Il a un rendez-vous professionnel sérieux en début de semaine. Me l'a dit et je m'en souviens.
Complète l'information hier soir d'un Il faudrait laver ma chemise blanche, légèrement inquiet, qu'il s'agisse de la rencontre prévue, de ma réaction lasse (1) ou de l'état du vêtement.
Je ne suis pas d'humeur à revendiquer qu'enfin des lessives on me libère. Depuis que je travaille chez moi il est vrai que cette charge ne pèse pas tant qu'avant. Pour autant, j'ignore pourquoi mais mettre en route la machine à laver semble au-dessus des forces du reste de la maisonnée. Pourtant je ne suis pas particulièrement experte en la matière. Il m'arrive même parfois quelques mésaventures qui feraient rougir de honte toute casalinga digne de ce nom.
Le temps de régler son sort à la session précédente, je me mets seulement ce soir en quête de l'objet à laver vers la zone de linge du demandeur. Des chemises qui s'empilent, oui. De blanche, aucune.
Je finis lorsqu'enfin je le croise par demander, perplexe et doutant d'avoir bien compris, l'information au principal intéressé : Euh, dis, ta chemise blanche, c'est laquelle, qu'il fallait laver ?
Il retourne au tas et très vite m'en tend une de celles en bon état.
Certes blanche. Mais à fines rayures verticales sombres.
- Mais elle est pas blanche ! je fais.
- Si, blanche. Mais à rayures. répond-il sans plaisanter ni se démonter.
Je crois qu'il serait tant qu'on prévienne les lessiviers. Il y a de nouvelles tendances à conceptualiser.
(1) Yenamarreàlafinsivousvoulezqueleschosessoientlavéesàtempsmettezlesdanslepanier [de linge sale, cela s'entend]


Tu m'étonnes.
C'est pareil chez nous (enfin on est que deux potentiels à lessiver, mais quand même).
Et là, je ne sais pas au moins 10 machines en 10 jours, je craque un peu.
Heureusement, si L'Amoureux me sortait le coup de "si blanche, mais à rayures", ça serait sur un ton qui me ferait exploser de rire.
En fait je crois même que s'il avait vraiment besoin, il aurait pris les devants. Un peu aidé, peut-être.
Rédigé par: Anne | 02 novembre 2009 à 09:03
C'était dit tout gentiment mais pas pour faire rire, juste parce que pour lui ce qui primait c'était le fond.
Cela dit je ne me plains pas, j'écrivais juste parce que c'était marrant.
Et puis je n'assume plus comme avant les tâches ménagères, j'arrive à réserver mon temps pour écrire ... et l'on vit dans la crasse et le fourbi. :-(
Rédigé par: gilda | 02 novembre 2009 à 09:16
PS : Sans compter que c'est un gros progrès il y a quelques années ça aurait donné au matin même du vêtement nécessaire : - Ma chemise blanche, où elle est ? (air paniqué).
Rédigé par: gilda | 02 novembre 2009 à 09:17
C'est drôle cette histoire !
Ah je frémis, comment ferions-nous sans machine à laver ! Quelle horreur...
Rédigé par: Fauvette | 04 novembre 2009 à 13:51
On ferait comme avant, on y passerait plein de temps et on aurait les mains rugueuses. Je me souviens des lessiveuses, intermédiaires mécaniques entre le "à la main" et notre "à la machine" de maintenant. Il n'y a pas si longtemps des femmes (cf. la devenue fameuse Mère Denis) faisaient profession d'être blanchiseuses et bossaient aux lavoirs (bon sang l'hiver ...). C'est pour des tas de choses comme ça qu'il ne faut pas trop compter sur moi pour entonner à pleine voix l'air du "C'était mieux avant".
Non, pas tout et pas pour tous.
Même si je suis la première à déplorer les excès de notre monde marchand.
Rédigé par: gilda | 04 novembre 2009 à 16:58
Je ne sais pourquoi, j'ai un fils qui s'occupe toujours de sa lessive et l'autre jamais.
Pour lui, j'avais mis au point une regle feroce et intransigeante. Je ne lave que si c'est a moins d'un metre du lave linge.
Mais il faut etre capable de rester de glace devant les previsibles episodes de panique voire de reproches...
Rédigé par: cultive ton jardin | 16 novembre 2009 à 02:57
Je taquinais mon beau-pere quand il disait "Autrefois, on avait des domestiques".
Je rectifiais: "Autrefois, mes ancetres etaient domestiques des votres".
Ma grand mere faisait les lessives des (petites) bourgeoises du quartier... en plus des siennes, six enfants...
Rédigé par: cultive ton jardin | 16 novembre 2009 à 03:13