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01/08/2019

Commentaires

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Lucio De Ieso

Bonjour,
Enfin un article intéressant !!J'ai la "chance" d'avoir ce petit grain de sable en moi mais cela est dérisoire par rapport à d'autres vrais problèmes de santé!!!
Je pratique la course à pied depuis 2 ans (j'en ai 52) sur un challenge perso et j'ai commencer avec la course Sierre-Zinal 2017. Je l'ai bouclé en 5h30 avec de belles crampes !
Je continue à m'entraîner avec suivi mais je sens que je progresse très peu. Comment ma thalassémie influence ma performance ? pourriez-vous m'en dire plus sur la haute intensité en course ?
d'avance merci pour votre retour et belle journée.
Lucio De Ieso Valais Suisse

gilda

Bonjour et merci pour ce commentaire,

Oui, dérisoire par rapport à bien d'autres, il n'empêche que dans une société hyper-compétitive, on peine à tenir "comme tout le monde" un job intense à temps plein. Longtemps j'ai eu des épuisements presque narcoleptiques en fins de journées ou début d'après-midi et à présent que j'ai un boulot physique (libraire) ça n'est pas évident. J'ai dû renoncer à un poste en octobre parce qu'il m'entamait trop. Je crois que tout dépend du pourcentage de globules défectueux que nous avons.
Tant mieux, si vous avez une version qui permet de faire bonne figure.

Oui, la course à pied et d'une façon générale les sports d'endurance sont parfaitement compatibles avec la thalassémie, en tout cas mineure. On y est même plutôt bons : habitués à fonctionner en état de fatigue et d'épuisement, nous faisons de solides marathoniens. En revanche et à part quelques sportifs de très haut niveau dont je suppose que détectés jeunes ils ont eu ensuite toutes sortes d'aides (dont des auto-transfusions), je crois que notre point commun est d'être irréductiblement lents. Je ne suis pas spécialiste, je n'ai pas de connaissance particulière en médecine, seulement il me semble logique que comme l'oxygénation se fait moins bien, on plafonne en rythme par rapport à d'autres qui ont tout ce qu'il faut.

Personnellement, je me suis fait une raison : je sais que j'arrive la dernière en général. Mais je fais mieux que des personnes "normales" mal entraînées et qui abandonne.
J'ai progressé très légèrement l'an passé en club en faisant quelques séances de fractionnés.
Et sinon je progresse surtout en allongeant les distances et en augmentant les difficultés (trails, par exemple).

Pour ma part mais je crains que ça ne vaille que pour moi, je me suis fixée d'essayer pour la plus haute intensité en course de ne pas dépasser un certain seuil max conseillé (fonction de mon âge etc. https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9quence_cardiaque_maximale ) et quand je vois que je dépasse (sauf séances d'entraînement particulières), je ralentis. Le problème c'est que sans doute pour compenser l'insuffisant transport d'oxygène par les globules mon cœur a tendance à battre vite assez vite, du coup je dépasse rarement les 6 mn/km ce qui même pour une dame d'un âge certain est très très lent.

Damien M

Bonjour, je viens de lire votre article que je trouve vraiment intéressant.
J'ai actuellement 30 ans, et diagnostiqué il y a une dizaine d'années maintenant au détour d'un don de sang.
Alpha-thalassémie mineure.
Pour être honnête, j'ai vraiment des symptômes très minimes. Et même si j'ai un peu cette sensation de fatigue pendant la journée, j'exerce un métier physique (ostéopathe). Ça se ressent à la fin d'une journée mais on fait avec.
Je me suis également lancé dans la course à pieds, il y a 5 ans maintenant avec une certaine rigueur surtout depuis 2 ans.
J'ai la chance d'être relativement "très bien" en course. 36 min au 10 km.
Même si la situation est différente comme vous l'avez indiqué pour chaque personne, j'espère que des gens qui me et vous liront sauront que c'est n'est pas une fatalité dans le sport.
Et malgré la force des symptômes, on est capable de performer à son niveau sans se comparer aux autres mais toujours à soi-même.

gilda

Merci d'autant plus d'avoir pris le temps de laisser un commentaire.
Oui, un métier physique, c'est possible mais ça n'est pas évident : j'ai été libraire pendant 10 ans et j'ai aimé ce métier mais si je tenais le coup, il ne me restait souvent plus aucune force une fois rentrée chez moi.
36 mn au 10 km, chapeau bas. Bien des personnes de pleine santé n'y parviennent pas.
Après, notre force est de savoir faire attention à notre santé, les années passant ça devient un atout.
Chercher à atteindre le meilleur de soi-même c'est déjà beaucoup.
Peut-être à bientôt sur une course, si l'épidémie de Covid_19 se calme un peu.

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