... dont je fais évidemment partie.
A force tu aurais fini par m'en vouloir d'être aussi nulle de condition.
C'est un peu le même phénomène que dans le très beau "Ouled Roumia" de Claire Ubac : le petit Farid finit par en vouloir à sa mère de n'être pas comme les autres (en l'occurrence dans ce récit : Française alors qu'ils vivent en Afrique du Nord) à force que ce soit le motif saisi par un garçon violent pour le persécuter.
Tu m'as effacée (et sans doute quelques autres). Et voilà il (j'ai du mal à imaginer qu'il s'agisse d'une femme, mais après tout ...) a gagné.
Peut-être qu'il s'agissait de quelqu'un jaloux de ta capacité à défier si naturellement tout déterminisme social.
en faveur de cette hypothèse : Rendrait enfin compréhensible ce "déséquilibré" dont je me rends compte qu'alors que sur le moment il me semblait convoquer nos balances respectives moi de poisse et toi de bonnes chances, au fond ce n'est peut-être pas le sens que tu y mettais.
Pas impossible, après tout tu avais eu du mal mais plus pour cause de Province/Paris a te faire accepter dans ton milieu bobourgeois de capitale. Peut-être que tu y tiens bien plus que tu n'en as l'air à cette situation qui pour l'instant est tienne. Alors des remarques à répétition pourraient t'avoir fait craindre d'en être à nouveau écartée pour cause de trop jolie non-conformité.
en défaveur : Bizarre que 7 ans d'une si belle et semblait-il si solide amitié partent en fumée pour un motif si futile et qui ne te ressemble pas. Une de tes qualités réside dans le fait de faire abstraction des préjugés, tu le sais, tu te serais méfiée d'être en train de le perdre.
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