Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain, métro parisien
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Ceci n'est pas un billet publicitaire je n'ai aucun lien économique avec quiconque de concerné et y compris l'accès aux textes j'ai tout payé de mes propres denier sauf le téléphone qui me fut offert pour mon anniversaire il y a deux ans (déjà deux ans ?). Je précise pour ceux qui voudraient tenter l'expérience qu'il s'agit d'un appareil qui capte l'internet mais sans être de ceux très perfectionnés ou très chics qu'on voit partout désormais.* * *
Je suis une lectrice compulsive. Ça ne sert à rien de le nier.
Les livres de papier sont mes bien-aimés, ne tombent jamais en panne, sentent la poussière en vieillisant, ne demandent comme entretient que de n'être ni mouillés ni brûlés. Permettent toutes sortes de fantaisie dans leurs annotations.
Cependant l'internet est mon biotope et après bientôt une dizaine d'années à fréquenter l'écran pour autre chose que les programes qu'au travail j'y développais, je peux désormais sans aucune gêne y lire un roman en entier.
J'ai longtemps souffert de devoir emprunter la ligne 13 aux heures de pointes chaque matin et chaque soir de chaque jour ouvré. Ce n'est pas tant la promiscuité de bétaillère qui me gênait que le fait de ne pouvoir pas même entrouvir un poche.
C'était au point que j'ai écrit dans ma tête un polar entier, dont le titre serait "Ligne 13" alors qu'il n'a rien à y voir - mais il faut bien s'occuper -. Je ferais bien de le poser sur papier avant que de l'oublier. L'intrigue était subtile à souhait, j'en ai eu des trajets pour pouvoir paufiner. J'ai même le nom de l'inspecteur : Daniel M. et les détails qu'il faut, sauf le moyen qu'aurait l'un des personnages à se procurer une arme à feu.
Voilà qu'en 2009 alors que je vis désormais dans le luxe (mais hélas pas le stupre), et peux m'accorder des déplacements hors des heures bousculées, la solution à mon problème est soudain apparue : des feuilletons sur téléphone. Un épisode chaque matin, à lire sur l'écran.
Moi qui ai commencé l'écriture en feuilletonnant sur l'internet (ça s'appelait Sans nouvelles - thème chez moi très très récurrent -), j'ai bondi dés la première annonce, essuyé sans doute les plâtres techniques, ça n'a pas fonctionné du premier coup, dure condition de pionnier, mais voilà c'est bon désormais.
Et dés que je me retrouve dans un métro tassé, un ascenseur, un endroit d'attente où il est fastidieux d'ouvrir un bouquin, hop j'ouvre le téléfonino et je me délecte d'une lecture discrète (1) et bien dosée.
(1) sauf quand j'éclate de rire, mais ça c'est ma responsabilité
[photo : in situ]
PS : et merci à mes yeux qui ont décidé pour l'instant de n'être pas déjà vieux. Continuez s'il vous plaît.
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