie. Et puis c'est comme pour les adolescents, à un moment donné il faut bien qu'ils fassent leurs propres bêtises. Trop contenus, ils finissent par en faire de bien pires.

Je devais une réponse à Kozlika pour un blog sur la vie de libraire, que j'avais un temps envisagé de tenir et que Franck et elle m'avaient à l'époque proposé d'héberger. Puis j'avais commencé le boulot à Montmorency et les trajets + les heures de travail et le travail certains week-ends joints à mes débuts comme triathlète avaient engloutis le projet, que la maladie puis le décès de ma mère avaient achevé d'achever. J'ai sauvegardé et libéré la place.

JF travaillait au logiciel qu'il a fini par apprendre lors de la formation suivie à distance il y a déjà plus d'une ou deux semaines. 
Notre fille semblait heureuse, elle aura su tirer parti du confinement pour sa santé et pour devenir autonome. Apparemment quand nous rentrerons en Île de France nous ne manquerons pas de masques. 

Nous avons suivi la séance Tabata du mardi 24 mars. Curieusement certaines musiques y étaient mais pas toutes. J'ai donc remplacé par des musiques trouvée ailleurs. 

Dans la journée, un coup de fil reçu concernant un projet personnel, que l'épidémie aura mis en stand-by. Je sens que comme à son ordinaire, l'Homme va tout faire pour que les choses échouent. Freiner est sa spécialité. Cela dit, sa façon d'être dissuasif de façon usante sur le projet de reprise de librairie que j'avais l'an passé, compte tenu de l'épidémie de cette année, m'aura, nous aura, au bout du compte sauvé la mise. Le confinement aurait alors tourné à la catastrophe financière. 

Capture d’écran 2020-05-30 à 00.43.44    Aux USA, des émeutes après l'assassinat de George Floyd à Minneapolis, ce qui était prévisible. Barack Obama a dû faire une déclaration pour tenter d'apaiser les choses étant donné que dans un premier temps l'Agent Orange n'a fait que jeter de l'huile sur le feu - puis il est revenu un peu plus dans les clous d'un rôle présidentiel, appelant la famille de la victime, ce genre de chose mais bien tard -. Une équipe de CNN qui faisait son boulot de faire un direct sur un lieu d'émeutes a été arrêtée. Si même aux États-Unis la liberté d'informer est remise en question, le monde est encore plus bien mal barré qu'on pouvait déjà le croire. Finalement le serial killer en uniforme a été arrêté et inculpé. Mais pour homicide involontaire ce qui au vu d'une video au moins est assez discutable. Sa victime dit clairement I can't breathe. Et le policier poursuit l'étouffement.
J'ai lu qu'au départ la victime était soupçonnée d'avoir tenté de refourguer dans un commerce un faux billet de 20 $. Si tel est bien le cas, c'est encore plus révoltant. Il ne s'agissait pas d'un dangereux braqueur armé qu'il fallait mettre hors d'état de nuire - et quand bien même, d'ailleurs -.

Le LT des infos de Rai News 24 était troublant à faire : il y avait comme une succession de bonnes nouvelles : on ré-ouvre, ça reprend, des réservations affluent (tourisme) ... Bien sûr il y avait de l'actualité internationale effrayante et sombre (Hong-Kong, USA ...) seulement c'était déjà beaucoup d'allégresse pour des infos. 
Je plains les personnes malades d'en ce moment et celles qui ont perdu un proche. L'ambiance générale n'est plus du tout à tenir compte de leur peine et leurs difficultés. Tout le monde souhaite gaudere, se réjouir, aller vers la liesse.

Doux billet chez Prof en scène même s'il ne masque pas de sévères difficultés organisationnelles. 

Grâce à Abie, j'ai appris qu'une grotte avait été (il y a un moment déjà) découverte avec des empreintes de dinosaures au plafond (j'adore ce type d'infos instructives et insolites)

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5 993 268 cas (dont : 365 394 morts (dont 104 374 morts aux USA) et 2 636 574 guéris) 


Chroniques du confinement jour 73 : "Barrière 7", peinture et négociations - mort de Guy Bedos

Déconfinement officiel 1 jour 18

                                                                                                            

Fullsizeoutput_1b26Alors ce matin c'était "barrière 7", qui finalement fut : les barrières de côté à hauteur de la rivière Angoville. Il se trouve en effet qu'après la barrière 6 (Le Manoir), il y a un long passage sans routes transversales. 
Ce point de repère m'a donc semblé être parfait pour le jalon suivant. Le trajet en tout fait ainsi 12 km à peu de choses près. 

Sur la photo le coureur est en vêtements longs par une fantaisie de sa part : il faisait 14°c dès 8h30 et short et tee-shirts suffisaient amplement. Fullsizeoutput_1b2a

Plus tard dans la journée il y eu juste un peu de vent (cyclable je pense, cependant ; et pas gênant pour bricoler au jardin, à condition de veiller à ne rien laisser traîner de léger)

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Capture d’écran 2020-05-28 à 12.29.28 Je n'ai pas cherché à aller vite, simplement à le faire. L'idée est de redevenir capables avant le quitter la Normandie de parcourir la distance qui était celle de nos entraînements longs habituels d'avant le confinement.  Qu'au moins sur la course à pied dont nous avons pu maintenir la pratique même si elle était limitée, nous n'ayons pas régressé.
Sur la natation ça risque d'être terrible. On va vers du 5 ou 6 mois sans.

Il y a eu des coups de fils de l'Homme de la maison avec son boulot, il a indiqué que comme je débutais un nouveau travail le 8 juin je n'aurais pas de congés cet été et que donc vraiment nous souhaiterions rester jusqu'au week-end d'après. Il semblerait que moyennant quelques travaux qu'il va pouvoir faire à distance, ça soit bon. 
Immense soulagement.

Savoir que j'aurais probablement le temps de terminer m'a redonné la pêche pour avancer les travaux de petite remise en ordre et en état. 

J'ai tenté d'améliorer les joints faits la veille, puis décapé et peint l'extérieur de la petite fenêtre du premier. Puis peint le chambranle mais en fin d'après-midi, après que JF eu fini une cession d'entraînement de pétanque sur son practice personnel. Pendant ce temps j'ai un peu dormi et pas mal lu.

Ensuite j'ai rangé bien des cartons et objets afin de dégager la partie près de la fenêtre dans l'idée le lendemain d'attaquer la tringle à rideaux de la fenêtre avant. C'était au tour de l'Homme de se reposer.

Toujours en fin d'après-midi j'ai enfin fait ma cession "recollages et réparations". Efficace sauf pour les vieilles chaussures. Je devrai trouver une autre colle que la Super Glu 3. Sur les matériaux où ça fonctionne c'est impressionnant, quelques secondes et tout est fixé. Je ne la manipule plus sans des gants fins de protection ni protection de la surface au dessus de laquelle j'effectue la réparation. 

 


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Après le dîner, petite balade, vers le Donjon, la partie jardin public de la butte, qui ne permet hélas plus d'y monter (depuis 1993 dit la copie de l'arrêté municipal affiché). Cela dit le péril (chutes de pierres) se comprend. Il y a une petite maison en bas de la butte dont le jardin arrière est délimité par la butte elle-même. C'est curieux, de la fenêtre ses habitants doivent voir : un mur de terre gazonnée pour tout horizon.

La partie qui surplombe ce qui ressemble à un garage est à pic. En région parisienne il y aurait déjà deux niveaux de barrières. Ici on semble faire confiance à l'intelligence des gens - ou espérer qu'ils ne finissent pas trop bourrés en ces lieux leurs soirées -.

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Au retour remise en place de la fenêtre. L'odeur de peinture semblait supportable.
J'étais vannée mais soulagée d'avoir une bonne chance de terminer ce que j'estime être le minimum vital pour l'état de la maison avant le retour.
Des annonces ont été faites par le premier ministre. Les statistiques de l'épidémie étant plutôt encourageantes, la limite des 100 km est supprimée (ouf), les parcs et jardins vont rouvrir et peu à peu pas mal de choses. Je n'ai pas suivi tout le détail, mais il m'a semblé que pour la première fois depuis la montée en force de l'épidémie, les mesures semblaient relativement cohérentes. 

En Italie aussi, les différentes étapes du déconfinement s'enchaînent pour l'instant sans augmentation des comptages. 
J'ai fait un bref LT d'un TG de Rai News 24 (ce n'était pas Riccardo Cavaliere qui présentait, j'étais moins motivée). 
Ce qui se passe aux USA avec un "agent orange" de plus en plus hors limites est fort inquiétant ; davantage que l'épidémie même. Ces jours-ci les réseaux sociaux sont dans le collimateur.

Au Royaume-Uni le non respect des règles par un conseiller de Boris Johnson a vraiment déclenché une vague de colère sans précédent. Et d'humour anglais également. Capture d’écran 2020-05-29 à 00.46.18
Barnard Castle était la destination du voyage controversé de Dominic Cummings. Il faut dire que pris en flagrant délit et finalement obligé de s'exprimé lors d'une sorte de conférence de presse sur une table dans un jardin, il a confirmé avoir fait le trajet jusqu'à cette ville pour ''check his eyesight'' (tester sa vue) en conduisant à la fin de sa période d'auto-quarantaine due au coronavirus. 
Ça a du coup donné plein de meme, mon préféré so far étant celui-ci

Capture d’écran 2020-05-29 à 01.06.00

J'ai appris en toute fin de journée, par JF qui scrollait un fil d'infos sur son téléphone que Guy Bedos était mort. Il était âgé mais ça me rend bien néanmoins un peu triste. Dans les années 70 et 80 je le trouvais drôle, nous l'avions vu plusieurs fois en spectacle et j'adorais le moment où il faisait du mauvais esprit sur les infos du jour. Plus tard, j'ai fini par me lasser, j'avais l'impression qu'il se copiait lui-même. Il savait toutefois encore faire mouche. Enfin il y a quelques années, s'est trouvée une période où je le croisais au théâtre, parmi les spectateurs je veux dire, ça en devenait presque amusant : non seulement nos choix étaient les mêmes mais même jour même représentation.
J'ai aussi des souvenirs de fou-rires lors de repas de famille avec mes cousines et ma tante Geneviève qui à l'époque l'appréciaient (années 70 et 80) et racontaient ses spectacles en y mettant du leur. C'était encore plus drôle.
Bon, à nouveau, un jalon de fin d'époque, de page qui se tourne et le sentiment de devoir raconter, vite, ce dont nous serons bientôt la dernière mémoire et qui fut significatif.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

5 867 318 cas (dont : 360 398 morts (dont 103 189 morts aux USA) et 2 569 451 guéris) 

 





Chroniques du confinement jour 70 : déblayer le jardin de devant (finir de)

Déconfinement officiel 1 jour 15

 

C'est simple, il y eut une grasse matinée (un réveil à 9h20 ce qui est tard pour moi) et ensuite une journée entière de travail personnel (les écritures légères) le matin et de travail pour la maison l'après-midi avec la fin du déblayage débroussaillage du petit carré de jardin de devant, et un trajet à la déchetterie pour vider les déchets du déblayage du pratice de pétanque, suivi d'un passage un peu longuet au magasin voisin de choses pour la maison (tringles à rideaux et différents éléments de bricolages prévus (dont retaper la petite fenêtre arrière)). Alors que je tirais sur une racine de roncier, à nouveau un de ces paillasson d'extérieur m'est arrivé dans les mains. Il était à demi végétalisé, inclus dans le sol, sous une épaisseur de terre, et commençait sérieusement à se décomposer. 
C'est le deuxième. L'autre était derrière. 

L'arbuste mort est désormais sur le tas de bois, au jardin arrière. J'ai fait un peu mon Obélix ou mon Jean Valjean sur ce coup-là de le dégager à la mano. C'était comme s'il n'attendait plus que ça. Je m'efforce d'être respectueuse quand j'enlève des éléments de végétation. Ce jardin était rendu à l'état sauvage depuis le décès de mon père, fors quelques tailles hâtives de loin en loin. J'ai la sensation d'arriver en colonisateur. 

J'ai arrêté vers 19h, juste à temps pour une séance de Tabata en replay - nous tenons à tenter de garder le rythme jusqu'à notre retour en région parisienne -) et qu'il reste du temps pour la récompense suprême après une forte journée de labeur : aller assister au coucher de soleil sur la mer. 

Il faisait doux comme en été quand il fait beau. Comme j'étais fatiguée nous nous sommes assis sur un banc le long du boulevard Maritime et nous avons observé le temps si rapide du soleil qui semble plonger. 

Trop tard, trop épuisée pour télécharger des photos, mais celles du boulot sont ici et un de celles du bord de mer au bord du soir

Je n'ai pas suivi les infos ni italiennes ni vraiment d'ailleurs, à part quelques brèves incursions sur Twitter à des instants d'attente : par exemple lorsque JF est allé à la pharmacie changer le masque qu'il y avait acheté pour moi la semaine passé et dont l'un des élastiques venait de me rester dans les mains alors que je faisais simplement le geste de le retirer (1). Le pharmacien nous en a donné un neuf en espérant qu'il n'avait pas le même défaut de fabrication (masques en tissus à 5 €, lavables et qui semblaient de qualité).

Besoin de me distraire après tout ça, et pour résister à la tristesse de la période, qui pour l'instant m'épargne en m'accordant un temps nécessaire et heureux, mais ça ne m'empêche pas de penser aux ami·e·s et aussi au contexte politique presque partout si inquiétant. Quelques anciennes démocraties sont en train de basculer, aidées en cela par les mesures d'urgences à prendre, en régimes populistes et autoritaires. La liberté d'expression, et j'emploie le terme dans sa réelle acception, est attaquée de toutes parts et les journalistes et photographes gêner dans l'exercice de leurs professions. Un syndicat de forces de l'ordre a par ailleurs attaqué en justice une artiste invitée à une émission de télévision et qui avait avoué "craindre la police" avoir peur de sa violence. Désormais l'expression d'une crainte même en termes modérés (elle n'a pas non plus proféré d'insultes, simplement dit que ces hommes lui faisaient désormais peur) peut-être attaquée en justice. À quel moment est-ce parti en vrille ?

Donc j'ai flâné un peu sur l'internet passant de Julie Andrews à l'histoire de la maladie qui emporta Blake Edwards et de là à un documentaire de Kim Snyder, "I remember me", que je n'ai pas su trouver, et de là à sa filmographie, dont "Newtown" en 2016 et en 2005 un documentaire sur Drew Petersen un jeune homme particulièrement doué pour le piano.

Cette semaine qui s'amorce est d'un autre ordre que les précédentes, le compte à rebours est enclenché et il y a foule de choses à terminer avant de rentrer. Mon objectif est que la maison soit prêtable, par exemple aux enfants, s'ils ont des congés cet été, ou à une amie qui aurait besoin de se poser le temps de reprendre son souffle. 
L'objectif plus lointain est de ranger des affaires dans les meubles, une fois que tout ce qui doit être accroché aux murs le sera et de libérer un jour l'un des box de stockage. 
C'est loin d'être gagné - ça ne sera clairement pas pour cette fois -.

Comme pour marquer le coup du changement de temporalité les vaches ont été placées ailleurs et ça semble fait pour durer. 
Plus de vaches, plus de Tabata en direct ou presque : voilà, la parenthèse va sur sa fin. C'était bien une vie de couple réelle, c'était bien une vie où l'on travaille pour soi-même ou sa famille à ses propres projets, mais ça ne va pas tarder à se terminer, je ne verrai plus mon époux que lorsque nous ne serons pas au travail et dans les jours de congé et les soirées quand il ne sera pas à son club de pétanque, je n'aurais plus de temps pour les travail personnel que très réduit et limité par la fatigue d'un emploi à plein temps, et que je serai, je l'espère, fort heureuse d'exercer dans une période d'économie dégradée. 
Nos retraites seront encore plus reportées aux calendres grecques. On aura su pendant trois mois à quoi ça pouvait ressembler. C'est déjà ça.  

En attendant, l'avantage de toute cette activité est qu'elle aide bien à éviter les états d'âme, en plus d'être utile aux autres.

(1) J'avoue n'avoir pas du tout pigé ce qu'il s'est passé, les deux coutures ont cédé sans que j'aie l'impression d'exercer de force particulière, mon geste était tout tranquille. 

 

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Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

5 578 798 cas (dont : 347 405 morts (dont 99,772 morts aux USA) et 2 356 772 guéris) 

 

 


Chroniques du confinement jour 63 : coucher de soleil et ISS

Déconfinement officiel 1 jour 8
Jour de l'annonce du décès de Michel Piccoli 

C'est un jour de fatigue jusqu'à après la sieste, ce qui limite singulièrement le temps efficace, même si je n'ai pas rien fait et bien lu (toujours The Beatles Tune In). Peut-être que j'accusais le coup de l'annonce du décès de Michel Piccoli. Non que ce fût une surprise, il avait 94 ans (et semble-t-il n'est pas mort du #Covid_19), mais qu'il est l'un des derniers d'une époque qui ne me semble pas si lointaine. Et puis j'ai un excellent souvenir du jour où lors d'une remise de prix littéraire, en la compagnie des amies de l'Attrape-Cœurs, je l'avais croisé (en plus des souvenirs de films vus, bien sûr). 

JF est allé chercher 1 sac à déchets végétaux en vue d'une expédition prochaine à la déchetterie - puisqu'il semblerait que l'on puisse y accéder à nouveau -.

Nous avons décidé de conserver le rythme des séances de Tabata alors j'ai repris une des premières et trouvé des musiques ailleurs (en replay le son est coupé sur la plupart des passages). C'est amusant, lors des premières séances, il y avait quelques ratés techniques et des vannes familiales. Et puis toujours : il faisait nuit. 

À présent le soleil se couche à 21h45, et si nous avons pu aller nous régaler d'un coucher de soleil fabuleux, je persiste à penser que ces deux heures de décalage sur l'heure naturelle ne nous font pas de bien. Si je parviens un jour à la retraite, j'essaierai de vivre à l'heure solaire. 

J'avais lu auparavant dans la presse locale en ligne que les plages étaient désormais toutes autorisées (sauf une qui n'avait pas reçu le document officiel avant le week-end). Pour autant nous n'avons entrevu que cinq personnes : une silhouette seule assise vers les maisons et qui attendait le coucher de soleil en prenant des photos, trois jeunes hommes dans les dunes, qui semblaient jouer à quelque chose près d'un accès avec un drapeau. Et un homme seul qui de loin remontait de la plage vers les dunes à peu près au niveau de ce même accès. 
Il y avait un bateau de pêche, immobile.
Deux voitures qui vinrent se tenir à des moments différents sur la jeter, comme pour jeter un coup d'œil mais vraiment pas plus.
De loin quand nous repartions, un promeneur de chien, dans les rues. 
À part ces silhouettes furtives, nous avons été seuls pendant plus d'une heure, avec les oiseaux, et la beauté du ciel et des lieux.
Nous aurons au moins vécu ça.

Plaisir en plus : nous sommes rentrés à la bonne heure pour que je puisse assister au passage de l'ISS. Ça y est je commence à mieux maîtriser Heavens' Above. En fait il faut imaginer qu'on est allongé sur le sol la tête au nord, les pieds au sud et que l'on tient notre téléfonino droit au dessus de nous. Puis viser avec le petit cercle qui apparaît la trajectoire du satellite que l'on souhaite suivre. Je n'ai pas eu les larmes aux yeux comme la première fois mais en me tenant sur le parking du Aldi j'ai pu la suivre vraiment bien et même ensuite en courant jusqu'au jardin la voir jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière l'horizon nocturne.

J'ai complété, une fois n'est pas coutume, ce bonheur par a dram of Highland Park et voilà. 

C'est triste de devoir l'accès aux bonheurs simples à un grand malheur général - sinon un lundi soir nous serions au boulot, dans les transports, et à rentrer trop vannés pour faire quoi que ce soit en le savourant -. 

Le LT des infos de Rai News 24 était moins intéressant à faire que d'autres soirs, j'ignore la part due à peut-être moins d'infos cruciales - moment de transition entre le lockdown et la suite vers encore davantage de vie "normale" ou un retour en arrière si l'épidémie repart, donc voilà, l'Italie redémarre mais en retenant son souffle - ou celle due au fait qu'entre toutes et tous qui présentent j'ai une nette préférence pour Riccardo Cavaliere. Il a une façon simple d'aller à l'essentiel, et une justesse de ton qui me font du bien, même s'il annonce le drame. Et puis un côté professionnel parfait, que j'apprécie quelle que soit la profession des gens qui ont un tel comportement. 

La journée aura été ponctuée d'échanges messagers avec les enfants, sur des sujets variés et différents, ce qui porte, d'une certaine façon. 

J'ai beaucoup aimé un billet d'Emmanuel Requette, sur ce qu'il faisait déjà et comptait faire en plus. Je ne suis pas dupe : il faut avoir les moyens au départ de pouvoir se permettre d'agir ainsi, et s'y tenir farouchement. Mais beaucoup ont ces mêmes moyens et se contentent de faire du fric. Donc tant mieux si certain·e·s de celles et ceux qui peuvent en profitent pour travailler avec la plus grand intelligence et sensibilité.

Grâce à Agriskippy, j'ai pigé un certain nombre des choses que j'observe jours après jours auprès de nos voisines. Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai entendu (et vu) une vache éternuer. Ce n'est pas que ça soit une surprise et le son de l'éternuement ressemble assez au nôtre, seulement je n'avais jamais songé à la question. C'était mon Today I Learned de ce lundi. 

Capture d’écran 2020-05-19 à 01.42.34 PS : La voiture que nous avons croisée vendredi soir pilotée par un conducteur bien imprudent et peu soucieux des autres n'en était qu'à ses débuts d'un week-end de grand n'importe quoi. Je suis tombée sur l'info par hasard en cherchant celle sur les plages ouvertes et me suis sentie rassurée qu'il soit hors jeu pour un moment mais sans que rien de grave ne soit survenu. 

 

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

4 870 474 cas (dont : 319 186 morts (dont 91730 morts aux USA) et 1 893 629 guéris)