Il fallait quand même avoir de l'énergie dans les pattes, mon clavier fait ouille ouille ouille depuis mon retour après le bref essai. Ça peut constituer une bonne technique de reprise si l'on se sent rouillés : petit stage sur machine à écrire mécanique. Ensuite sur un clavier d'ordinateur nos mains peuvent s'envoler.
Loués soient les conjoints d'écrivains dans les années d'avant l'ordinateur et les machines électroniques. J'avais oublié combien c'était bruyant, et à moins d'être logés grand, ça devait leur faire des nuits difficiles.
Cette patience qu'il fallait pour retaper les textes qu'on ne pouvait corriger sans ratures ou sans tipex, et que de toute façon ça se voyait. Ça aussi j'avais oublié.
Pour la première fois depuis longtemps Stéphanot a manifesté un (bref) intérêt pour autre chose que le jeu en réseau qui l'a annexé. Et de l'amusement. Vive les vieux objets !
À part le B qui tend à se coincer, tout fonctionne à merveille. Survivante d'un temps où il ne fallait pas gâcher j'ai du mal à comprendre pourquoi on jette quelque chose qui ne demande encore qu'à fonctionner. Reste la question des rubans. Peut-on encore en trouver ?
J'ai eu de la chance mais il ne faut pas rêver, ce n'est ni une Underwood, ni une Remington ni même une Olympia (1) (2) mais une simple Burométal de chez Duriez du temps des téléphones à sept chiffres. N'empêche.
(1) mais j'ai quand même chipé le titre du billet, ainsi que du précédent qui va suivre
(2) pour les curieux de jolis modèles par là.
[photo : 1er essai]
PS : à propos d'objets qui de mains en mains circulent, à l'intérieur de ce billet de KMS, video à regarder.

