ce matin au petit déjeuner
Stéphanot déboulant dans la cuisine pour se préparer son chocolat chaud. Cause d'une interro de latin, combien le thème lui fut difficile, puis :
- Oh là là, c'était bizarre au collège hier, y avait la moitié du collège absent, c'était tout bizarre à la cantine.
Accaparée par un délicieux croissant, sans activer le moindre neurone, et étrangement pas même inquiète, à peine vaguement surprise d'une telle proportion, j'embraye :
- La grippe A ?
- Mais non, l'Aïd. (avec haussement d'épaules du ton du reproche implicite Mais, maman, où vis-tu donc ?)
Et surtout au fond : à quelle époque ? Le retour du religieux, qu'il s'agisse de sectes ou de nos quelques grands monothéismes répressifs, méprisants pour les femmes, anti-contraceptifs et guerriers ne cesse de m'inquiéter. Il est si urgent que l'humanité sorte du très nataliste et capitaliste "Croissez et multipliez" qui la mène à sa perte.
Et puis toujours chez moi ce : mais pourquoi attendre qu'un bon dieu (whoever one) nous fixe une date afin de faire la fête ? On pourrait pas juste se mettre d'accord entre humains amis ?

