Ce matin au courrier
C'était à la veille de mon anniversaire, un mois et trois jours en amont d'ici. La chambre de service où loge ma fille a été cambriolée, la serrure grossièrement forcée, et son violon volé.
Dans les jours qui ont suivi, nous avons fait les démarches nécessaires auprès des polices, la judiciaire et celle d'assurance. Concernant cette dernière, c'était moins simple que la logique ne l'aurait voulu : par suite de rachats successifs et, je le confesse, de mon peu de passion pour le sujet, je ne savais même plus à qui je devais m'adresser.
J'ai trouvé et au téléphone on m'a fort civilement indiqué d'envoyer déclaration de police et facture du serrurier. Ce que j'ai fait dés que ces documents furent en ma possession.
Un premier courrier m'était parvenu en retour assez rapidement ... pour signaler que le cabinet xxxx était en train de déménager et indiquer toute la collection des nouvelles coordonnées.
Autant j'ai été stable quant à ma résidence, car ses lieux qui correspondent à "C'est là" me vont profondément (1), autant j'ai connu dans ma vie professionnelles de multiples déménagements aux causes parfois mystérieuses ou dramatique (une fois). Je sais donc la peine qu'on a les premiers jours à assurer le courant tout en épongeant le surcroît et la fatigue d'une adaptation à de nouveaux locaux.
J'avais donc décidé de ne pas encombrer, me montrer patiente, ne rappeler qu'une dizaine de jours après.
Un second courrier m'est parvenu avant ce délai.
Il nous communiquait notre nouveau numéro de contrat puisque n'ayant jusque-là subi aucun sinistre, nous étions restés sous la référence de l'ancien courtier.
Plog.
Voilà qu'aujourd'hui, soit quatre à cinq jours plus tard et alors que j'avais prévu de les recontacter, je reçois une troisième missive ... accusant réception de la déclaration de sinistre et nous annonçant sous plis séparé un remboursement de la facture du serrurier.
A Pâques ou à la Trinité ?
Une fois de plus il va falloir dépenser temps et énergie pour se battre afin de recouvrer ce qui nous était dû. Avec ce sentiment que désormais c'est l'option systématique que les entreprises auxquelles on a affaire comme consommateurs et clients choisissent : comptant sur la lassitude, le manque de temps ou la pure négligence de qui a besoin de leur service et réalisant ainsi ce qui passe pour de substantielles économies et le sont de toutes façons en terme de trésorerie (2). On en arrive ainsi à un système où celui qui est récompensé est celui qui n'effectue pas correctement le travail promis ou la prestation. La concurrence n'offrant qu'un faux-semblant de choix.
Entre moi et ce monde, quelque chose ne va pas.
(1) On ne peut jamais savoir quels bouleversements la vie nous réserve mais il est évident que si je dois le faire un jour, je ne les quitterai pas sans regrets, même pour un palais.
(2) Au point qu'en l'occurrence les agios induites pour cette grosse dépense imprévue sont pour notre pomme et encore ne nous plaignons pas : nous avons pu y faire face.


Pénible, n'est-ce pas... Et presque systématique, en effet.
Notre banque ayant fait une erreur dans les frais bancaires, nous facturant quelques 30 euros pour une carte bleue inexistente, nous :
-> avons envoyé deux mails (restés sans réponse)
-> sommes allés sur place une première fois
-> avons envoyé un courrier avec photocopie du relevé de compte où se situait l'erreur
-> sommes allés sur place une deuxième fois
-> avons téléphoné et convenablement râlé, car plus de six mois s'étaient écoulés
avant d'obtenir enfin remboursement. Tant d'énergie pour cette somme, ça peut paraître ridicule, mais c'était aussi une question de principe.
Rédigé par: Anna | 17 décembre 2008 at 14:38
Oui Anna, en plus qu'on peut le vérifier pratiquement dans tous les domaines avec des records dans ceux qui ont émergé récemment (peut-être que dans les autres traîne encore vaguement la notion de respect du client ?) que sont la téléphonie mobile et la fourniture d'accès à l'internet (au câble, au téléphone ...). Sans parler de la perversion d'un système qui veut que des appels pour dysfonctionnement soient facturés au client et en fonction de leur durée : donc plus le prestataire est nul plus l'entreprise y gagne ! S'il y avait la moindre équité dans l'organisation il serait au contraire logique que le coût soit défalqué sur la facture suivante du client (ce qui le dédommagerait par là-même de la perte de temps induite par le fait que le service était défectueux).
Rédigé par: gilda | 18 décembre 2008 at 14:26