Ce qui est en train de se passer (c'est juste une révolution qui a démarré)
vendredi 7 novembre 2008, Paris, rue Montorgueil, café Reflets
En octobre 2004, à Melun en la compagnie fascinée et ravie de quelques conspirateurs j'avais assisté à la démonstration du travail d'un ordinateur auquel on avait appris à apprendre (à défaut d'à penser).
On en entend peu parler mais du jour où les applications possibles jailliront du côté de la vie quotidienne celle-ci sera changée (dit sans jugement de valeur : selon l'usage qui en est fait de telles inventions sont porteuses de progrès ou d'oppression).
Vendredi dernier, dans un local du centre de Paris, j'ai également eu le sentiment d'assister à une révolution qui levait. Elle ne date pas d'hier, ses principaux acteurs sont vibrants sur l'internet depuis qu'il est devenu abordable. Et ce n'était pas la première présentation, je ne crois pas (1). Seulement arrive un moment où les énergies se fédèrent, les résultats prennent forment et sortent de leur chrysalide, où les essais sont transformés.
Et en plus c'était chaleureux, direct, sans toutes les complications et les tralalas que le succès quand il viendra mettra.
Cette soirée-là, on s'en souviendra.
Pour les courageux, un compte rendu "Côté papier" :
Ceci n'est pas un compte-rendu
et un vrai de vrai avec les liens vers tous les autres, chez François Bon :
publie.net live
(1) Je sors difficilement d'une sale parenthèse, ce qui fait qu'entre l'automne 2005 et ce printemps-là le monde a beaucoup bougé Sans moi. Parfois le sentiment de m'éveiller après un long coma.
[photo : le plafond du café]


Chère Gilda Fiermonte, je découvre en lisant ce texte que nous avons assisté tous deux, voilà déjà plus de 4 ans, avec un groupe clairsemé de personnes, à la présentation du logiciel Marlowe, un générateur d’expériences de pensée créé par Francis Chateauraynaud, que j'avais invité à la Médiathèque de l'Astrolabe à Melun, en compagnie de l'écrivain François Muratet. C'est assez étonnant pour que je m'en souvienne. Et troublant de figurer ainsi dans ce que vous décrivez fort bien avec "le sentiment d'assister à une révolution qui levait". Et l'autre soir, à la lecture de Publie.net, présent également, mais trop de monde pour pouvoir parler à tous, et avec vous donc, mais je vous ai bien vue, et je me suis même permis, mais vous l'avez déjà remarquée, d'utiliser pour la mise en ligne des enregistrements des lectures sur Radio Marelle, vos deux très belles photos du Centre Cerise. Merci donc, à retardement...
Au plaisir de vous lire.
Pierre
Rédigé par: Pierre Ménard | 10 novembre 2008 at 13:21
Chère Gilda,
juste un petit signe de la part des membres du réseau de Marlowe, lequel se souvient très bien de la rencontre de Melun en octobre 2004, le 16 octobre très précisément.
Notre "IA à la française" poursuit son développement sûrement et lentement, et c'est très bien ainsi. Il y a eu une petite sortie publique en avril 2007 ... on en trouve des traces sur la toile ...
Depuis, la clandestinité relative est de mise au vu du contexte général - qui touche de plein fouet la recherche publique comme vous le savez...
Merci pour cette évocation - et merci à Tirésias, le robot de MRLW qui a attiré mon attention sur ce magnifique blog.
A bientôt peut-être, ici, ailleurs, dans le monde sensible s'il parvient à survivre aux mauvais coups !
FC
Rédigé par: Francis Chateauraynaud | 10 novembre 2008 at 20:36
Grand merci à vous deux. Ça fait particulièrement chaud au coeur au retour d'une journée de salarié, de voir que l'autre part de notre travail a pu être utile ou intéresser ou (re)créer des liens.
En lisant le commentaire de Pierre, je me suis dit "ça alors" (hélas je ne suis pas physionomiste, je n'ai pas su vous ou te reconnaître vendredi).
En lisant le suivant, et connaissant Marlowe (et Tirésias) je me suis dit, ben oui, forcément, il fait son boulot et le fait parfaitement. J'apprécie que vous ayez pris le temps de laisser un mot.
Cela dit, si besoin de discrétion je peux modifier ou mettre hors-ligne tout ou partie des commentaires et du billet.
Rédigé par: gilda | 11 novembre 2008 at 02:05