Il donne des sortes de mini-concerts dans une sorte de multiplexe, il y a trois salles au moins dont l'une où j'ai laissé mon caban bleu marine et celle plus moderne et vaste où il est censé terminer sur un véritable show.
Nous nous croisons lors d'un déplacement entre l'une et l'autre salle. A ma plus grande surprise, Johnny me salue comme une vieille connaissance, avant de préciser devant mon ébahissement,
En 2000 au Champs de Mars, vous étiez la 3ème de la rangée de choristes dans mon dos sur la gauche, quand je travaille, croyez-moi, je suis attentif à tout.
Je le crois.
On se met alors à papoter à bâtons rompus, il est très en forme, je suis impressionnée qu'un type qui va monter sur scène plus longuement dans quelques minutes, même si les premières parties préalables de petits concerts auxquels il participait ce sont bien déroulées, soit aussi détendu et disponible envers n'importe qui.
En même temps, je suis la bonne n'importe qui : il peut me causer métier, mais je n'en suis pas, je ne suis pas fan, juste admirative comme il faut pour son professionnalisme, et puis je suis dépourvue de toute hypocrisie et pas non plus journaliste.
Tout d'un coup alors que nous sommes presque arrivés dans la grande salle, je me dis qu'il serait temps d'aller récupérer mon caban.
Dans mon rêve il est un peu le tien, c'est comme si tu me l'avais prêté, que c'était tout ce qui me restait de toi, alors j'y tiens.
Contre toute attente, Johnny propose de m'accompagner.
- Je peux bien prendre 5 minutes, fait-il et puis ça me détend.
Il m'accompagne donc.
Je retrouve le caban par terre et passablement empoussiéré de piétinement précisément là où je l'avais laissé (il n'était pas perdu, sauf à ce que quelqu'un l'ai emporté) auprès de la rangée où j'avais été assise.
Ma présence protège le chanteur de ses fans, ils ont un doute, que ferait-il avec une quelconque qu'ils ne connaissent pas, n'empêche quel sosie. Je sens qu'il perçoit leur trouble et dans le fond s'en amuse. D'ailleurs il en profite pour épousseter mon manteau défraîchi.
Je commence à le trouver sympathique, d'où une solide envie de l'engueuler pour son soutien à S*rk*z*, je sens bien qu'au moindre frémissement de la conversation dans une direction qui s'y prêterait, je ferais un brutal tout droit, Mais au fait, pourquoi soutenez-vous un politicien qui, fussiez-vous anonyme, renverrait votre fille adoptive et toute personne de même origine dans son pays de naissance ? Je sais bien qu'il est de vos admirateurs parmi les plus anciens, que c'est là sans doute sa seule sincérité. Mais quand même ?
Mais, hélas, elle ne s'y prête pas, il me parle d'une de ses chansons préférées et qui semble plus que tout autre avoir été écrite pour moi toi et moi, je suis émue, j'en oublie d'être militante.
Par un somptueux coq-à-l'âne de rêve, et le goût certain qu'ont les miens pour les notices techniques, me voilà en train de changer la cartouche trois-couleurs de mon imprimante, le faire parfaitement en toute rapidité avec au coeur le regret de la question tue.
Encore un nouveau ? Tu ne t'arrêteras donc jamais ?
Rédigé par : labosonic | 12 septembre 2006 à 23:49
En fait c'est un nouveau vieux, je l'avais crée mais pas rempli, j'attendais des jours moins sombres pour tenter d'avoir du rigolo et pas que du noir, à y mettre.
Et puis nanmého, ça te va bien de dire ça toi qui écris sur ..., combien de blogs différents, déjà ?
Rédigé par : gilda | 13 septembre 2006 à 18:14
Cela dit, si la question porte sur écrire.
La réponse est :
non
(pas avant ma mort en tout cas).
Rédigé par : gilda | 13 septembre 2006 à 18:15