Ceux qui écrivent parlent de femmes, d'hôtels, de poèmes partagés ; les amies, de leurs amants, de rencontres, de beaux tourments.
Je me sens la seule à n'avoir depuis que lui puis elle se sont poussés de moi que des souvenirs de solitudes et qui s'entassent et s'accumulent.
Saint-Malo, pour moi, le slam, mon fils, un chapiteau volant, et l'année d'après un âne accompagné, un petit-déjeuner pas si littéraire qu'annoncé ; Genève l'instant de beauté près du lac n'était partagé que par la pensée d'un otage que j'y (maladroitement) défendait ; à Bruxelles je m'étais fait flinguer. Quant à ceux de Paris, j'y ai des retrouvailles, mais uniquement d'ami(e)s.
Et si j'écris moi aussi pour tenter d'y voir clair, ou au moins un peu moins sombre et que les choses enfin s'assemblent, je n'ai plus guère ou que lointaines de références amoureuses, ou d'ombres de séduction. Et pourtant.
Double plog.
(après lecture d'un poème qui me rend triste, assurément ; pourquoi suis-je donc celle qu'on rejette ?)
Ceux qui écrivent ont des souvenirs comme les autres, mais tu sais bien que le métier consiste justement à les (ré)inventer (et, au passage, s'approprier – souvent – ceux des autres).
Sinon, j'espère que tu as publié l'autre billet du jour comme tribut à un souvenir déjà cicatrisé (et non pas en guise de souvenir mortifiant).
Rédigé par : Pablo | 23 juillet 2009 à 11:29
J'allais dire quel autre billet, je n'en ai pas écrit d'autre ce jour-là, pas ici en tout cas, et puis j'ai vu que la vidéo était tombée la même journée.
Hasard de la programmation on dira ; j'ignorai (au fond j'ignore encore mais elle est presque achevée) si j'allais disposer d'une connexion pendant tout mon séjour loin de chez moi, donc je prenais note tant que ça fonctionnait.
Rédigé par : gilda | 23 juillet 2009 à 13:06