J'avais déjà fait ce rêve à peu de choses près il y a quelques temps. M'étais efforcée d'oublier. Le voilà revenu à l'occasion d'une sieste plombée : je ne souhaite pas dormir, j'ai du travail à faire, mais je suis épuisée et démoralisée.
Le schéma est simple et double :
- je rêve de ma propre mort ;
- les amis font tout sinon pour me sauver (ils n'y peuvent plus ou moins rien) du moins pour que nous puissions nous retrouver avant ma fin.
La première fois il s'agissait d'un accident, aujourd'hui de maladie. Ce n'est pas très étonnant après l'alerte que j'ai eu il y a 3 semaines (1) et un début de semaine pourvu d'examen et de rendez-vous médical.
L'intervention des amis suit le scénario de "Coup de foudre à Notting Hill" : quand le héros a renoncé à tout espoir ils prennent pour lui les choses en main et le remettent de force en présence de celle qu'il aime et qui semblait l'avoir désaimé (mais on est au cinéma et leur désamour venait d'empêchements et de malentendus et bien sûr Ende Gut Alles Gut).
Mes rêves ne sont pas (ou plus) d'une grande originalité.
J'étais donc gravement
malade et me savais en sursis. Déjà alitée et pas capable d'aller bien loin.
J'avais pu cependant émettre cette dernière volonté qui était de te revoir, je
risquais pas de faire chier par après puisque j'allais vers le rien.
Deux personnes savaient
qui tu étais, et qui ont contribué il y a deux ans à me sauver (c'était donc
inévitable qu'elles sachent), deux autres, fines lectrices, ont deviné.
Du coup elles mettent les autres au parfum et avec le réseau des blogs et qui
fait qu'on connaît tous du monde partout, mettent en place une sorte
d'organisation d'interpellation.
Il se trouve que tu viens de sortir un livre politique en partenariat avec quelqu'un (2) et que tu entames une longue période promotionnelle. A deux.
Les copains et les blogueurs du réseau amis d'amis s'arrangent pour venir à chacune de tes interventions et tôt ou tard poser une question de type "Caïn qu'as-tu fait de ton frère ?", selon leur tempérament de façon diffuse (Ne pensez-vous pas qu'on soit au moins pour partie responsable du sort de ceux qu'on a aimé de près ?) ou agressive (Pourquoi avez-vous tenté de tuer Gilda ?), les unes et les autres à mesure qu'elles se répètent et jamais par les mêmes personnes devenant également perturbantes.
Tu finis par refaire des crises d'angoisse puis faux-bonds à plusieurs reprise à ta co-auteure qui poursuit un temps seule la promotion.
Celle-ci qui mettait dans votre travail beaucoup d'espoir, comprend que si elle veut que les affaires reprennent il convient d'élucider ce mystère. En quelques recherches sur l'internet, elle parvient à remonter jusqu'à moi qui ne suis pas encore hospitalisée.
Je suis dans l'annuaire, elle me retrouve facilement. Bien sûr je ne comprends rien à ce qu'elle me raconte des débats perturbés mais la croit (et puis qu'ai-je à perdre) quand elle me parle de toi, alors nous convenons d'un rendez-vous.
Elle vient dans mon taudis et je lui raconte tout, en tentant de minimiser l'incompréhensible, je veux te revoir et pas te charger. Je lui indique quelques amis dont certains qui nous sont communs. Le rêve ne dit pas si elle poursuit auprès d'eux son enquête.
De toutes façons dans celui-ci je meurs.
A ce moment-là je crois me réveiller, sans doute ai-je un affleurement de conscience. Mais le fil reprend, c'est toi qui arrives Porte de Clichy, puis dans l'avenue. Tu cherches un endroit ou garer ton vélo. Il est trop tard.
C'est Etienne, grandi et grave qui te le dit. Alors tu tombes (je suppose un malaise ?). Et moi je tombe du sommeil à la conscience. Sans rendormissement possible tellement c'était brutal.
J'essaie de prendre ce rêve comme un avertissement et qui me dirait :
1/ Ne tarde plus, prends l'initiative ;
2/ Fais toi aider par quelqu'un afin qu'il intercède ; (mais qui dans la dure réalité ?)
3/ Dans le fond rien n'est perdu tant que nous ne sommes pas mortes.
Est-ce qu'aussi ce rêve signifie que tu tiens encore à moi, malgré le quelque chose d'incompréhensible (pour moi) qui s'est il y a deux ou trois ans produit ?
(1) Trois semaines déjà
que je sais qu'il est vital et urgent qu'on se retrouve et que je n'ai rien
fait d'autre que t'envoyer un livre que je t'aurais fait suivre de toutes
façons. Peut-être que je suis trop douce ?
(2) Le troublant du truc
est que j'ai pu savoir que c'est effectivement prévu. Euh ... puisse le reste
du rêve ne pas être plus prémonitoire que ça ... à moins de l'idée jolie des
amis qui viennent à la
rescousse. Mais j'aimerais autant que ça ne te fasse pas
tort, que ça prenne une forme plus intime (et non moins efficace ?).
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