D'abord et avant tout il y a eu Atelier 62 et oui il était nécessaire de parler de ces vies-là dans ces années-là, si ce n'est pas nous, la génération des enfants qui ont eu accès aux mots, au papier puis à l'internet, qui nous y mettons, qui le fera ?
Puis il y a eu Montparnasse Monde, cette tentative d'épuisement d'une gare de Paris, et dont la lecture a fait que désormais ce lieu est pour moi habité, je n'y passe plus sans penser à l'un ou l'autre détail, en remarquer de nouveaux, et finalement trouver un certain charme à son côté bétoné qui m'a semblé si longtemps si laid.
Sur son site apparaissent régulièrement les revues de questions, qui renouvellent ce genre si spécifique aux blogs de Qui a bien pu débarquer chez moi et pourquoi ? Vouloir m'y essayer m'a permis de découvrir certaines choses sur Traces et trajets que je ne soupçonnais pas.
Récemment nous avons été gâtés de Cinq jours ouvrables façon Libé. Bon sang mais c'est bien sûr !, et comme ça va bien aux blogs.
J'avais commencé à mon tour dans l'allégresse un billet, mais la semaine choisie fut trop riche en trop intimes péripéties. Je ne pouvais ni en faire abstraction ni les publier. Cela dit, je conserve l'idée, quitte à retenter ma chance lors d'une semaine plus neutre, ou en inventer une où les activités seraient du même type que celles qui eurent lieu mais avec le pas de côté nécessaire à protéger suffisamment de confidentialité pour que ceux qui m'entourent ne puissent se sentir blessés ou dévoilés.
Et voilà qu'aujourd'hui c'est grâce à elle que je me rappelle que le 27 septembre n'est pas un jour comme les autres (1). Je l'avais su mais j'avais oublié et surtout pas bien fait gaffe qu'on était le 27 ; grand privilège de ma nouvelle vie je peux m'octroyer le luxe de ne penser pas trop à la date qu'on est.
Je ne peux que me dire, Allez zou au boulot ! En plus que si je veux tenir 40 ans je risque d'avoir à peine le temps.
Et comme je ne me sens pas de taille à rivaliser sur le chemin des imposants aînés, je vais jouer façon XXIème siècle c'est à dire en live-blogging comme on dit. Une sorte de touiteur mais sur un seul billet qui bougera peu à peu au cours de la journée (2).
Ce qui est drôle c'est que pour une fois aujourd'hui je n'ai rien de prévu du tout. Et comme mon existence m'a pour l'instant imposé de me spécialiser dans l'écriture du Rien (3), ça tombe très bien.
Merci encore, Martine, pour les bonnes idées. C'est en travaillant sur de bons thèmes qu'on finit par faire des progrès.
(1) Un jour dans l’année de Christa Wolf.
(2) Ne pas le prendre comme une idée originale, l'ami Xave l'a déjà et fort bien fait.
(3) De façon très étrange et très inéluctable.
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