Rude samedi travaillé

(sabato)

    Nous subissons plein pot les conséquences de la défaillance retentissante d'un des distributeurs importants de la chaîne du livre. Ça fait de très intenses journées de boulot. Nous étions trois. À peine le temps d'aller aux toilettes, d'échanger quelques mots (tous strictement utilitaires). En revanche nous avons pris le temps d'aller déjeuner car c'était nécessaire pour affronter l'intensité.

Un article de Nicolas Gary pour Actualitté résume plutôt bien la situation en ayant le mérite de donner la parole aux différents acteurs concernés. 
Il ne mentionne toutefois pas assez clairement que les libraires ont tout simplement reçus, et encore pas tous - les non-avertis étant purement et simplement mis devant le fait accompli -, un message en début de semaine leur signalant que leurs commandes à l'unité ne seraient pas servies (or beaucoup d'ouvrages sont des "par 1" pour une commande client ponctuelle) et pire, que rétroactivement des commandes passées en novembre passeraient à la trape. Les libraires sont un maillon particulièrement captif de l'ensemble de la chaîne du livre.

Le variant Omicron est en Italie - un homme de retour d'un déplacement professionnel, et toute sa famille en Italie déjà positive (vaccinés, iels sont pour l'instant asymptomatiques) - et aux Pays Bas. 

Il n'y avait presque personne au soir dans le restaurant de notre quartier où nous sommes allés. Nous nous sommes demandés s'il s'agissait d'un effet "fin de mois" ou "résurgence COVID". 

L'Italie continue un pont aérien pour rapatrier d'Afghanistan des personnes qui travaillaient pour elle. Je n'ai pas entendu dire que la France en faisait autant. 
La Juventus est en train de se faire rattraper pour des astuces comptables - sans doute que tous les grands clubs font peu ou prou les mêmes, arrangeant les dates des transferts comme j'ai connu jadis un employeur qui différait certaines embauches en comptant les périodes d'essai comme des esquisses de formations -. 

Le décès d'Almudela Grandes à 61 ans vient d'être annoncé. 

 

PS : Ce rappel chez Alice m'a re-fait rigoler. Le pire étant que ça n'est pas faux.


B 11529, et vlan c'est reparti !

(venerdi)

Je tombe de sommeil et travaille le lendemain alors très vite : 

Un variant féroce se répand en Afrique du Sud et déjà ailleurs, B 11529, Omicron de son nom.
Soudain des avions bloqués jusqu'à ce que tout le monde à bord ne soit testé, des restrictions de circulation.

Une journaliste du New York Times, Stephanie Nolen se trouve être parmi des passagers, elle rentrait semble-t-il d'un déplacement pro. Elle fait preuve d'humour et certains de ses lecteurs aussi.

Entre la France et l'Angleterre, l'ambiance est conflictuelle,
Laissez-nous pêcher ! 
Gardez en France les émigrés ! 

Johnson a commis hier ou avant-hier un touite déshonnorant. Président Macron s'est fâché - pour une fois, je le comprends -. 

Les pêcheurs français, quant à eux protestent de n'avoir pas reçu les permis promis, lors d'un accord antérieur afin qu'en raison du Brexit ils ne soient pas lésés.

Plus qu'une journée et cette semaine de fou (au boulot) sera terminée.

J'ai reçu les photos du semi marathon de Boulogne. Certaines me plaisent beaucoup. Et celle où nous sommes tous les deux encore plus.

 

Capture d’écran 2021-11-26 à 22.38.27
Capture d’écran 2021-11-26 à 22.38.27 Capture d’écran 2021-11-26 à 22.38.27


Je découvre Le Triomphe

(giovedi)

    Journée essentiellement consacrée au travail. La défection pour cause de problèmes de logistique et d'emplois (à créer, à pourvoir) chez un distributeur de la chaîne du livre qui a énormément grossi ces derniers temps et s'est pris la manga-mania déclenchée par les Pass Culture, est en train de créer une onde de choc impressionnante dans toute la chaîne du livre. Et du type de poste que j'occupe, petit maillon bien en aval, je subis les appels de nos clients - heureusement certains sont conscients que nous n'y sommes pour rien - et tente, sans doute maladroitement (je ne dispose à ce stade de la crise d'aucune infos qu'ils n'aient) de les rassurer (1).

Je termine épuisée, et file courir pour marquer une coupure et tenter de profiter de ma soirée.

Un article du Monde, à la dernière phrase que l'on croirait ajoutée par un vieux type aigri - très décalée par rapport à l'ensemble qui donne l'impression d'avoir été écrit par une journaliste qui a tout bien saisi -, témoigne du mouvement de fond de créations de librairies. Il se pourrait que j'aie encore du boulot pour un bout de temps. 

Grâce à Dr Caso je découvre "Le triomphe de l'anarchie", chanson de 1901, paroles de Charles d'Avray et musique de Marc Ogeret

Certaines paroles sont très datées, et touchantes de combien certaines générations d'antan croyaient aux beaux lendemains, mais d'autres qu'on croirait de maintenant notamment :


Sans préjugés, suis les lois de nature,
Et ne produis que par nécessité,
Travail facile ou besogne très dure
N'ont de valeur qu'en leur utilité.


La stupéfaction du jour : quelqu'un (que je remercie s'il passe jusqu'ici) m'a laissé un commentaire encouragement dans lequel il indique au passage avoir un an de moins que la publication du billet commenté. Si on m'avait dit qu'un jour ce blog serait l'aîné de ses lectrices et lecteurs, jamais je ne l'aurais cru. Et en tout cas jamais imaginé au moment où je me lançais dans cette aventure.

 

(1) Je peux sans mentir leur dire que l'entreprise pour laquelle je travaille fait de son mieux pour tenter de limiter les désagréments que les libraires subissent. Il n'en demeure pas moins que l'entreprise distributrice défaillante ayant du jour au lendemain annoncé en substance "dans tel et tel cas nous ne fourniront pas" au bord du rush de Noël, dans le fond ça tient du Ne vous inquiétez pas, vous ne pouvez pas faire grand chose et ça va mal se passer ... mais pour tout le monde. Wait and see.

S'ajoute à cette délicieuse panade, la pénurie de papier qui a mis un arrêt à certaines réimpressions et en limite d'autres.

Lire la suite "Je découvre Le Triomphe " »


Allure 10 km

(pour dimanche)

Je prépare mon 10 km, j'aimerais bien enfin redescendre sous la barre des 1h10 (oui je sais, c'est extra-lent). J'ai le souvenir d'un 1h08 lors d'un Odyssea à mes débuts (2012 ou 2013), j'aimerais ne pas dépasser les 1h06.

Alors pour la première fois je me prépare via un site "calculateur d'allures" un petit tableau des temps de passages 

 

Capture d’écran 2021-11-25 à 09.13.48

L'avantage pour cette course sera la proximité, le départ est à 10 mn de marche de chez moi. L'inconvénient sera le froid et de la pluie sans doute. On verra.

Une belle rencontre (littéraire)

(martedi)

Image004

Je me permets d'utiliser l'image jointe à l'invitation, j'espère que ça ne pose pas de problème.
J'étais heureuse de les rencontrer, contente de parvenir en gros à piger ce qu'ils disaient (merci Team Ingebrigtsen),
 un peu frustrée de n'être pas de l'équipe qui organise. 

Iels viennent de la poésie. Je m'en doutais. Et c'est sans doute pour ça que leurs écrits me touchent. Cette densité économe. Comme un bon ristretto.

Plus tard avec les amies, une intéressante conversation au sujet de l'animation de rencontres, où j'ai appris non sans déception que quelqu'un que j'aimais beaucoup ne s'avérait pas toujours "bon client".
Animer une émission me manque, mais vraiment, comment faire, avec le job si prenant ?

Journée dense au boulot, mais j'ai gagné en autonomie, du moins pour les tickets courants et les modes de connexion.

Croisé le fiston en partant au boulot, ça aide grandement, même si l'état du monde n'est pas bien prometteur, au moins pour l'instant, lui s'en sort et semble heureux.

Je me suis bien amusée en rentrant de la librairie à Vélib électrique, tout en me disant, au fond c'est peut-être comme ça de vivre sans thalassémie, ces impulsions d'énergie.
Déposé le vélo sous le pont du périph, là où je déposais jadis (2007 !) mes premiers vélib car c'était alors la plus proche station. Elle avait disparu avec les néo-vélibs et les travaux de la Porte de Clichy, elle réapparaît. Et je la réutilise car elle permet un dépôt pas trop loin en coupant court aux différents dangers des fins de parcours vers les stations plus près.

Ma mère aurait eu 89 ans. J'ai recompté sur mes doigts. Le temps qui passe me sidère mais la pandémie y a introduit un brouillage supplémentaire.
Ces derniers temps je passe mon temps à me demander "mais ça fait combien de temps ?"
Je suis triste pour elle, qu'elle ne soit plus là. Mais ses derniers temps, avant même de tomber définitivement malade, elle semblait n'y plus tenir tant que ça. Je suis soulagée qu'elle ait échappé à la pandémie, qu'elle n'ait pas connu ça (drôle de façon de se consoler de son absence définitive, oui je sais).


Où sont passées les courbatures ?

(lunedi)

 

Stupéfaction : après avoir eu les jambes douloureuses tout le dimanche après-midi, de façon tout à fait normale après une course longue, j'ai ressenti vers 19:30 ... que je ne ressentais plus ni douleur ni fatigue musculaire (sans avoir rien pris (doliprane), ni rien fait (pommade) à part dormir, pour soulager) . Pensé que c'était un soulagement passager. Mais voilà qu'il a tenu toute la journée.

N'est-ce que partie remise avant un milieu de semaine douloureux ? Était-ce ma préparation si bien dosée (et suivi à la lettre sauf lorsqu'ai été enrhumée ou blessée) ?

Plusieurs fois dans la journée je me suis arrêtée avec un brin de stupéfaction en y songeant. C'est bizarre, je n'ai pas mal.

Je lis pendant les trajets en métro et RER. C'est très agréable quand nous ne sommes pas trop entassés. Mieux que de consulter son téléphone.
Laissé à la maison pour cause de départ un peu trop bousculé (le Joueur de Pétanque et moi pile à la même heure), cet outil ne m'a guère manqué. Pour les photos, et encore. C'était une journée si fort consacrée au travail qu'il ne restait guère de place pour autre chose.

Le premier ministre français est Covid + via une de ses enfants, si j'ai bien compris. 
D'autres pays en Europe commencent à faire vacciner les plus jeunes. Et des mesures de lock-down à être prises. 
J'ai l'impression, je peux me tromper, que les mouvements de protestations (anti-vax, anti-green pass) ne parvenant pas à rassembler davantage, s'élargir, accroissent leur violence.
C'est terrible à constater mais c'est un "bon" calcul médiatique : on parle ainsi d'eux autant que s'ils étaient beaucoup plus nombreux. 

Je me sens étonnamment indifférente, comme si passé une certaine durée (depuis février 2020 l'air de rien), et d'avoir expérimenté les différentes vagues de restrictions successives, il n'était plus possible de continuer à s'inquiéter. Une partie du cerveau a basculé en mode "advienne que pourra" (mais je ferai mon devoir de citoyenne, vis à vis des autres, je respecterai ce qui sera demandé). 

Prof en scène écrit On choisit d'être plus riche de nos fatigues. J'en suis émue, c'est tellement toute ma vie.
Un coureur de cross country, Cooper Teare, a terminé une course comme quelqu'un avec une thalassémie finit la plupart de ses journées (même si c'est plus mental, moins visible) ; en regardant la vidéo, j'ai eu l'impression de voir incarnée mon épuisement de fin de journées travaillées.

 


Run Forrest, run (un semi marathon et quelques autres trucs)



Tiens, chez Fanny Chiarello, un billet de blog que j'aurais pu écrire, ce genre de choses m'arrive - du moins dans les périodes où il n'y a pas de catastrophe, collective ou individuelle en cours -. 

Au semi de Saint Denis en octobre 2018 j'avais mis 2h40'41'' ; à celui de Boulogne Billancourt en novembre 2018, 2h38''. À présent 2h33'46'' avec deux pauses pipi, ce qui fait qu'en temps réel de course j'étais sans doute vers 2h30'. Malgré la pandémie, une progression.

Seuls les trois derniers kilomètres m'ont semblé longs, sans que je ne sois plus que ça dans le dur. Pour le reste j'ai déroulé, pris un gel à 50 mn, utilisé les ravitos pour un peu d'eau et au dernier un quartier d'orange.

À l'arrivée j'ai eu une bouffée de larme, les deuils récents sous l'effet de la fatigue et du sentiment d'accomplissement re-surgissaient. Et puis Le Joueur de Pétanque m'attendait à l'arrivée, fier d'un temps plus qu'honorable (2h06), et un bisou + une jeune photographe qui nous a proposé de nous prendre ensemble et le moment compliqué était passé.

Le plus dur de l'épreuve fut le retour en métro, le froid commençait à nous gagner et le mal de jambes.

La petite bouffée de fièvre post épreuve a été légère et sans prendre le moindre médicament ni utiliser de pommade, les douleurs de fatigue aux jambes à 19:30 avaient disparu (1)

 

PS : La joueuse de tennis Peng Shuai qui avait disparu après avoir dénoncé un viol dont elle avait/aurait été victime de la part d'un dignitaire chinois, réapparaît ces jours-ci mais sans que ça ne semble très convainquant. En tout cas elle semble en vie (ou il lui ont trouvé une sosie) ; mais sa parole semble contrainte.
Source (entre autre) : un article des Décodeurs du journal Le Monde

PS' : Ici et là en Europe dont la Belgique manifestations violentes de no-vax, qui sont devenues des manifestations d'extrême-droite, ni plus ni moins. Rabia no-vax disent les journalistes italiens.
Ici et là en Europe des mesures de restriction qu'imposent la nouvelle bouffée épidémique sont prises. Mais ça ne plaît pas à tout le monde. Bizarre tout de même que des humains mettent tant d'énergie à aller contre leur santé. Leur sentiment d'invincibilité (sauf concernant les effets potentiels du vaccin, qui les effraient) est ce qui me laisse le plus perplexe.

 

(1) Après-midi passée au lit, tout de même. Récup à fond.

 

Capture d’écran 2021-11-21 à 14.24.57
Capture d’écran 2021-11-21 à 14.24.57 Capture d’écran 2021-11-21 à 14.24.57 Capture d’écran 2021-11-21 à 14.24.57

 

 

 

 

Capture d’écran 2021-11-21 à 15.56.24 Capture d’écran 2021-11-21 à 15.56.24
Capture d’écran 2021-11-21 à 15.56.24
Capture d’écran 2021-11-21 à 15.56.24


Veille de course (et une rencontre)

(sabato)
 
C'est un bon samedi, avec une rencontre de celles qui pourraient compter, même à grande distance. 
Face à la pandémie, face aux périls environnementaux en cours et à venir, nous tentons de faire bonne figure.

Je perçois depuis un moment déjà que c'est notre monde confortable et faussement stable - quand j'étais petite le progrès et qu'il ne pouvait qu'améliorer les choses, semblait une certitude, désormais la rationalité même, la logique sont remises en cause -, qui était une illusion. L'état normal est le combat quotidien pour sa subsistance, et l'hiver se chauffer. Avoir de quoi boire (de l'eau potable, pas du whisky). L'état normal n'est hélas pas la paix.

Les trentenaires estiment qu'ils n'auront pas de retraite, qu'il n'y ait plus de monde ou plus d'argent. Un jeune collègue, le jeune auteur rencontré, mon propre fils, tous le disent. Le fait que les boomers auront enfin dégagé le terrain ne les rassure en rien. Mais je peux croire que la planète ira trop mal de toutes façons. 

J'effectue le matin un footing d'activation et de test des derniers petits équipements, prépare mes affaires, le soir, avec minutie. Je m'amuse à être sérieuse, comme si le niveau pouvait suivre. 

Un ami de mon club de triathlon (qui n'y est plus parce qu'il pratique désormais le duathlon niveau quasi pro, sauf qu'il ne gagne pas sa vie ce faisant, doit conserver un autre métier) est arrivé 25 ème aux championnats de France de cross country parcours longs, dimanche passé. Regardant l'épreuve sur Youtube en différé je le vois arriver. Et souris.

Dans l'émission de Tewfik Hakem, ils ont parlé de boxe et cinéma sans évoquer Enzo, je suis déçue.

Le soir, sur Rai Storia, je vois une partie d'un film italien de 1964, Omicron. Les œuvres d'anticipation du passé sont toujours un peu amusantes, d'une certaine façon.
 
Un ami écrit dans un texte partagé : "Ce qui se produit lorsqu'une personne meurt
– personne ne me l'avait dit –
c'est que l'histoire qui la constituait éclate.
Le récit cesse d'être univoque.
Le défunt se diffracte."
C'est profondément ce que j'éprouve concernant les trois deuils récents, mais je n'avais pas su me le formuler. Le lire ainsi, et le comprendre enfin me fait du bien.

Surtout pour celui avec lequel je n'ai pas su renouer avant qu'il ne soit trop tard, puisque j'ignorais son état dangereusement déclinant de santé. Je ne saurais pas si de son côté il n'avait pas souhaité me faire signe car il m'en voulait toujours d'avoir pris au pied de la lettre son message où il faisait semblant de ne pas tout à fait me congédier ou si c'était pour me ménager eût égard à ce qui auparavant nous unissait.
Pour le bon vieux pote mort tout récemment, c'est différent. Nous n'avons simplement pas eu le temps de boire ensemble un dernier whisky. 

Pour la première fois depuis toutes ces sombres nouvelles, c'était toutefois une bonne journée. La perspective de la course, la rencontre littéraire, les retrouvailles avec un bon ami de ce milieu des livres, où envers et contre tout certaines et certains tentent de bien bosser.

La remontée de l'épidémie a clairement sont épicentre en Europe. Pour autant on ne parle pas de nouveaux variants. Mais de personnes encore non-vaccinées, des enfants qui ne le sont pas et d'une durée d'efficacité des vaccins limitées (comme celui contre la grippe). Les différentes capitales européennes essuient des manifestations de protestation (contre les pass sanitaires, contre les vaccinations) avec des personnes qui ne prennent aucune précaution. Si seulement elles ne faisaient ainsi courir de risque supplémentaires qu'à elles-mêmes ...

Nous nous attendons toutes et tous à de nouveaux reconfinements. Pour ma part dans une sorte d'indifférence fataliste.
 
 
November 20, 2021, 22:55 GMT
257,393,136 cas dont 5,162,798 morts et 232,332,589 guéris
 
USA : +34,786 nouveaux cas ; 793,535 morts depuis le début ; + 400 morts ce jour ; soit 2,378 morts / 1 M d'habitants
France : +22,678 nouveaux cas ; 118,446 morts depuis le début ; + 23 morts ce jour ; soit 1,809 morts / 1 M d'habitants 
Italie : +11,555 nouveaux cas ; 133,131 morts depuis le début ; + 49 morts ce jour ; soit 2,206 morts / 1 M d'habitants
Belgique  +21,502 nouveaux cas ; 26,568 morts depuis le début ; + 42 mort ce jour ; soit 2,279 morts / 1 M d'habitants
Inde : +4,764 nouveaux cas ; 465,349 morts depuis le début ; nc morts ce jour ; soit 333 morts / 1 M d'habitants 
Japan : +159 nouveaux cas ; 18,342 morts depuis le début ; nc morts ce jour ; soit 146 morts / 1 M d'habitants
Royaume Uni : +40,941 nouveaux cas ; 143,866 morts depuis le début ; + 150 morts ce jour ; soit 2 104 morts / 1 M d'habitants
 

La journée efficace

(giovedi)

Il est impressionnant de constater combien d'activités permettent 2h30 à 3h00 économisées sur les trajets. 

J'ai pu : faire une séance de course à pied le matin, et une autre d'assouplissements le soir, m'occuper du linge, m'occuper de choses à payer, à commander, faire mes comptes, vider les poubelles, y compris celles de verre, lire les messages de ma messagerie personnelle, bien manger le midi (merci au Joueur de Pétanque, rentré tout exprès de son propre travail et qui a préparé le déjeuner tandis que j'étais au travail au salon), aller au soir récupérer un colis, et pour autant en effectuant 20 à 25 minutes de temps de travail en plus que l'horaire prévu et sans dételer fors le temps de passer aux toilettes vite fait. 

Après, il n'en demeure pas moins que le boulot est plus dur cloîtré en son salon, sans avoir les bénéfices de la dynamique collective, parfois sans savoir si le problème que nous soumet un de nos clients n'est pas le fait d'un dysfonctionnement général dont la communication ne nous est pas encore parvenue.

Il y a aussi que le collectif porte ses propres moments de décompression par la rigolade. Alors qu'enchaînant les appels dans mon salon, même si certains libraires ne manquent pas d'humour, ça rigole moins. 

Il y a eu un mini gag de colis inversé par un livreur entre nous et nos voisins de palier, c'était drôle, un peu comme dans une comédie.

Il est 22:35 et j'ai terminé presque tout ce que j'avais à faire sans tarder, contre 23:30 en général un jour de travail avec trajets. 
Je vais pouvoir lire ou me coucher tôt.

Reconfinement en cours dans certaines régions autrichiennes. Je me demande ce que ça va donner en France, alors que l'exécutif est désormais plus soucieux d'élections présidentielles que de santé (mais qui bien sûr ne l'avouera jamais).
En attendant nous recevons de la part des clubs de sports et des organisations de courses des injonctions à rester prudents, masqués autant de possible et disciplinés.


Le charme des réseaux sociaux

Capture d’écran 2021-11-16 à 22.00.07

Ce touite de Thomas Pesquet, j'en rigole encore. 

Et ça me rappelle un si bon souvenir de ma propre vie, un appel téléphonique que j'avais failli prendre pour une blague avant d'hésiter car il me semblait reconnaître la voix de la personne que j'avais failli envoyer bouler lorsqu'elle s'était annoncée, que j'ai un sourire béat depuis que je l'ai lu.

Zut, je pense soudain que l'ami récemment décédé était l'un des derniers capables de faire des blagues.

Je me souviendrais, je crois, de ce post de Baptiste Cartieaux qui, une fois n'est pas coutume, n'a pas atteint sur une course (effectuée dans des conditions climatiques qui ne faisaient pas de cadeaux, avec un gradient de températures de genre -10°c en quelques heures, je pense que ceux qui ont fait de bonnes performances ont des aptitudes d'adaptation thermique au froid hors du commun) l'objectif qu'il s'était fixé. Sagesse et maturité. C'est à ça que l'on reconnaît les champions. 
Et puis de nos jours, le fait que quelqu'un soit susceptible d'affronter des "jours sans" est plutôt bon signe, et permettent au moins de croire à une pratique du haut niveau propre possible.

La pandémie enfle à nouveau. Je ne tiens pas du tout à observer le résultat d'un carambolage entre 4ème ou 5ème vague de fortes contamination et campagne présidentielle battant son plein, mais il n'empêche qu'on risque d'y avoir droit.
Bizarrement je me sens protégée par la combinaison vaccin + rhume féroce le mois précédent (1). Je n'en reste pas moins la plus précautionneuse possible. FFP2 dans les transports en commun. Masques chirurgicaux partout à l'intérieur en compagnie, sauf pour boire et manger. Et aussi dehors en ville. D'autant plus que l'hiver ça tient chaud ce qui n'est pas un défaut.
Et bien sûr usage du gel dès que je touche des objets d'usage collectifs, précaution qui de toutes façons, du fait de la thalassémie et de ma propension en raison de l'anémie à choper tout ce qui traîne, m'était familière.

Si c'est possible j'essaierai d'effectuer un rappel de vaccination en janvier ou février, peut-être avec le Pfizer, puisque je me suis contenté du plus rustique (2) Astra Zeneca jusque là


(1) Dûment testé non covidien, mais c'est comme si le fait que j'en remonte et de la fatigue écrasante aussi m'avait redonné confiance en mes défenses immunitaires.
(2) Et risqué pour qui est pourvu d'une béta thalassémie, semblerait-il peut-être.