Ces jours derniers, par ici
Même si l'absence de grand froid m'accorde comme une trêve, le souci ces temps-ci est un sommeil à n'en plus finir : une heure d'éveil quelle que soit son activité en réclame pour compenser deux de profond endormissement.
Pas moyen de lutter.
Pas moyen non plus de mener une vie normale.
Impossible d'écrire, seuls les engagements professionnels ou amicaux sont (pour l'instant) (encore) honorés. Je ne suis plus qu'un ustensile obsolète aux batteries qui ne se chargent plus.
Pourtant jusqu'à ce qu'on s'acharne à nouveau, heureusement dans un domaine où mes illusions depuis immense lurette ont été bousillées, j'étais plutôt moins triste. Un message m'avait redonné une (micro) part d'espoir, les amis m'ont offert de bons moments ou mots réconfortants, la vie à nouveau ne me mesure plus sa magie.
La moindre plainte serait mal venue. Mais voilà il faut dormir. Et on est censé, adultes, faire un peu d'autres choses.
En ce moment, c'est au-dessus de moi.
[photo : hier matin, de retour d'un rendez-vous - on a ceux qu'on peut -]
PS : Pardon pour tous les retards de réponse aux messages. Je les déplore d'autant plus que précisément en ces temps défaillants, ils sont plus utiles que jamais.


Mais sans doute est-ce toi qui a le plus besoin de ces messages dont tu parles. As tu songé à changer les batteries ? :-)
Rédigé par: berlioz | 21 décembre 2008 at 14:15
Le problème c'est que j'ai essayé à peu près tout ce qui était en mon pouvoir. Epuisé toutes les aides professionnelles et médicales possibles à peu près rationnelle que pour les autres je le suis sans doute trop (et de toutes façons pas assez fortunée) pour en espérer quelque chose, je vais trop mal pour pouvoir changer de boulot (celui pour gagner des sous) mais pas assez pour motiver un arrêt maladie suffisamment long pour me permettre de revenir vraiment d'aplomb - en fait c'est aussi qu'à "l'usine" on en demande trop aux gens, alors dés qu'on n'est plus à 100 % de ses capacités on ne fait plus l'affaire -. Ça fait plus de deux ans et demi que le piège des circonstances et des défaillances s'est refermé sur moi et j'ai beau faire tous les efforts possibles je n'en vois pas l'issue et dans aucun domaine. Chaque fois que je crois en entrevoir une, elle se révèle impasse, qu'un domaine semble apaisé, c'est parce qu'un nouveau coup se prépare, il faudrait que je sois en mesure de me battre professionnellement mais comme je doute de tout après ce qui m'est arrivé, et qu'en plus je suis épuisée, j'en suis devenue incapable.
Rédigé par: gilda | 21 décembre 2008 at 16:46
Je n'ai pas beaucoup d'énergie pour écrire, mais je pose ici des affectueuses pensées, à défaut de mieux.
Je t'embrasse
Rédigé par: Anne | 22 décembre 2008 at 10:42
Oh merci Anne. Et bon courage à toi.
Rédigé par: gilda | 22 décembre 2008 at 13:07