Quand la ville pousse (BWV 1007)
Ces rues ne sont pourtant qu'à un quart d'heure de la mienne, ou même pas. Mais elles ne font pas partie de mes circuits quotidiens ni même hebdomadaires. Elles se situent à l'est de la ville quand je suis complètement à l'ouest.
Pour cette raison précise, un rendez-vous médical y portait mes pas. J'ai découvert avec surprise, sur ces chemins que par ailleurs je connaissais, au moins deux immeubles entiers complètement nouveaux, déjà tout grandis, bien plus que bourgeonnants.
L’un d’eux possédait déjà des feuilles des rideaux aux fenêtres.
A l'angle d'un passage, un café-restaurant se préparait là où auparavant la façade était muette.
J'ai pensé, enfin le printemps ! Sourdement, continûment, comme la ligne claire d'une mélodie profonde mais qui ne nous lâche pas, la ville à force de grandir a ainsi poussé, quittant les scories des temps précédents pour des habits de béton neuf.



Quelques questions sur ton texte remarquablement bien écrit, comme d'habitude, c'est le pourquoi du choix du titre ? Que vient faire ici une suite pour violoncelle seul ? Pourquoi la première ? Tu as une interprétation privilégiée ?
Rédigé par: berlioz | 17 mars 2006 at 10:00
merci Berlioz.
En fait c'est parce que ce billet répondait à une invitation de Kozlika qui "fournissait" la musique :
http://www.kozlika.org/kozeries/index.php/2006/03/15/473-qu-est-ce-que-ca-vous-dit
Rédigé par: gilda | 17 mars 2006 at 11:10
Oh il faut des choses bien plus sournoises que ça pour que je le prenne mal...
Rédigé par: Milky | 17 mars 2006 at 17:56