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Commentaires

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Ouh, je frémis mais de plaisir aussi devant un tel texte...
(Un français dont le père était né en Algérie, comme mon voisin Le Goût, s'est vu retirer la nationalité française, nous en parlions justement avant-hier...)

J'hésite à mettre un commentaire sur cette note, ça risque de me jouer des tours dans le futur...

@ berlioz : j'en vois qui ont tout compris :-) :-) (je me sens moins seule)

@ milky : je ne connaissais pas le cas personnel que tu évoques, mais je n'avais effectivement pas écrit au hasard d'une imagination débordante (hélas).

"[…] Depuis que la déclaration de santé est devenue publique et obligatoire, nombreux sont déjà les collègues qui ne m'adressent plus la parole. Mon mal n'est pas contagieux, mais la peur si. […]"

Voilà ce que vivent les épileptiques qui font une crise en public !

Tiens en passant je suis aussi un fils de quelqu'un né ailleurs ! C'est grave docteur ?

C'est emmerdant, moi qui suis insoupçonnablement français de souche (c'est même le nom d'un de mes ancêtres, De Souche, je crois)... je me sens de moins en moins français à mesure qu'on met en cause la françaisitude de mes contemporains. C'est grave, Docteur ?

Bonsoir Lomalarch et merci d'avoir laissé un mot,

Ben non c'est pas grave, c'est juste que la pure françaisitude n'existe pas plus que la pure aryanicité, hormis dans la tête de certains politiciens paniquants et celle de leur supporters.
Il y a juste des êtres humains vivant plus où moins longtemps sur le même coin de planète, ce qui finit (ou non) par leur donner des références ou des façons d'être et généralement une langue commune. Ça peut être joyeux 5 mn si ça permet de s'identifier à une équipe de foot qui gagne ou presque ou à se dire qu'on est les champions du train qui va vite sur rail (la précision est d'importance cf.http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2007/04/06/l-escargot-le-plus-rapide-du-monde.html ) , ça peut très vite déraper si c'est pour exclure ceux qui se trouvent là depuis moins longtemps. Après bien sûr il y a des subtilités, mais rien ne me paraît plus dangereux à tous points de vue que le mépris et le rejet.

@ Franck : ah oui, c'est terrible ;-)

Au sujet des maladies, je pense que si cette histoire m'est sortie comme ça hier c'est en partie que j'avais lu cet article d'Eric Favereau (
http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/246953.FR.php )
dans Libé sur des restrictions qui s'imposent à ceux qui sont porteurs du virus du sida et la judiciarisation de la maladie qui à mon sens est une dérive particulièrement inquiétante (quelle que soit la maladie transmissible d'ailleurs).

Je sais que pour toutes maladies chroniques qu'on peut porter avec des périodes de rémission, et des crises visibles, la solitude, le rejet, une forme de dégoût et d'intolérance de la part des bien-portants sont monnaie courante.

En plus qu'on vit dans un type de société champion de la culpabilisation à outrance (ça permet de réduire tout ce qui est de l'ordre de la mutualisation des risques et des frais) ainsi qui aura le cancer du poumon était forcément un fumeur (et d'ailleurs si vous fumez vous développerez forcément une pathologie de ce type, je l'ai lu sur les paquets), voire même désormais un simpe voisin de fumeur, qui fait une crise d'épilepsie ou de quoi que ce soit qui y ressemble n'est peut-être qu'un dangereux drogué en manque, qui fait une crise cardiaque n'avait forcément pas bien contrôlé son cholestérol et si tu t'enrhumes c'est forcément de ta faute : voyons tu ne t'étais pas assez couvert etc.

Dans cet essai de fiction je me suis simplement contenté de synthétiser cet air du temps à des bribes de discours captées récemment et de faire juste un pas de plus.
Ce qui est effrayant, comme ton exemple le souligne, c'est que le quotidien de certaines personnes y ressemble déjà.

Merci Gilda, merci.
Si certains et certaines pouvaient te lire, et enfin comprendre...
Je frémis, notre futur me fait peur.

moi aussi Fauvette, d'où d'ailleurs que ça m'est venu comme ça, après avoir juste entrevu deux types jeunes en costard dans un quartier où une telle tenue est légèrement inhabituelle du moins dans l'après-midi.
C'est moi qui te remercie.

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