Clichy, rues, vendredi 26 juin 2009 au matin.
Depuis que j'ai cessé "l'usine" j'évite avec soin de prendre le métro ou le train aux heures de pointes qu'elles soient du soir ou du matin.
Ce n'est pas que par confort. C'est aussi afin de ne pas rajouter à l'encombrement de ceux qui ne choisissent pas et dont j'ai pu m'extraire de la masse à grand-peine.
C'est comme une sorte de respect qu'à mes anciens collègues d'infortune je dois.
Parfois cependant, un train ou un de ces rendez-vous qui sont inévitables se prend à ces heures là.
C'était vendredi le cas.
Et dans les rues qui mènent au métro, Stéphanot et moi croisions de nombreux passant, qui s'y rendaient ou en venaient, ou marchaient hâtivement d'un autre point A (domiciliaire) à un autre point B (professionnel).
Plus qu'un autre jour, beaucoup parlaient à leur téléfonino. Et presque tou(te)s leur confiait le Sésame ouvre-toi de ce matin-là :
"Cinquante ans" semblait le mot de passe, précédé ou non d'un "Oui", suivi en option d'un "Tu te rends compte ?".
Et la gravité collective, dont je prenais ma petite part à cause de tant et tant d'heures dansées, divertissait mes chagrins (je les collectionne si bien).
[photo : rue de Clichy, reflet d'après pluie, 16 juin 2009]


C'est fou comme dans ce genre de circonstances, on arrive, outre la "distraction", à se sentir une part d'un immense tout disparate, je trouve...
Rédigé par: Anne | 29 juin 2009 à 10:12
J'aime bien votre photo.
Rédigé par: fanette | 30 juin 2009 à 23:53