today, entre Paris et à côté
Partant précipitamment il a enfermé chez lui l'ami qu'il hébergeait. Ç'eut pu être drôle mais l'ami avait un train et des enfants qui potentiellement l'attendaient à l'arrivée.
Quatre courriers dans la boîte aux lettres de la vieille poste : trois qui concernent des résultats ou frais médicaux. Du coup la piteuse publicité que comptait le quatrième est devenue bien-venue.
Scrupuleuse, je rends le DVD du poste qu'on m'avait prêté pour un "zone 1" que j'avais demandé. Diable, il eût fallu que je n'y touchasse point. À la BNF, je n'avais point songé que nous fussions censés ne pas savoir faire.
Il prône une vie saine, sans téléphone portable, cet esclavage et peu après je le vois s'enquérir à la caisse du magasin d'un téléphone, coup de fil urgent. Du coup le caissier lui tend ... son propre portable.
(Je n'ai pas ri longtemps, l'affaire nécessitant d'appeler n'était pas drôle. Du tout)
J'ai aujourd'hui beaucoup pensé à Vladimir P et ce n'est pas seulement la faute à Maïa M. Je n'avais jamais songé à cet homme en termes de séduction, seulement en Sauve qui peut !
J'ai beaucoup pensé à Limonov aussi : le livre d'Emmanuel Carrère me plonge dans des abîmes de réflexion qui ne concernent pas que l'aventurier russe, dont la vie permet de réfléchir aux nôtres.
C'était difficile de devoir partir avant la fin, désolée Eduardo.
Je savoure la chaleur, même si elle n'est pas sans conséquences sur ma libido.
C'est l'été l'automne.

