Ce dimanche, par ici
Philippe Didion écrit ce matin dans ses notules , qui sont souvent par leurs sujets qui m'intéressent et leur humour discret et consolant de mes petits réconforts du dimanche :
"Avant un scrutin, je suis toujours persuadé que c'est grâce à moi que le camp que j'ai choisi va l'emporter et que les autres, privés de mon précieux soutien, vont se ramasser lamentablement. La politique n'est pas le seul domaine sur lequel sur lequel je m'imagine régner en maître. Un journal que je cesse d'acheter est condamné à cesser de paraître dans les plus brefs délais, un commerçant auquel je retire ma pratique ne peut que mettre la clé sous la porte, le PMU, que j'ai délaissé pour les paris sur le football, doit sentir le vent de la faillite, les compagnies pétrolières, depuis que je prends le train, sont au bord du gouffre et quand je cesserai de fumer, les buralistes descendront dans la rue."
Il conclut par un trait d'humour, le marchand de légumes ayant échappé à sa malédiction et j'ai bien ri en le lisant, moi qui suis affublée depuis quelques temps de la croyance inverse en un petit pouvoir bénéfique que j'aurais, mais plus spécialisé :
dés lors que les livres d'une personne que j'admire, aime ou apprécie me font un bien fou, voilà que pas trop plus tard après notre rencontre ou qu'il ou elle se soit enfin décidé à se faire publier, vient la reconnaissance soit généralisée jusqu'à l'ISF soit par prix interposés. Deux cas réjouissants et récent dont un qui m'a très fort amusé à cause d'une histoire de petit déjeuner injustement trop discret, sont venus s'ajouter à une liste qui comporte désormais 19 entrées, et peut-être que j'en ai oubliées. Et je ne compte pas le cinéma (2 cas), la musique (1 personne, j'espère une deuxième bientôt) et un mélange de littérature et politique (comme si le sortilège favorable avait dévié d'objet - ne me reste plus qu'à regretter les livres qui ne s'écrivent plus -) et un autre dont je suis incapable jusqu'à présent d'apprécier le travail (1) mais la personne si.
Mon engagement n'est pas nécessaire, puisque bien des succès littéraires m'indiffèrent ou me laissent étonnée : je n'avais personnellement pas aimé ou pas tant que ça, alors de même que certaines victoires électorales me laissent profondément perplexe, je ne comprends pas.
Il n'est pas non plus toujours suffisant puisque deux personnes l'un au tout sud et l'autre au nord, ce dernier s'étant sous la pression d'événements, d'éléments, extérieurs rangé des voitures écrits et ne fournissant donc plus matière à mascotter, et que pourtant j'aimerais tant aider, y échappent encore. Mes études de magie ne sont pas complète ou alors mal finies.
En revanche il est à crémaillère ; même si l'auteur disparait de ma proximité, le pouvoir favorable peut se prolonger. Contrairement à celui du créateur des Notules, mon ou leur retrait n'a aucune conséquence, un enchantement vaut pour la vie (on dirait).
Enfin, et je m'en désole plus encore ces jours-ci, je n'ai aucun mais alors aucun pouvoir ni de près ni de loin sur les malheurs dus aux absurdités bureaucratiques de nos sociétés. Pas la moindre malédiction de neutralisation à envoyer aux décisions douanières déplorables pour en paralyser les effets. Pourtant dieu ou son absence sait combien j'aimerais parfois aider.
C'est pas tout mais pour jeudi 18 j'ai mon ubiquité à devoir travailler : 5 ou 6 belles propositions pour occuper la même soirée. Je vais donc devoir vous laisser. Prenez soin et écrivez.
PS : Et pour ceux qui, enchantés, auraient envie de rattraper leur retard, les notules des débuts et des années d'avant sont aussi téléchargeables sur publie.net par ici :
Notules dominicales de culture domestique, morceaux choisis (2001-2007), 242 pages, 5,50 €
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[photo : rien à voir, juste que je l'ai prise ce matin sur mon chemin, et que cette voiture du siècle passé n'est pas sans rappeler par son allure un trophé]
(1) C'est d'ailleurs ainsi chez Satsuki que nous nous sommes rencontrés, à cause de ma solide non-appréciation d'un de ses premiers thrillers. Mais je ne suis vraiment plus une bonne cliente du genre, du suspens j'en ai trop lu, les dénouements haletants désormais m'indiffèrent.


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