Deux ans sont passés. Ils ne m'ont pas été favorables. Plusieurs personnes sont néanmoins venues m'inciter à lutter et à tout le moins poursuivre le travail à l'époque entamé.
Par ailleurs d'autres sont venues avec grande patience lire ce feuilleton blogué en archives, ce qui est malcommode au possible. J'en sais quelque chose pour y avoir ponctuellement recherché quelques éléments. Je leur en suis très reconnaissante et souhaite donc tenir compte de leur avis.
Il s'agissait en 2005 d'une écriture en état d'urgence. Je souhaitais contribuer même si indirectement que ce soit au travail du comité de soutien à Florence Aubenas et Hussein Hanoun dont je faisais partie.
Mais je suis informaticienne de métier et travaux publics de formation, mon seul accès possible vers les autres était donc par l'internet via un blog.
J'avais donc ouvert "Sans nouvelles" chez typepad dont je connaissais la fiabilité et la possibilité d'une option payante mais dépourvue de publicité. Je ne connaissais pas encore les possibilités offertes par dotclear que j'ai très sérieusement envisagé pour la réédition. J'y ai renoncé par cruel manque de temps, mais si tout va bien et pour publications ultérieures ce n'est que partie remise.
L'objectif était de tenir une note par jour tant que les otages n'étaient pas libérés. L'idée était de raconter l'effet que peut faire le fait d'être sans nouvelles de quelqu'un qu'on aime et qui a disparu dans un pays lointain. Quand il n'y a plus de possibilités d'entrer en contact, qu'on dépend du bon vouloir d'autres qu'on ignore, quand on craint à chaque instant d'apprendre le pire.
Je ne comptais pas revenir sur ce travail que j'avais donc effectué dans un but particulier. Je souhaitais tourner la page comme j'espère pour eux les principaux intéressés l'ont fait ; oublier, avancer vers autre chose.
Les différentes personnes dont je parlais plus haut m'ont fait changer d'avis. Il me reste néanmoins une forme de réticence, comme si ces textes appartenaient à ceux pour qui je les écrivais.
Je compte au fur et à mesure de leur ré-édition retravailler les textes. Ils étaient le plus souvent écrits entre 23 heures 30 et minuit de journées chargées.
Pour cette raison et la précédente, je ne sais pas quel rythme ici j'adopterais. J'aimerais plus tard pouvoir mettre l'ensemble sous forme d'un pdf téléchargeable.
L'histoire est la mienne, à peine parfois romancée (pour des raisons de cohérence dans la chronologie). En 1987 celui qui allait devenir plus tard mon mari effectuait son service militaire comme coopérant (professeur à l'Ecole Inter Etat d'Ingénieurs de Ouagadougou) quand a eu lieu le coup d'état qui a mis fin à la présidence et aux jours de Thomas Sankara.
Merci une nouvelle fois à ceux qui m'ont autorisée à mentionner leur nom ou à défaut leur histoire quand elle croisait mes jours de cette absence-là.
Merci par avance à tous ceux qui (re)liront. Toute remarque constructive est la bienvenue.
Il faudra prendre le temps mais il est nécessaire de ne pas oublier et de continuer ce chantier que tu as entamés.
Bonne continuation
Rédigé par : Peter Parker | mai 20, 2007 à 12:05
Merci Peter Parker, seul un super héros pouvait savoir que je commençais à retravailler ici alors que je n'en avais pas encore fait l'annonce.
Le gag c'est qu'hier ma connexion panouillait à qui mieux mieux et que je n'ai même pas pu mettre en ligne le début du travail effectué (et puis aujourd'hui, usine et demain guère mieux donc ...)
à suivre très prochainement.
Rédigé par : gilda | mai 21, 2007 à 08:30