On me l'a offert pour mon anniversaire, ce que je trouve un peu curieux, je le vois le jour de Noël, ce qui ne vaut guère mieux : The rage of Paris de Henri Koster (1938) avec Danièle Darrieux et Douglas Faiblanks Jr, et hélas sans Bette Davis qui eût été merveilleuse dans le rôle de Gloria Patterson (non que l'actrice titulaire n'y soit pas à la hauteur but she just would have given another dimension).
Nonobstant le féroce agacement, qui me rattrape à chacun de ces films où les femmes n'ont pour but que d'agrapher un mari, à coup de toilettes importables, ruses inavouables et maquillages outranciers, il faut avouer que l'ensemble est allègrement mené, que Danielle Darrieux fait le clown (dans certaines scènes) à merveille et que les dialogues ont cette finesse oubliée qui me manque souvent dans la modernité.
L'anglais les aide à pétiller. Ainsi à un des hommes que la trop charmante Nicole de Cortillon a floué et qui lui enjoint, rageur, de retourner d'où elle vient c'est-à-dire Paris (d'où ses mœurs légères excusables, je présume, vu qu'on ne plaisantait pas avec le code Hayes, ce qui nous offre quelques scènes pourvues de ruses croquignolettes pour contourner), son amie Gloria Patterson rétorque fort matter-of-factly :
- She can't swim so far.
et les autres enchaînent très rapidement : sur une pépite, le fin du fin, c'est de ne pas insister.
(et me voilà régalée pour la soirée)
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