Je participais au tournage d'un film avec Jean-François Stévenin (1), lui réalisateur moi tenant un petit rôle et participant avec ordinateur à une part du travail technique, peut-être une sorte de pré-montage et d'affinage des lumières.
C'était un lieu de bord de mer, les habitations très blanches, mais parfois la lumière très sombre (2). Nous nous sommes mis au travail à peine arrivés mais là il est temps de poser bagages dans des chambres et de nous sustenter.
Je commence à souffrir de mon anémie : je peux bosser dur mais ensuite je dois m'allonger. Comme ça traîne un peu je demande qu'on m'attribue un lit, peu importe si je dois changer après.
Jean-François, bienveillant et attentif, a repéré ma pâleur et intervient brièvement : on me passe donc une clef d'une sorte de dortoir avec des voutes anciennes, et je peux avant le dîner qui tarde aller me reposer.
Du coup j'y arrive sortie du malaise. Je me réveille alors que nous plaisantons gaiement et qu'un premier plat nous est apporté.
L'ambiance est comme au Comité (de soutien) : que des personnes intelligentes et décidées à mettre le meilleur d'elles-mêmes sans compter au service du film. Je me sens à ma place et sauf qu'il me manque un homme, je suis heureuse avec un grand appétit du travail à venir. Et j'ai l'apaisante certitude que le patron me laissera prendre les pauses nécessaires à mon état et qui suffisent à ce que le reste du temps je sois aussi efficace qu'une autre.
(1) son rôle dans "L'enfant d'en haut" m'a marquée. Il surclasse. Et comme j'ai revu ce week-end celui avec lequel j'étais allée le voir, pas étonnant que l'acteur et réalisateur réapparaisse.
(2) Le temps qu'il fait depuis avril avec si peu de soleil, pollue mes rêves à force
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