Vacances et cinema continue mais sous une nouvelle forme

A fish called Wanda - le making of

C'était donc plutôt sympathique ce film vu au Méliès "My old lady" mais quelque chose, en plus de la présence de Kristin Scott Thomas qui à mes yeux est une difficulté pour "entrer" dans un film (1), me gênait. Puis j'ai compris : Kevin Kline ! 
C'est que malgré toutes ses qualités d'acteur il est resté pour moi, le drôlatique Otto d'A fish called Wanda. Et que donc je n'étais pas bien parvenue à prendre la détresse de son personnage de Mathias au sérieux.

J'ai vu ce film la première fois sur le bateau qui nous emmenait en Écosse pour notre voyage de noce et pour lequel je ne sais plus pourquoi nous avions failli manquer l'embarquement de la voiture (une histoire de ticket mal édité, j'ai le souvenir d'avoir tenté en vain de joindre l'agence de voyage du Printemps où nous avions déposé le voyage de noce parmi les cadeaux de la liste de mariage). J'avais un féroce mal de mer et le film était parvenu quand même à me dérider. D'où une affection particulière envers cette œuvre malgré que je l'avais trouvé grossière, assez.

Je l'ai ensuite plusieurs fois revu, chez moi, en DVD. Dont une fois avec les enfants lors d'une période difficile (quelqu'un était malade, je crois) et eux aussi avaient bien ri.

Il m'en est resté le rire à ma sensibilité de quand les hommes parlent une langue étrangère ou avec un accent, quelques scènes cultes, le fait de toujours regarder en l'air si je ne vois pas un piano suspendu lorsque quelqu'un promène en laisse trois petits chiens, et l'habitude de tenir les crayons de bois bien taillés.
Et une tendresse particulière envers Michael Palin auquel le rôle d'un doux ami des bêtes allait si bien.

  

(1) ressenti tout personnel : je trouve qu'à l'instar d'un Gérard Depardieu auquel pourtant elle ne ressemble pas, elle est elle-même et pas le personnage. Et qu'aussi elle a trop tourné. Ce qui fait que : belle femme bilingue aux yeux bleus : paf c'est toujours elle et du coup je n'y crois pas. Mais j'ai bien compris que pour beaucoup plus d'autres personnes sa présence était un gage de On va y aller [voir le film]

 


Ancien salarié, savoure ta défaite ("Merci patron !", le film)

Sur les conseils enthousiastes de bons amis, je suis donc allée voir dès que j'ai pu "Merci patron !", ce film de François Ruffin sorti le mois dernier. On m'annonçait du jubilatoire, du bon pour le moral, la victoire des sans le sous sur le grand capitalisme.

Je crois que nous n'avons pas vu le même film.

La victoire porte sur un cas, certes dramatique mais particulier ; on est contents pour eux du moins sur le court terme (1). Et le film présente les choses avec humour, il a un côté "faire contre mauvaise fortune bon cœur" fort attachant.

Pour autant, ce que j'ai vu à l'écran n'était qu'une énorme confirmation de défaite.

La défaite de l'ensemble des gens aux emplois peu ou moyennement qualifiés. Jetables comme de petits robots. Considérés comme responsables de leur situation. La séquence où ils montrent quelques-uns des courriers de rejets est très instructive et représentative. J'ai travaillé jusqu'à récemment dans un quartier de riches qui considéraient que les chômeurs n'étaient rien que des gens qui ne se donnaient pas la peine de chercher vraiment. Rappelez-vous "Le quai de Ouistreham" par Florence Aubenas. Que le cas individuel de cette famille durement frappé trouve un soulagement résout le leur mais rien d'autre. 

L'abandon de leur dignité. Ils sont au bout du rouleau, la seule solution qui se profile pour sauver leur toit est de renoncer à la confidentialité la plus élémentaire sur leur situation. Ce pays (ou tout autre pays) devrait permettre aux gens, même les moins équipés pour faire face aux exigences actuelles, la possibilité de mener une vie au moins frugale sans en passer par l'exposition aux quatre vents de leur difficultés.

La mise de côté de leur intégrité. Voilà d'honnêtes gens qui se retrouvent à jouer les filous, à mentir pour s'en sortir face à ceux qui leur ont menti. Je sais que de nos jours c'est considéré comme normal, mais je suis désolée, j'aurais détesté avoir à le faire. Même si on voit bien que le journaliste a quelques scrupules pour se faire passer pour leur fils, il n'empêche qu'il les embarquent dans une embrouille. Elle est certes bien mignonne au regard des méga-mensonges des hauts financiers et grands patrons et c'est sans doute assez satisfaisant de faire à l'un d'entre eux le coup de l'arroseur arrosé. Il n'empêche : n'est-ce pas une défaite lorsqu'on se retrouve à son tour à utiliser les armes qui dans un premier temps servirent contre nous. Est-ce que l'ennemi n'a pas gagné qui nous conduit à nous abaisser à son niveau ?
Ce qu'ils mettent en branle pour avoir gain de cause n'est ni plus ni moins qu'une forme de chantage. Que le but en soit légitime et qu'on se sente de tout cœur avec eux, que ça soit de bonne guerre, qu'il s'agisse d'une forme de contre-attaque, ne change rien au mécanisme de la démarche. C'est quoi ce monde dans lequel si on tient à rester honnête et droit on n'a plus aucune chance de s'en tirer ?

L'homme retrouve un job dont on sent (il s'agit d'un CDD, le CDI n'est obtenu qu'à l'arrache après un nouveau petit chantage) qu'il ne tient qu'à l'ordre du grand patron. Finalement il devient donc un de plus à avoir obtenu du boulot plutôt inélégamment. Bien sûr qu'on ne peut pas lui en vouloir, bien sûr qu'on est contents pour lui qui semble assez bosseur. Mais qui donc aura été sacrifié pour libérer cette case ? Quel autre CDD n'aura pas été renouvelé ? C'est triste à dire mais ce que le journaliste et ses amis est parvenu à faire c'est redonner une priorité à leur protégé. Je serais ravie d'apprendre qu'il y a eu création d'un vrai nouveau poste. J'y crois peu.
De plus sa femme aussi travaillait dans l'usine et elle reste sur le carreau. Dépendant d'un gars dont on sait qu'il est colérique - c'est dit dans le moment où l'on fait leur connaissance et elle en dit le moins possible, elle reste solidaire, intelligente, irréprochable (2) -. Le parfum de la victoire est un peu éventé. J'espère me tromper. 

J'espère aussi me tromper quand par moment j'ai l'impression que sous l'humour du journaliste perce un soupçon de condescendance. Je le crois sincère, à quelques mimiques et à sa façon d'être inquiet quand il doit incarner le fils, sa façon de s'impliquer, je suis convaincue à 80 % qu'il a obéi à un élan de générosité. J'espère qu'il n'y aura pas de lézard, ça me décevrait. 

La réelle victoire eût été que l'ensemble des salariés qui depuis n'ont rien retrouvé et vivote tant bien que mal de petits boulots en petites combines en RSA ou autres préretraites, retrouve des revenus décents - après tout pourquoi n'y aurait-il pas une petite rente à vie pour ceux qui ont donné plus de vingt ans à une entreprise qui les jette une fois qu'ils ne sont plus assez attirants pour un autre employeur ? Les parachutes dorés existent bien, pourquoi pas un revenu de substitution financé par les dividendes des actions ? -, un reclassement.
La réelle victoire aurait été qu'un mouvement de solidarité ait finalement gain de cause.

Et peut-être que le réel intérêt du film est de voir les forces en présence : quels sont les lieutenants d'un milliardaire, ceux qu'on envoie à la négociation envers les trouble-fêtes.
Et qu'une des conséquences sera qu'à l'avenir ceux-ci ne se montreront même plus un peu humain, car c'est ce qui les perd : ces méchants là ont encore une once de naïveté, on peut encore parler, celui qui est appelé "le commissaire" a encore cette faiblesse de ne pas détester être celui par qui du travail arrive, avec l'histoire des lettres on voit combien il est encore pépère (3). Il croit encore que des gens qui n'ont plus rien à perdre, que l'on a acculé, peuvent être de parole.

Et peut-être même que Bernard Arnault, s'il en a eu connaissance, ne déteste pas le film car in fine : 
- Il y apparait comme un grand patron compétent : son job est de maximaliser les profits, son objectif le développement de l'industrie du grand luxe afin de rendre encore plus florissants ses revenus. Le film prouve qu'il y excelle sans s'embarrasser de trop de scrupules, ce qui dans son monde, dans ce régime économique, est une qualité ;
- Il prouve que même si ses sbires sont maladroits il est capable de prendre en compte les requêtes qui lui sont adressées et d'y apporter une solution presque humaine (alors que la somme en jeu pour lui, c'est 30 € pour nous (de la classe moyenne)). 
À sa place je ne ferais rien du tout pour boycotter le film. S'il compromet quelque chose ce serait surtout le Parti Socialiste, par le biais de l'un de ses élus.

Il se fera un peu chambrer lors des dîners en palaces, et comme le dit François Ruffin pour rire, mais il y a un peu de ça aussi au premier degré, il frôle l'humanisme.

Bref, malgré les sourires des principaux intéressés et qui font chaud au cœur, ce film me laisse plutôt l'image d'une défaite. On ne peut plus sauver sa peau qu'au coup par coup en se montrant filous. 

J'avais de très loin préféré la fiction d'un Discount qui montrait une tentative d'organisation solidaire et collective.

Reste que ce film fera peut-être comprendre à ceux qui n'en savent rien que de nos jours en France on peut en être réduit à se priver de manger en attendant le versement de l'une ou l'autre subside et que ça n'arrive pas chez des gens fainéants, mais chez des courageux qui du temps où ils bossaient cultivaient leur potager sur leur pause entre les midis. Que dans bien des endroits on ne peut se déplacer que si l'on parvient à se payer quelques litres d'essence (4). Et que les graphiques rapprochés de l'accroissement exponentiel des ventes et de celui à peine moins fort des repas distribués par les restos du cœur vont peut-être réveiller quelque chose chez certains. C'est déjà ça.

Et que l'idée d'une comédie documentaire, à la Michael Moore, est plutôt bonne.

 

(1) Au delà je ne suis pas certaine que le film ne leur apporte pas une dose massive d'autres genres d'embrouilles ne serait-ce que par l'envie des voisins, la délation (ce sport national), des tracas fiscaux. Il est évident qu'ils ont sauvé leur logis et c'est vital. Seulement à quel prix ? Leurs amis resteront-ils ? Resteront-ils désintéressés ? Et la famille, est-ce que chacun ne va pas se mettre à leur réclamer toutes sortes d'aides, maintenant qu'ils sont censés être mieux lotis ?

(2) J'admire le soin avec lequel la maison est tenue et je pense qu'elle en est la principale responsable. Tout est propre et rangé. 
Chez nous, l'absence de ménage et le désordre règnent d'autant plus en maîtres que nous sommes dans des périodes de difficultés. Elle, malgré tout, elle tient bon.

(3) Comme si des lettres en papier pouvaient ne pas avoir de doubles déjà même envoyés.

(4) J'ai souvenir de plusieurs dîners lors desquels j'étais la seule à souligner que si des personnes restaient coincées dans des zones sans plus d'emplois c'était peut-être tout simplement que le moindre déplacement leur coûtait trop cher. L'argument portait assez peu sur des camarades de promotion qui bénéficiaient presque tous de voitures de fonctions.
Et au passage je tiens à signaler que tout en faisant partie de ceux qui peuvent encore s'offrit le luxe d'un pass navigo, le dézonage me sauve la vie (professionnelle et sociale aussi), et je suis probablement loin d'être la seule. Ça n'est pas du tout neutre.

PS : Au passage j'ai appris la fin surprenante de la série "La petite maison dans la prairie" (dont je regardais des épisodes ado) 


Marguerite - Florence Foster Jenkins


    Xavier Giannoli qui présentait son film au Nouveau Méliès de Montreuil le revendique, son Marguerite est directement inspiré de la vie de Florence Foster Jenkins. Je connaissais son existence depuis déjà un moment - sans doute grâce à Embruns et Matoo ou Zvezdo - et il me semble que je savais depuis toujours qu'elle avait inspiré la Castafiore d'Hergé. 

Il n'empêche qu'en (re?)lisant sa page wikipédia, j'ai appris plein de choses (et un peu souri, mais moins qu'avant d'avoir vu Catherine Frot faire du personnage inspiré quelqu'un de si touchant, et une femme si seule).


"Land of promise" - 2008

Land of promise : the British documentary movement 1930-1950 / Robert Flaherty, Basil Wright, Humphrey Jennings... NUMAV-662298

 

DVD 1 

Industrial Britain / Robert Flaherty, réal. (1931) / Donald Calthrop, voix (n. et b. ; 20 min)
Shipyard / Paul Rotha, réal. ; Jack Beaver, comp. (1935 ; n. et b. ; 24 min)
Workers and jobs / Arthur Elton, réal. (1935 ; n. et b. ; 11 min)
Housing problems / Arthur Elton, Edgar Anstey, réal. (1935 ; n. et b. ; 15 min)
Children at school / Basil Wright, réal. (1937 ; n. et b. ; 23 min)
Farewell topsails / Humphrey Jennings, réal. (1937 ; coul. ; 8 min)
Today we live / Ruby Grierson, Ralph Bond, réal. ; Raymond Bennell, comp. ; Howard Marshall, voix (1937 ; n. et b. ; 23 min)
Eastern valley / Donald Alexander, réal. (1937 ; n. et b. ; 16 min)
People of Britain / Paul Rotha, réal. ; Benjamin Britten, comp. (1936 ; n. et b. ; 3 min)
If war should come (cop. : GPO film unit ; 1939 ; n. et b. ; 9 min)

 

DVD 2

Britain at bay / Harry Watt, réal. ; Richard Addinsell, comp. ; J.B. Priestley, voix (1940 ; n. et b. ; 7 min)
Transfer of skill / Geoffrey Bell, réal. (1940 ; n. et b. ; 10 min)
They also serve / Ruby Grierson, réal. (1940 ; n. et b. ; 10 min)
Tomorrow is theirs / James Carr, réal. ; Joseph Macleod, voix (1940 ; n. et b. ; 9 min)
Words for battle / Humphrey Jennings, réal. ; Laurence Olivier, voix (1941 ; n. et b.l7 min)
Ordinary people / Jack Lee, J.B. Holmes, réal. (1941 ; n. et b. ; 27 min)
Five and under / Donald Alexander, réal. ; Beatrix Lehmann, voix (1941 ; n. et b. ; 16 min)
Night shift / J. D. Chambers, réal. (1942 ; n. et b. ; 14 min)
The countrywomen / John Page, réal. (1942 ; n. et b. ; 13 min)
Summer on the farm / Ralph Keene, réal. ; William Alwyn, comp. ; Philip Robinson, Fred Fairclough, voix (1943 ; n. et b. ; 11 min)
Listen to Britain / Humphrey Jennings, Stewart McAllister, réal. ; Leonard Brockington, voix (1942 ; n. et b. ; 19 min)
Builders / Pat Jackson, réal. ; John Hilton, voix (1942 ; n. et b. ; 8 min)
Words and actions / Max Anderson, réal. ; Colin Wills, voix (1943 ; n. et b. ; 14 min)
A diary for Timothy / Humphrey Jennings, réal. ; E. M. Forster, aut. du texte ; Richard Addinsell, comp. ; Myra Hess, John Gielgud, participants. ; Michael Redgrave, voix (1946 ; n. et b. ; 37 min)

 

DVD 3

Land of promise / Paul Rotha, réal. ; William Alwyn, comp. ; John Mills, Miles Malleson, Frederick Allen... [et al.], voix (1946 ; n. et b. ; 1 h 03 min)
The balance / Paul Rotha, réal. ; Sir Stafford Cripps, participant (1947 ; n. et b. ; 9 min)
What a life ! / Michael Law, réal. ; Edward Williams, comp. ; Richard Massingham, Russell Waters, act.
The dim little island / Humphrey Jennings, réal. ; Ralph Vaughn Williams, comp. ; Osbert Lancaster, John Ormston, James Fischer... [et al.], voix (1948 ; n. et b. ; 10 min)
Britain can make it (n°1) / Francis Gysin, réal. ; Stafford Cripps, participant (1946 ; n. et b. ; 10 min)
Fenlands / Ken Annakin, réal. (1945 ; n. et b. ; 17 min)
Children's charter / Gerard Bryant, réal. ; A. J. Parr, voix (1945 ; n. et b. ; 16 min)
Chasing the blues / J. D. Chambers, Jack Ellitt, réal. (1947 ; n. et b. ; 6 min)
Cotton come back / Donald Alexander, réal. (1946 ; n. et b. ; 25 min)
Five towns / Terry Bishop, réal. ; Mary Blakemann, participant (1947 ; n. et b. ; 26 min)

 
DVD 4 
 
A plan to work on / Kay Mander, réal. (1948 ; n. et b. ; 32 min)
Mining review 2nd year n° 11 / Peter Pickering, réal. (1949 ; n. et b. ; 9 min)
From the ground up / Vilem Tausky, comp. (Jack Ralph, voix ; 1950 ; n. et b. ; 9 min)
Transport / Peter Bradford, réal. ; Thomas Henderson, comp. (1950 ; n. et b. ; 19 min)
The undefeated / Paul Dickson, réal. ; Lambert Williamson, comp. ; Gerald Pearson, Betty Marsden, Leo Genn, act. (1950 ; n. et b. ; 34 min)
Family portrait / Humphrey Jennings, réal. ; John Greenwood, comp. ; Michael Goodliffe, voix (1950 ; n. et b. ; 23 min)
John Grierson : a record of an address by John Grierson at the National film theatre, august 1959 / BFI compilation unit (1959 ; n. et b. ; 13 min)
Close up : recollections of British documentary / Shona Barrett, Caroline Millar, réal. ; Tim Boon, Ros Cranston, Steve Foxon... [et al.], interview. ; Peter Bradford, Sylvia Bradford, Paul Dickson... [et al.], participants (2008 ; coul. ; 40 min) 

En résumé

Au vu des projections auxquelles j'ai pu assister ce qui est incomplet puisque je suis pendant trois jours retournée à Paris travailler, ce fut un festival de haut niveau, un grand cru.
Un seul film nous a laissé dubitatifs - mais nous y sommes allés en dernière minute, parce que j'aimais l'un des acteurs, j'aurais dû me douter qu'à part sa présence il n'était pas pour moi (1) - , un autre, islandais, nous a semblé un peu bancal ; tous les autres étaient entre "très bons" et "grand régal". Et il y en a un qui à mes yeux est un chef d'œuvre : "La terre éphémère" de George Ovashvili. J'en suis sortie toute retournée. Les images m'en restent à l'esprit malgré toutes les autres vues depuis.

J'espère retourner le voir en salles, si possible avec mon fils (le voilà prévenu), qui traînera des pieds quand je lui dirais que c'est juste l'histoire d'un vieux grand-père qui avec l'aide de sa petite-fille fait pousser du maïs sur un lopin de terre destiné à être envahi par les eaux à l'automne, mais sera peut-être pris par la force du film comme nous l'avons tous été - sauf les âmes brutales ou manquant de maturité -.

 

(1) Je tiens à dire qu'il NE s'agit PAS de "Vincent n'a pas d'écaille" dont je connais aussi l'un des acteurs et qui pour sa part nous a réjoui.


Mal aux yeux

Depuis que je sais que ce sont des symptômes communs pour un seul et même tracas (et qui n'est pas évolutif dangereusement) je ne m'en inquiète pas, mais ça ne change en rien les inconvénients subis.

*        *        * 

    Je ne supporte pas, au point que ça me met très facilement au bord du malaise, les éclats de lumières cadencés, ni les images qui se succèdent à un rythme trop soutenu.

Je ne peux donc voir la bande annonce "Arras film festival" de cette année, constituée qu'elle est d'images qui se succèdent de plus en plus vite.

Insoutenable.

 

    J'ai par ailleurs déjà loupé deux ou trois scènes dans les films présentés : boîtes de nuit avec  stroboscopes. Je suis obligée de demander à qui m'accompagnait ce qui s'est produit pendant ces séquences. Heureusement pour moi il ne s'agit la plupart du temps que d'un prétexte pour faire voir des filles à poil ou quasi, ce sont rarement des scènes cruciales. Mais de temps à autre il y a un film dont je me fais une tout autre idée de ce qu'il tente de nous narrer parce qu'il me manque un élément important survenu à ces moments. Quand il s'agit d'une langue que je comprends, je parviens même sans l'image à raccrocher les wagons. Mais quand il s'agit comme ce soir pour "White God" d'un film en hongrois, c'est plus délicat.

    

    Joint au handicap du mal de mer des scènes caméras à l'épaule, ça me limite dans ce que j'apprécie. J'en reste navrée.