Il fallait bien de la motivation pour accéder au film : être présents dans la file d'attente une heure auparavant.
Le jeu en valait néanmoins la chandelle : ce film ne ressemble à rien d'autre que lui, est drôle, tendre, impitoyable et émouvant, complètement pas possible et réaliste dans ses moindres détails et Michel Piccoli y est génial, tout simplement.
Mon seul regret : le sentiment qu'il me manquait quelques brins d'éducation catholique pour pouvoir apprécier tout le sel de certains plans, dialogues et situations. C'est une splendide diatribe contre le peu de sens du bien commun et de leurs responsabilités des politiciens contemporains. En fait les plus aptes à assumer le pouvoir seraient ceux qui n'en veulent pas (1).
Je n'en dirai pas davantage, un des bonheurs du film réside dans ses surprises, ses scènes inimaginables (2), des rebondissements, des beautés inouïes.
Typiquement le genre de film à avoir chez soi pour re-regarder par bribes inlassablement - et découvrir de nouveaux détails à chaque fois -. Les dialogues sont dignes d'un film culte, surtout si vous comprenez l'italien.
Bref, le festival cette année commence par un grand BONHEUR de cinéma.
[vendredi 1er juillet 20h15, Coursive]
(1) au lieu de se réjouir de la mise en avant de leur petite personne, ils mesurent l'ampleur de la tâche pour qui veut l'assumer en conscience pour le moins mal du plus grand nombre.
(2) par d'autres que Nanni Moretti et ceux qui l'entourent
PS : Si vous n'êtes pas équipés du second degré ce film peut se passer de vous.
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