ce matin, dans Clichy
J'étais au courant depuis la veille grâce à Satsuki et quelques autres. J'avais réentendu la nouvelle vers 6 h 30 à la radio, ce n'était donc pas une surprise.
Seulement après avoir quittée en sortant de la piscine et pour la dernière fois de l'année scolaire la camarade d'entraînement qui fait une part de chemin avec moi, quand je suis entrée chez le marchand de journaux - mercerie, lequel écoute France Inter bien fort dans sa boutique.
Ce sont donc les mots "Tarmac" et "Villacoublay" qui m'ont accueillie. Et aussitôt une bouffée de souvenirs du plus beau jour de ma vie. Ce moment où les gens devaient s'accorder sur qui allait accueillir et qui restait. Et tous, qui pendant des mois s'étaient mis entre parenthèse afin de secourir et qui brûlaient d'en être, sauf 2 ou 3 que les médias dérangeaient, et qui ne souhaitaient pas cette invasion dans un moment qu'elles préféraient confier quitte à plus tard mais à l'intimité, se faisaient des politesses, classe jusqu'à la fin. Et celle qui avait été la cheville ouvrière de tout le dispositif sommée par tous d'y aller.
C'était il y a six ans. Ma vie n'a pas été un long fleuve tranquille et tant de choses ont pour moi changé. Peut-être que cette première libération c'était moi qu'elle avait libéré. Et la liberté demande beaucoup de force et d'énergie pour être assumée.
Bonne réadaptation aux nouveaux revenus.
PS : Comme on le remarquait avec @elizaleg, le mot tarmac tend à n'être employé que dans ce cas précis. Puis on le remet dans la naphtaline.

