This very morning, later than usual but not so late
La fatigue est telle que je n'ai pas le choix, je dois me ménager des poses forcées, même si au moment concerné je me sentirais presque en état de faire quelque chose. Je sais qu'au moment suivant où ma présence en forme sera requise, si j'ai usé mes forces elles n'y seront pas.
Ce matin c'était comme ça, rester au lit jusqu'au bout naturel du sommeil. Ce qui, lorsque toute sa vie ou presque on a été habitué à des réveils contraints vers 6h30 ou 7h signifie se réveiller une première fois puis repartir vers d'autres songes, plus agités et dont parfois on se souvient.
Ç'avait été une nuit avec fièvre, depuis 5 ans j'y suis habituée au point d'avoir à portée de main un tee-shirt de rechange quand le premier est trempé et que passé le pic de fièvre le froid me réveille du vêtement mouillé. Ces nuits de pallud affectif me laissent généralement épuisée. Le sommeil supplémentaire était donc bienvenu.
J'y ai fait des rêves. Je suppose assez mouvementés, les rêves de rendors le sont si souvent.
Toujours est-il que lorsque la lumière du jour naissant délicatement m'a réveillée, j'ai pu sauver une phrase, une phrase, une phrase et une seule, mal foutue et bancale, en anglais :
"I am the man who doesn't like clock."
qu'un homme me confiait. Mais plus rien du tout du reste, tout le rêve ayant été instantanément effacé. Plus aucune trace de qui pouvait être cet homme, ni de son allure. Une vague impression de gens autour d'une table comme pour une assemblée, une réunion, quelque chose de l'ordre du travail, d'un projet et encore plus ténu, que la personne qui avait inspiré le personnage de Wytejczk en était (au moins à un moment donné). Mais peut-être venait-elle du rêve qui avait précédé le dernier.
Ce n'est pas la première fois, c'est même presque fréquent qu'un rêve ne parvient à jeter qu'un seul caillou sur les rives du réveil. Mais je sens que je n'ai pas fini au cours de la journée de m'interroger.
Who the hell was that guy ? And what did he exactly mean ?

