hier, à Arras, en arrivant
Il m'avait dit bien connaître la ville, m'avait envoyé un poème émouvant la concernant, en parlait avec une tendresse qui trahissait des souvenirs d'amour et je m'y connais, non plus en amour mais dans les souvenirs que trop longtemps après son passage peut laisser.
C'est donc tout naturellement que je lui avais demandé conseil dés lors qu'il s'était agi d'y réserver un hôtel pour un festival de cinéma où je comptais aller.
Il m'avait parlé de deux ou trois d'entre eux dont un qui ne subsistait qu'à l'état de palace, j'avais opté pour le second qui semblait correspondre à un séjour plus récent.
L'homme dont je parle est grand. Eût-il été sportif qu'il n'eut pas déparé sur un terrain de basket.
D'où mon éclat de rire en entrant dans une chambre pourvue d'une poutre à laquelle si je concédais à la prétendue élégance l'usage de hauts talons je me cognerais et d'un lit que mon corps moyen occupe largement. Si les chambres sont similaires, quand lui-même y était comment a-t-il fait ? Et pour le lit ? En diagonale ?
Il faut apprendre à se méfier des recommandations.
[la photo est trompeuse, je l'ai prise en contre-plongée alors que j'étais allongée sur ledit lit, la poutre est basse et l'on passe dessous souvent (pour accéder au bureau comme à la salle d'eau)]











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